03.03.2008

La Dolce Vita

De retour, encore un peu déboussolée...
J'ai réussi à éviter les coups de soleil à la montagne, ce qui n'est pas chose facile, car côté carnation, je n'ai pas été super gâtée par la nature. J'ai ainsi échappé au contrecoup "effet lépreux" pour découvrir la Ville Eternelle.
 
Des vacances magiques au cours desquelles j'ai largement usé la semelle de mes chaussures (2 lignes de métro à Rome... c'est simple, dès qu'on commence à creuser quelque part on tombe sur des vestiges d'époques diverses, alors ça coûte cher et ça prend du temps), ai expérimenté un système de bus un peu anarchique et parfois arbitraire (un itinéraire qui change sans prévenir et sans explications), ai baragouiné une sorte de franglais mâtiné d'espagnol pour me faire comprendre (c'est dingue comme on finit par tout mal parler quand il faut chercher à traduire un mot de vocabulaire manquant dans la langue qui se rapproche le plus de l'italien), ce qui donne évidemment lieu à de charmants quiproquos.
Mais j'en ai surtout pris plein la vue.
Pour se représenter Rome, il faut imaginer qu'au détour de n'importe quelle rue on peut tomber sur une grande place (imposante de préférence), ornée d'une ou plusieurs fontaines sculptées (et fut un temps, c'était un vrai concours de sculpteurs) et mettant généralement en valeur un ou plusieurs palais. Bref, une profusion telle de monuments historiques classés que mon Lonely Planet ne prenait même plus la peine de tous les répertorier (dans un soucis de lisibilité de la carte j'imagine). Au final, j'ai trouvé la Chapelle Sixitine belle, mais après 3 jours de balades dans la ville, à découvrir des églises toutes plus décorées les unes que les autres (et par les plus grands le plus souvent), eh bien finalement on n'arrive plus à prendre la mesure de ce qu'on a sous les yeux, ou plutôt au-dessus de la tête dans le cas de LA chapelle. 
 
Une équipée à deux, lui armé de l'appareil photo et moi des guides touristiques, qui fonctionne plutôt bien. Je suis maintenant incollable sur l'histoire de Rome, qui se résume principalement à des complots, des alliances politiques, des trahisons, des meurtres et des assassinats pour se débarasser de ses opposants. Finalement on comprend un peu mieux pourquoi la politique italienne est encore aussi instable, puisqu'elle repose toujours sur des coalitions très fragiles (mais ils ont arrêté de se trucider, quand même).
Mais Rome, c'est aussi les pizze, les orecchietti, les gelati et les gocciole, et là on ne s'est pas privé (et j'ai très vite appris à le dire correctement en italien ^^).
 
En conclusion, à Rome on s'éclate les yeux et les papilles (et les jambes, j'ai une bonne tendinite au genou pour compenser).
 
 
Les photos viendront probablement après le tri... (près de 400 0_0) 
 
 
PS : une semaine d'internet à rattraper, c'est terrible... je ne savais même pas que "Casse-toi, pauvre con" était devenu une réplique culte.
Comme quoi, couper complètement a du bon ;-)