23.04.2008
Sheffield rocks
En 2003, les Arctic Monkeys se formaient grâce à des cadeaux de Noël bien choisis : des guitares électriques. Le groupe se fait connaître petit à petit grâce à des concerts dans des bars et surtout grâce à sa page MySpace, les premiers à avoir lancé ce phénomène il me semble (ou alors juste après Lily Allen).
En 2005, à 19 ans, ils explosent avec ça :
I bet you look good on the dancefloor - The Arctic Monkeys
En live, on sent les limites de la voix du chanteur, mais un tel concentré d'énergie et d'efficacité en un seul morceau, wahou ça décoiffe (et puis alors avec l'accent cockney en plus...). Numéro 1 des charts au Royame-Uni, ils battent le record de vente de disques en une heure et en une journée avec leur 1er album Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, mieux que les Beatles. L'Angleterre a trouvé, pour la 3e fois de l'année, son nouveau groupe révélation. Je charrie, mais il faut avouer que la presse anglaise a tendance à s'enflammer un peu vite.
De notre côté de la Manche, au même âge nous avons les Naast et les BB Brunes, alors on peut pleurer.
Mieux vaut se consoler en chorégraphies hasardeuses dans sa chambre ou son salon :
Après une tournée mitigée aux Etats-Unis, suite au mauvais accueil des critiques, ils reviennent en 2007 avec un deuxième album : Favourite Worst Nightmare. Toujours énergique, mais plus abouti que le précédent, avec des mélodies plus complexes, une voix mieux maîtrisée et un plus gros budget ;-).
Ils attaquent fort avec Brianstorm, le titre d'ouverture, avec ses riffs de guitare très reconnaissables :
Puis calment le jeu avec le tube de l'album, Fluorescent Adolescent (gentil, mais un peu plat) :
L'autre single, Teddy Picker, plus réussi (ici en live à Gastonbury) et enfin, 505, le dernier titre et probablement le meilleur, pour prouver qu'ils savent aussi faire des ballades :
J'ai commencé à écouter réellement ce groupe peu avant la sortie de leur 2e album, sans les prendre vraiment au sérieux. Une espèce de phénomène médiatique qui fait crier les filles, un Tokio Hotel amélioré en quelque sorte. Mais j'étais forcée de constater que j'aimais bien, que les morceaux me donnaient une furieuse envie de me trémousser et qu'il me donnaient du punch pour la journée. Bon, j'aimais bien, mais ils faisaient partie de mes passions coupables dans ma discothèque, le genre de CD qu'on ne se vante pas de posséder, pour lesquels on est toujours obligé de trouver plein de défauts pour se justifier, dire que oui, on l'a acheté, mais que c'était par curiosité, qu'il n'a pas encore assez de maturité et que le dernier Radiohead est le summum absolu de la musique anglaise (alors que je commence à trouver ça chiant ;-)).
Mais alors qu'est-ce qu'on fait quand on a 22 ans, qu'on a raflé toutes les récompenses possibles et imaginables dans son pays, et ce deux fois de suite ?
On fait une petite pause et on en profite pour se plonger dans des projets annexes. Ainsi, le chanteur Alex Turner a appelé son copain Miles Kane des Rascals from Liverpool pour se lancer dans l'aventure des Last Shadow Puppets. Ils ne font pas les choses à moitié, car ils se paient le London Metropolitan Orchestra avec les arrangements d'Owen Pallett, le violoniste de Final Fantasy, un copain d'Arcade Fire.
Leur album, The Age of the Understatement, est sorti il y a 2 jours et je me suis jetée dessus. Pour le moment, j'aime beaucoup, c'est plus travaillé, sans devenir pompeux (malgré l'orchestre à corde), et je trouve l'écriture plus soignée aussi. Il me faudra un peu plus de recul pour avoir un jugement plus précis, mais je vous laisse vous faire votre propre opinion avec le single :
The Age of the Understatement - The Last Shadow Puppets
Pour ceux qui veulent voir les autres vidéos, c'est ici.
16:50 Publié dans Let's Rock'n Roll ! | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : arctic monkeys, the rascals, alex turner, miles kane, the last shadow puppets, the age of the understatement




