01.01.2008

Et une de plus !

Tout d'abord, bonne nouvelle année à tout le monde. Je comptais revenir plus tôt, mais je n'en ai pas eu beaucoup le temps, et puis il ne faut pas que je me fasse repérer... 
Bon réveillon pour ma part, mais un réveillon de papy. Repas en petit comité (4), terminé aux alentours de 21h30 et flemme de sortir, pas envie de se retrouver dans la foule et les gens qui crient en buvant du champagne (au mieux) dans les rues. On a tout de même trinqué à minuit, mais pour enchaîner sur un DVD. Las Vegas Parano, à 1h du matin le 1er janvier... j'ai fini par m'endormir devant sans arriver à comprendre un traître mot de l'intrigue. Couchée à 2h le matin du 1er janvier, un vrai réveillon de papy je vous dis. 
 
Bilan : une année 2007 avec des très hauts et des très bas, mais finalement beaucoup de plats.
Un bilan plutôt classique, mais une année que je suis contente de terminer, même si les derniers mois ont été bien meilleurs.
 
Et pour mettre fin à décembre, quelques petites photos prises ce mois-ci :
 
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Lyon, place Ambroise Courtois
 
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Paris, Printemps Haussmann
 
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 Paris, place de la Bastille
 
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 Paris, toujours place de la bastille
 
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 Paris, j'aime la place de la Bastille
 
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 Paris, opéra Bastille
 
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 Paris, je ne sais plus où.
 

14.12.2007

La ville des lumières

Comme promis, un petit compte-rendu de l'édition 2007 de la Fête des Lumières.

J'avais détaillé mon programme ici, et l'ai plus ou moins suivi. Je me suis bien rendue en centre ville le vendredi soir et me suis fait la réflexion qu'il y avait quand même beaucoup de monde, plus que ce à quoi je m'attendais en tout cas. J'en ai tout de même profité pour faire un bon tour.

Première surprise : la plupart des animations a été délocalisée. J'ai lu ensuite qu'il avait été prévu qu'elles soient beaucoup plus courtes pour que les gens ne restent pas trop longtemps au même endroit et que cela ne gêne pas trop la circulation (je me souviens d'une année où le spectacle de la place des Terreaux était vraiment impressionnant, avec des flammes, des acrobates etc... et résultat il était très difficile de partir de la place, qui est pourtant grande). Rien de transcendant la plupart du temps, et il fallait même éviter certains pièges. L'église St Nizier par exemple était éclairée côté rue Edouard Herriot et non côté quai comme c'était le cas habituellement. 

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St Nizier fleurie 

Mais la bonne idée de sortir vendredi soir est que la fameuse cabine téléphonique-aquarium était accessible (le samedi, impossible d'en approcher à cause de la foule). Voici le concept :

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Deuxième surprise de la soirée : les poissons étaient vivants ! Je m'imaginais naïvement que tout était figé et qu'il s'agissait de poissons en plastique flottant.

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L'intérieur de la cabine téléphonique.  
 
Une animation plutôt sympa donc, même si elle n'avait pas grand chose à voir avec le 8 décembre, mais il m'a semblé que le thème de la mer était assez récurrent.
Un petit crochet par le Vieux Lyon pour la Gare Saint Paul qui propose toujours des concepts sympas. Je n'ai pas de photos à vous montrer car mon appareil n'est pas très doué, même en mode nuit (prendre des points lumineux en mouvement dans l'obscurité n'est pas évident). L'hôtel du Collège, juste à côté, avait un petit côté Shining avec ses fenêtres clignotantes de toutes les couleurs, et c'était plutôt sympa. 
Et on continue jusqu'à la cathédrale Saint Jean :
 
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De là, la vue sur Fourvière est plutôt pas mal. D'habitude, elle a toujours l'air (trop) flamboyante, donc l'idée était d'éclairer la face invisible depuis la place Bellecour et de donner l'impression d'un contre-jour. Le problème évidemment est qu'il fallait bien être orienté pour que l'effet soit réussi.
 
Enfin, les quais du Rhône, éclairés de cubes lumineux :
 
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Depuis le pont de la Guillotière
 
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Depuis le quai
 
Mes illuminations préférées sont les plus simples et celle-ci était bien pensée. Le quai changeait de couleur et se reflétait dans le Rhône.
 
Le samedi, le tour croix-roussien, mais je n'ose pas vous montrer mes photos, elles ne ressemblent à rien et j'ai surtout discuté avec des amis du lycée retrouvés pour l'occasion.
Pour les images, je vous envoie donc sur ce blog : http://www.b-rob.com/
 
Le retour dans mon quartier a été un peu gâché par une pluie fine et glaciale tombée pendant une heure, mais le spectacle était vraiment chouette. Des chars avec des musiciens, des acrobates sur échasses, des cracheurs de feu... du grand classique mais toujours auss efficace. Le clou du spectacle : 8 percussionistes suspendus à un mobile, accroché à une grue. Ils se sont baladés dans les airs en jouant et voici vaguement ce à quoi cela ressemblait, dans un flou artistique étudié :
 
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Du côté des déceptions : pas assez de lumignons aux fenêtres, le passage à 4 jours a certainement dilué cette tradition, et impossible de retrouver mes autocollants fluorescents en forme de cœur.
 
 
PS : une note un peu baclée, mais je suis en révisions...

07.12.2007

Festivités et lumignons

Malgré les événements de cette semaine, je ne pouvais pas rater l'occasion de vous parler de la Fête des Lumières tout de même ! Pour les retardataires, une séance de rattrapage complète est disponible sur Wikipédia, où vous saurez tout ce qu'il y a à connaître sur les origines de cette fête, très religieuse à la base et maintenant laïque, sauf pour quelques irréductibles ;-)
Pour les flemmards, un petit topo tout de même. La ville de Lyon vénère la Vierge Marie depuis le Moyen-Âge et a choisi de fêter l'Immaculée Conception (un concept qui m'intrigue toujours autant) le 8 décembre en 1852. Festivités annulées pour cause d'intempéries, auxquelles les Lyonnais ont décidé de palier en décorant leur rebord de fenêtres de lumignons (bon, honnêtement, les bougies chauffe-plat sont bien plus pratiques, cela évite de grater les verres plein de cire froide le lendemain). Depuis cette date, la fête a été célébrée tous les ans et a petit à petit revêtu un côté touristique grâce aux animations proposées par la municipalité et est même passée d'une soirée à quatre jours d'illuminations (c'est toujours mieux quand il y a un week-end !).
 
Pour vous donner un aperçu, voici un site qui regroupe des photos des illuminations présentées ces six dernières années : http://www.lumieres.free.fr/ et un diaporama de ce qui est proposé cette année : ici. Et même les TCL s'y mettent puisque les transports en communs seront gratuits le 8, fonctionneront toute la nuit (métros) et depuis quelques années, les néons des métros sont remplacés par des néons colorés (avouons que le vert l'année dernière, ce n'était pas terrible pour le teint). Cette année, ils nous proposent de "voir la vie en rose", ce qui devient franchement risible quand les conducteurs font grève (quasi-systématique pour le 8 décembre et le 21 juin, fête de la musique...). 
Et voici quelques unes des idées que j'ai bien aimées :
 
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I LOVE LYON, la boule à neige kitschissime dont j'aime beaucoup le second degré.
Place Bellecour
(édition 2006 reconduite en 2007 car crevée l'année précédente à cause des intempéries...) 
 
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 Expérimentations étudiantes à la Cour des Voraces (pentes de la Croix-Rousse)
 Cette cour est vraiment chouette et les pelottes de laine (ou de soie) rappellent les Canuts, tisserands lyonnais qui peuplaient la Croix-Rousse (la colline qui travaille, en opposition à Fourvière, la colline qui prie)
J'aime beaucoup me balader dans les traboules des pentes pour le 8 décembre, il y a généralement moins de monde et les idées sont beaucoup plus originales et intimistes.
 
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 Evasion urbaine
A l'intersection du pont de la Feuillée et de la rue d'Algérie (1er), édition 2007 
 Une idée sympathique pour retrouver une utilité à nos cabines téléphoniques :-) 
 
Je m'apprête donc à découvrir l'édition 2007 en partie ce soir. Il y aura moins de monde j'espère et puis il vaut mieux prévoir deux soirs pour ne rien rater d'intéressant.
 
Mais derrière cette présentation quelque peu touristique, le 8 décembre, ce n'est pas que cela. Chaque quartier prévoit ses propres animations, organisées le plus souvent par les commerçants et les habitants se retrouvent dans la rue pour assister au spectacle. 
Le 8 décembre, c'est l'occasion quand on est au collège de s'émanciper en sortant avec ses copains, de manger des hot-dogs (ou des kébabs ;-)), de voir les statues de glace sculptées du chocolatier, de boire du vin chaud chez le boulanger et de porter fièrement des autocollants fluorescents en forme de cœur (oui, c'est kitsch). C'est l'occasion de recroiser des gens, de redécouvrir son quartier illuminé et animé de spectacles pyrotechniques, d'acrobates, de musiciens et d'artistes en tous genres. Chacun a ses petites habitudes, son pélerinage (manger une glace chez Nardone par exemple ^^). Malgré la perte du côté religieux, que personnellement je ne regrette pas, cette fête revêt toujours une importance particulière pour les Lyonnais, même s'il est un peu dommage que le 8 décembre se dilue dans quatre jours et que les gens n'illuminent plus systématiquement leurs fenêtres.
Quand j'étais petite, c'était un jour que j'attendais avec presque autant d'impatience que Noël (pas autant quand même, car je ne recevais pas de cadeaux à la fin ^^). Maintenant, comme pour Noël, j'ai un peu perdu cette excitation enfantine, mais je suis toujours autant attachée à cet événement, même si j'ai déménagé de mon ancien quartier et que je n'y retourne plus pour voir le spectacle sur la grande place. D'ailleurs, j'ai envie de voir à quoi cela ressemble maintenant, en essayant de faire la part entre mes souvenirs d'enfance idéalisés et les véritables changements qui auront inévitablement eu lieu. 
 
Ce soir je ferai donc un tour "classique" des illuminations importantes et à voir en Presqu'île, de Bellecour aux Terreaux, en passant par St Nizier et les Célestins et en faisant un crochet par le Vieux Lyon. Demain, je me réserve mon côté préféré et plus authentique : les pentes de la Croix-Rousse, son passage Thiaffait, ses cours et traboules, sa montée de la Grande Côte et sa place du Griffon, ainsi qu'un retour aux sources dans "mon" quartier.
 

30.11.2007

Couleurs d'automne

Après ma diatribe anti-novembre, je me devais tout de même de terminer ce mois de façon plus positive... Bien que la fin du mois soit un peu tristounette, il faut quand même reconnaître que les couleurs d'automne peuvent être vraiment superbes. Les feuilles flamboyantes égaient le ciel délavé, qui même s'il fait beau est toujours plus pâle qu'en été (une histoire de diffraction et d'humidité probablement, mais ne rentrons pas dans les détails) et la lumière des couchers de soleil est toujours impressionnante parmi ces tons mordorés, pourpres et dorés (tout ça pour dire brun, rouge et jaune, je sais, mais cela ajoute au côté poétique ;-)).
Voici donc une sélection de photos prises au cours du mois et qui me plaisent bien.
 
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Un peu sombre, mais je me devais de présenter ma bannière (Flower Tree) dans son environnement. 
Place Antonin Poncet, quai du Rhône, Lyon 2e.
 
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 L'Institut Lumière, ancienne demeure des frères Lumière, inventeurs du cinématographe.
Monplaisir, Lyon 8e.
 
 
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Bassin de l'Arsenal près de la place de la Bastille, Paris.
 
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Le jardin de l'Arsenal, en face.
 
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Mes arbres d'automne préférés :-)
 
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Quai de Saône, Lyon.
 
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 Eglise Saint George, Lyon 2e.
 
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Toujours quai de Saône, dans le 2e. 
 
 
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 En haut de la montée de la Grande Côte, Lyon 1er.
 
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En montant à Saint Just, Lyon 5e.
 
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 Passerelle du Palais de Justice et colline de Fourvière, Lyon.
 

28.10.2007

En passant par les berges...

332ad081573f4c811a280f70f4f04a04.jpgUne note qui s'annonce décousue, dans laquelle il sera question de sacrifices de tofu, de rêveries de promeneurs solitaires (même si je ne suis pas une fan de Rousseau) et de grandes découvertes chamboulantes... Eh oui, tout un programme, il s'en passe des choses dans la capitale de la province (et des péquenots apparemment, vu que tout le monde s'aventure à Lyon dès qu'on parle de "Décentralisation"... on se souvient encore des escarpins de Mme Boutin dans les flaques de la place Bellecour, une vraie opération commando comme on n'en connaît pas au ministère rue de Varenne !).
 
Commençons par les tofus, grillés, tranchés puis sacrifiés sur l'autel de la gourmandise. Qui ferait subir un pareil sort à ces pauvres pavés de lait de soja caillé ? Un chef japonais pardis ! Un maître habile du jonglage avec salière et poivrière, de la découpe aisée et étonnamment rapide des crevettes, langoustes et filets de saumon, le tout grillé et assaisonné de sauce teriyaki. Un vrai spectacle sous les yeux des convives, émerveillés, assis autour de la plaque chauffante. Tout s'enchaîne, sans jamais avoir l'impresssion d'attendre le plat suivant car il est préparé devant vous, et honnêtement, manger avec des baguettes, je trouve ça particulièrement amusant ^^ Je remercie tout de même mon chef de service pendant mon stage de cet été, qui m'a appris à manger proprement et élégamment avec ces ustensils... Je vous recommande donc chaudement de faire un tour chez Fubuki à l'occasion, justement RPPP (Recommandé Par le Petit Paumé, le guide de Lyon créé par les étudiants de l'EM Lyon). C'est un peu cher, comme la plupart des restaurants japonais, mais la qualité a un prix et la performance culinaire vaut le coup d'œil.
 
Ensuite, une petite balade dominicale sur les berges du Rhône nouvellement aménagées fut l'occasion de constater une fois encore que les Lyonnais apprécient l'endroit. Un concert de sonneries de vélos excédés par les piétons qui empiètent sur leur piste cyclable et de sonneries de Vélo'v qu'il va bientôt falloir ramener, d'enfants bruyants et remuants, puis de parents tentant de se faire respecter par leur progéniture si bruyante et remuante, une course de joggers forcenés (honnêtement, aller courir sur les berges un dimanche après-midi quand il fait beau, c'est comme essayer de traverser la rue de la Ré en voiture pendant les soldes...), des ragots de vieilles dames fripées, des trentenaires branchés qui prennent un verre à la terrasse du Sirius... Bon, comme d'habitude, je caricature et je ne suis pas toujours très bonne langue, mais je pense que vous aurez saisi l'image : tout le monde, ou presque, vient prendre l'air sur les berges (les autres sont en général au parc de la Tête d'Or, lui-même relié aux berges).98ad4a182b9c977409b023bdf21d8601.jpg
Et sur les berges aussi il y a du spectacle : le skate bowl, au niveau du pont de la Guillotière, est propice aux démonstrations de skaters, roller-bladers et bikers. Le public est assis sur les gradins, applaudit les figures les plus impressionnantes, lance des "oh !" et des "ah !" lors d'une chute ou d'un rattrapage de justesse. Fait marquant : il est vraiment diversifié. Des jeunes et des vieux, des hommes et des femmes, des spécialistes et des néophytes, des familles, des couples, des promeneurs solitaires... Et c'est vraiment amusant de voir tous ces gens qui se retrouvent à cet endroit. La photo n'est pas très représentative (beaucoup plus de monde et les casse-cous n'étaient pas aussi jeunes) et je me suis encore mordu les doigts de ne pas avoir pris mon appareil photo.
 
Enfin, j'ai fait une découverte révolutionnaire. J'avoue que c'est un peu honteux pour une lyonnaise d'origine, mais je ne m'étais jamais posée de questions quant à la provenance des bateaux-mouches parisiens. C'est vrai après tout, on n'en trouve que là-bas il me semble et la "Compagnie des bateaux-mouches" y est bien présente, donc en toute logique, cette espèce de péniche qui trimballe des touristes, emblématique de la ville de Paris, devait bien avoir été construite là-bas. C'est vrai que le nom m'intriguait (franchement, le rapport entre ce bateau et une mouche est loin d'être évident...), mais comme cela ne m'a jamais empêchée de dormir, je ne m'en suis pas préoccupée. Comme vous pouvez vous en douter, j'ai découvert aujourd'hui, au détour d'une exposition sur ces fameuses berges du Rhône, que ces bateaux sont en fait lyonnais (et toc ! ;-)) et en plus, j'ai une explication pour leur nom ! Ces bateaux ont été créés au XIXe siècle pour exploiter une ligne entre la Mulatière et Vaise (Sud-Ouest et Ouest de Lyon, donnant sur la Saône) et la compagnie d'exploitation a ensuite gagné le concours pour desservir la ville de Paris. D'où vient donc la mouche ? Eh bien du quartier où ont été construits ces bateaux : le quartier de la Mouche, anciennement situé dans le 7e arrondissement, dans le quartier de Gerland (oui, celui du stade de foot ;-)). Et en plus de cela, Wikipédia est d'accord avec moi !
 
 
Crédits photos : le Grand Lyon 

28.08.2007

Space Invaders

1a9879fb158b177e869d40baa635c4cc.jpgAu cours de mon week-end parisien, la présence de mosaïques insolites représentant des extraterrestres, que j'avais déjà remarquée auparavant sans chercher plus loin, m'a suffisamment intriguée cette fois-ci pour que je creuse un peu plus la question. J'ai tout d'abord pris en photo les specimens croisés par hasard, en me demandant quelle était cette nouvelle tendance, après avoir photographié quelques oeuvres de Miss Tic l'année dernière. Il faut reconnaître que ce type d'art urbain est très parisien, mais les pieuvres pixélisées en mosaïque me laissaient perplexe... un jeu de piste grandeur nature ? un nouveau système de signalisation pour geeks ? une initiative de la mairie pour amuser les enfants et les touristes ? 

J'imaginais bien qu'il s'agissait d'une action individuelle, voire d'un collectif qui étendait une private joke à l'ensemble de la ville. Toute contente de tenir quelque chose à raconter, je mène tout de même une petite recherche sur Internet, histoire d'en savoir davantage. Bien entendu, comme toujours avec Internet, il suffit d'avoir une bonne idée pour que quelqu'un l'ait déjà eue avant vous. Je m'étais dit que, peut-être, je pourrais m'amuser à répertorier ces différentes mosaïques et apporter ma contribution à un groupe qui le faisait probablement déjà. Evidemment, j'étais bien loin d'être la première à prendre ces bestioles en photo, mais je ne pensais pas m'attaquer à un phénomène d'une telle ampleur !

Après un tel suspense, je me dois de vous annoncer que Paris a été envahi par les Space Invaders, les grands ennemis de Pacman. Comme les Lapins Crétins s'y attaquent maitenant (cf note précédente), il n'est plus sûr d'habiter dans la capitale... Cette invasion est l'oeuvre de l'artiste français Invader, qui a posé son premier éclaireur dans les années 90 pour lancer la prolifération en 1998. Certaines personnes ont cru à un jeu, dont le but serait de détruire ces envahisseurs afin de gagner des points (comme dans le jeu vidéo). C'est typiquement le genre de petits détails que j'aime bien débusquer dans les villes, donc je ne peux qu'apprécier ce genre d'initiatives, même si ce n'est pas légal. Pour plus d'informations, je vous laisse consulter Wikipédia

En bonus, le site d'Invader, ainsi que celui de M.Chat, qui répertorie toutes ces formes d'art urbain. J'ai ainsi découvert que Lyon avait également été envahi, sans que je n'y fasse jamais attention... Décidément, on ne pose pas le même regard sur une ville dans laquelle on n'habite pas... Je sais donc ce que je vais faire ce week-end : lever les yeux et partir à la chasse de ces extraterrestres pixélisés. 

Et voici mes oeuvres, mes trouvailles (plus de détails et d'autres photos parisiennes dans l'album) : 

 

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