06.04.2009

Girls who are boys Who like boys to be girls

Malgré mon expatriation transpyrénéenne (ça a beau être juste, ça sonne vraiment mal), je suis quand même encore les infos en France et j'étais au courant de l'événement lyonnais incontournable de cet été : blur !! Comme beaucoup j'étais agrippée à ma souris, prête à bondir au moment où l'horloge digitale allait passer de 10:59 à 11:00 et cliquer sur le lien pour réserver ma place qui allait se décider à apparaitre.

J'avais plusieurs onglets ouverts de différents sites de réservation, histoire d'en avoir au moins un qui fonctionne et apparemment il n'y avait pas de problème, j'ai commencé ma réservation tranquillement, ou plutôt sans encombre, parce qu'on ne peut pas dire que j'étais super calme. J'ai d'ailleurs traité mon panda roux de tous les noms quand il a décidé de planter en plein milieu de ma réservation (oui, firefox n'est en fait pas un renard mais un panda, j'ai fait des découvertes zoologiques). Mais contre toute attente je n'ai pas perdu mes données en le relançant et j'ai pu faire ma réservation normalement. J'ai envoyé un mail aux amis avec qui je comptais y aller et qui étaient postés devant leurs ordinateurs également pour leur dire que j'avais ma place et sur quel site ça fonctionnait mieux. J'ai un billet pour blur !! Bon, c'est cher, c'est juste pour faire plaisir aux fans car ça fait 9 ans qu'ils se sont séparés et je ne sais pas dans quelle ville je serai pour mon stage à ce moment-là, mais bon, je suis prête à prendre le TGV de 6h pour remonter à Paris et être à l'heure au boulot s'il le faut. Et puis c'est bientôt mon anniversaire.

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Evidemment, une demie-heure plus tard je reçois des mails amers m'annonçant que j'ai bien eu de la chance, qu'ils actualisaient depuis 10h45 pour ne pas rater le début de la mise en vente et que cela n'a pas fonctionné, tous les sites étant saturés. Peut-être que j'ai eu moins de problème en essayant d'y accéder depuis l'Espagne ou peut-être que j'ai simplement cliqué au bon moment. Le fait est que toutes les places disponibles sur internet sont parties en un quart d'heure (peut-être même moins) et que même à la Fnac il n'y en avait plus passé midi et demi. La mauvaise blague est qu'il paraît que les places ont été mises en vente plus tôt (10h45) directement à l'amphithéâtre et qu'elles n'étaient pas limitées au nombre de 2 par personne comme c'était le cas à beaucoup d'endroits. Résultat, les revendeurs s'en sont donné à coeur joie et les ont achetées par dizaines. Maintenant on peut trouver une place aux alentours de 130 € sur eBay et je me trouve bien bête de ne pas en avoir acheté au moins deux, car je n'aurais pas eu de problème à la revendre si jamais j'en avais eu une en trop.

J'ai de la chance, je vais voir blur en concert, mais je me faisais surtout une joie d'y aller avec mes amis, quel est l'intérêt sinon ?

13.07.2008

Légende urbaine

boscop.jpgChaque ville a ses petits (ou grands) mythes, pas toujours expliqués, un peu bizarres, mais pourtant bien enracinés. A Lyon, le CNP Terreaux projette Le Graphique de Boscop tous les samedis soirs à minuit depuis 1976 (32 ans !) (je suis une grande matheuse).
Pourquoi ? Bonne question, ce film n'a absolument rien à voir avec Lyon, il s'agit au départ d'une pièce de théâtre montée par les acteurs du Café de la Gare à Paris, mais est devenu culte à Lyon. Les rumeurs veulent que certains fans absolus viennent voir et revoir ce film en déclamant les répliques et en chantant joyeusement les tubes écrits par l'ordinateur de Romain Bouteille. Une curiosité donc, et je voulais la voir de mes propres yeux depuis quelques années.
 
J'ai fini par y aller hier, l'occasion s'est présentée, pourquoi pas, c'est le moment, je pars bientôt. J'ai essayé de ne m'attendre à rien, le synopsis d'Allociné n'est pas super éloquent et en général je suis déçue quand je vois un film supposé culte (Pulp Fiction et Fight Club en sont de bons exemples). Bref, tourné sans beaucoup de moyens et ça se voit, le film est sympathique, ressemble plus à du théâtre filmé qu'à un vrai film, mais cela lui donne du charme. On sent que les dialogues ne sont pas tous écrits et qu'il y a une bonne part laissée à l'improvisation, donc ce n'est pas toujours intéressant et drôle, mais c'est assez attachant. La troupe du Splendid s'en est mieux tirée avec Le Père Noël est une ordure, mais ils n'avaient sûrement pas le même budget.
Restent quelques éclats, une ambiance particulière dans la salle (pas de fans absolus dans mon cas, mais les gens se lâchent plus facilement, et être dans une salle de cinéma en pleine nuit est assez étrange) et quelques morceaux de bobine qui ont vieilli et rappellent la date de sortie et son côté précieux dans cette salle.
 
Au final, l'impression d'avoir complété mon rite de passage pour être une vraie lyonnaise (je le suis d'ailleurs de naissance même si j'ai bougé), au même titre que dire naturellement "rue de la Ré", savoir ce que sont les vraies quenelles (au brochet !) et qu'elles n'ont rien à voir avec les vulgaires machins en boîte, aimer les tartes aux pralines (à ne pas confondre avec la praline belge !) et savoir qu'on peut en mettre dans les brioches ou encore snober la basilique de Fourvière et lui préférer l'église St Nizier. Je ne mets plus les "y" superflus dans mes phrases depuis que je sais que ce n'est pas juste grammaticalement et je n'ai heureusement pas l'accent, comme la plupart des jeunes, mais après tout, rien ne sert d'être une caricature.

01.01.2008

Et une de plus !

Tout d'abord, bonne nouvelle année à tout le monde. Je comptais revenir plus tôt, mais je n'en ai pas eu beaucoup le temps, et puis il ne faut pas que je me fasse repérer... 
Bon réveillon pour ma part, mais un réveillon de papy. Repas en petit comité (4), terminé aux alentours de 21h30 et flemme de sortir, pas envie de se retrouver dans la foule et les gens qui crient en buvant du champagne (au mieux) dans les rues. On a tout de même trinqué à minuit, mais pour enchaîner sur un DVD. Las Vegas Parano, à 1h du matin le 1er janvier... j'ai fini par m'endormir devant sans arriver à comprendre un traître mot de l'intrigue. Couchée à 2h le matin du 1er janvier, un vrai réveillon de papy je vous dis. 
 
Bilan : une année 2007 avec des très hauts et des très bas, mais finalement beaucoup de plats.
Un bilan plutôt classique, mais une année que je suis contente de terminer, même si les derniers mois ont été bien meilleurs.
 
Et pour mettre fin à décembre, quelques petites photos prises ce mois-ci :
 
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Lyon, place Ambroise Courtois
 
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Paris, Printemps Haussmann
 
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 Paris, place de la Bastille
 
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 Paris, toujours place de la bastille
 
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 Paris, j'aime la place de la Bastille
 
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 Paris, opéra Bastille
 
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 Paris, je ne sais plus où.
 

24.12.2007

Ca ne nous rajeunit pas tout ça

Samedi soir, retrouvailles avec une partie de ma promo du lycée. 4 ans déjà depuis le bac et tout le monde s'est éparpillé au gré des opportunités et des études. Certains sont restés sur Lyon, d'autres se sont installés à Paris, Nice, Nantes, Rennes, Lille, ou encore à l'étranger. Quelques uns revenaient d'échanges en Europe, aux Etats-Unis, à Hong Kong, au Japon. Un petit pincement au cœur, car même si j'aime beaucoup ma ville et que j'ai la chance de pas mal voyager, j'ai envie de partir construire ma vie ailleurs, quitte à revenir ensuite. Pas de chance, la formation que je voulais suivre est à Lyon.
 
4 ans se sont écoulés, certains ont beaucoup changé physiquement, mais finalement, les groupes et les réflexes sont restés. Des amitiés et des couples se sont déliés depuis le temps, mais des attitudes n'ont pas évolué. 4 ans, pour me dire que j'ai rencontré des personnes géniales avec qui j'espère rester en contact encore longtemps, des personnes avec qui je m'entends bien sans pour autant ressentir le besoin de cultiver une amitié, des personnes à qui je n'ai toujours rien à dire et des personnes toujours aussi déplaisantes, dont le souvenir des trahisons et des bassesses est toujours aussi décevant. 3 ans de vie classiques au lycée somme toute, même si après 4 ans reste toujours cette impression de faire partie d'une communauté particulière, comme si avoir été élève dans ce lycée spécial créait un lien indéfectible entre nous.
 
Une soirée à laquelle je ne suis pas restée jusqu'au bout, mais qui fut l'occasion de revoir rapidement certaines personnes que je n'aurais probablement pas eu l'opportunité de croiser. Une soirée un peu nostalgique d'un temps qui ne me manque pas du tout, je préfère tellement ma vie actuelle.
Soirée écourtée pour me rendre à celle de ma colocataire, qui après un an et demi de disputes, de fous rires, de discussions jusqu'au bout de la nuit, de repas improvisés avec les fonds de placards et de frigo, de soutien dans les moments difficiles, s'envole dans 2 semaines pour les Etats-Unis. Il est très probable qu'on ne se revoie pas avant un an et demi, nos deux parcours n'étant pas encore fixés. Je lui ai dit au revoir, lui ai offert un petit cadeau en souvenir de notre colocation et qui devrait lui être utile dans son nouveau chez elle, mais je ne réalise pas encore. Le retour dimanche soir, veille de la rentrée, va être dur. Heureusement, il me reste une autre colocataire et notre appartement sera de nouveau rempli en février par mon autre colocataire de l'année dernière, de retour de stage en pays nippon. 
Forcément, entre les deux soirées, je n'ai pas hésité longtemps pour fixer mes priorités. 

14.12.2007

La ville des lumières

Comme promis, un petit compte-rendu de l'édition 2007 de la Fête des Lumières.

J'avais détaillé mon programme ici, et l'ai plus ou moins suivi. Je me suis bien rendue en centre ville le vendredi soir et me suis fait la réflexion qu'il y avait quand même beaucoup de monde, plus que ce à quoi je m'attendais en tout cas. J'en ai tout de même profité pour faire un bon tour.

Première surprise : la plupart des animations a été délocalisée. J'ai lu ensuite qu'il avait été prévu qu'elles soient beaucoup plus courtes pour que les gens ne restent pas trop longtemps au même endroit et que cela ne gêne pas trop la circulation (je me souviens d'une année où le spectacle de la place des Terreaux était vraiment impressionnant, avec des flammes, des acrobates etc... et résultat il était très difficile de partir de la place, qui est pourtant grande). Rien de transcendant la plupart du temps, et il fallait même éviter certains pièges. L'église St Nizier par exemple était éclairée côté rue Edouard Herriot et non côté quai comme c'était le cas habituellement. 

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St Nizier fleurie 

Mais la bonne idée de sortir vendredi soir est que la fameuse cabine téléphonique-aquarium était accessible (le samedi, impossible d'en approcher à cause de la foule). Voici le concept :

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Deuxième surprise de la soirée : les poissons étaient vivants ! Je m'imaginais naïvement que tout était figé et qu'il s'agissait de poissons en plastique flottant.

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L'intérieur de la cabine téléphonique.  
 
Une animation plutôt sympa donc, même si elle n'avait pas grand chose à voir avec le 8 décembre, mais il m'a semblé que le thème de la mer était assez récurrent.
Un petit crochet par le Vieux Lyon pour la Gare Saint Paul qui propose toujours des concepts sympas. Je n'ai pas de photos à vous montrer car mon appareil n'est pas très doué, même en mode nuit (prendre des points lumineux en mouvement dans l'obscurité n'est pas évident). L'hôtel du Collège, juste à côté, avait un petit côté Shining avec ses fenêtres clignotantes de toutes les couleurs, et c'était plutôt sympa. 
Et on continue jusqu'à la cathédrale Saint Jean :
 
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De là, la vue sur Fourvière est plutôt pas mal. D'habitude, elle a toujours l'air (trop) flamboyante, donc l'idée était d'éclairer la face invisible depuis la place Bellecour et de donner l'impression d'un contre-jour. Le problème évidemment est qu'il fallait bien être orienté pour que l'effet soit réussi.
 
Enfin, les quais du Rhône, éclairés de cubes lumineux :
 
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Depuis le pont de la Guillotière
 
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Depuis le quai
 
Mes illuminations préférées sont les plus simples et celle-ci était bien pensée. Le quai changeait de couleur et se reflétait dans le Rhône.
 
Le samedi, le tour croix-roussien, mais je n'ose pas vous montrer mes photos, elles ne ressemblent à rien et j'ai surtout discuté avec des amis du lycée retrouvés pour l'occasion.
Pour les images, je vous envoie donc sur ce blog : http://www.b-rob.com/
 
Le retour dans mon quartier a été un peu gâché par une pluie fine et glaciale tombée pendant une heure, mais le spectacle était vraiment chouette. Des chars avec des musiciens, des acrobates sur échasses, des cracheurs de feu... du grand classique mais toujours auss efficace. Le clou du spectacle : 8 percussionistes suspendus à un mobile, accroché à une grue. Ils se sont baladés dans les airs en jouant et voici vaguement ce à quoi cela ressemblait, dans un flou artistique étudié :
 
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Du côté des déceptions : pas assez de lumignons aux fenêtres, le passage à 4 jours a certainement dilué cette tradition, et impossible de retrouver mes autocollants fluorescents en forme de cœur.
 
 
PS : une note un peu baclée, mais je suis en révisions...

07.12.2007

Festivités et lumignons

Malgré les événements de cette semaine, je ne pouvais pas rater l'occasion de vous parler de la Fête des Lumières tout de même ! Pour les retardataires, une séance de rattrapage complète est disponible sur Wikipédia, où vous saurez tout ce qu'il y a à connaître sur les origines de cette fête, très religieuse à la base et maintenant laïque, sauf pour quelques irréductibles ;-)
Pour les flemmards, un petit topo tout de même. La ville de Lyon vénère la Vierge Marie depuis le Moyen-Âge et a choisi de fêter l'Immaculée Conception (un concept qui m'intrigue toujours autant) le 8 décembre en 1852. Festivités annulées pour cause d'intempéries, auxquelles les Lyonnais ont décidé de palier en décorant leur rebord de fenêtres de lumignons (bon, honnêtement, les bougies chauffe-plat sont bien plus pratiques, cela évite de grater les verres plein de cire froide le lendemain). Depuis cette date, la fête a été célébrée tous les ans et a petit à petit revêtu un côté touristique grâce aux animations proposées par la municipalité et est même passée d'une soirée à quatre jours d'illuminations (c'est toujours mieux quand il y a un week-end !).
 
Pour vous donner un aperçu, voici un site qui regroupe des photos des illuminations présentées ces six dernières années : http://www.lumieres.free.fr/ et un diaporama de ce qui est proposé cette année : ici. Et même les TCL s'y mettent puisque les transports en communs seront gratuits le 8, fonctionneront toute la nuit (métros) et depuis quelques années, les néons des métros sont remplacés par des néons colorés (avouons que le vert l'année dernière, ce n'était pas terrible pour le teint). Cette année, ils nous proposent de "voir la vie en rose", ce qui devient franchement risible quand les conducteurs font grève (quasi-systématique pour le 8 décembre et le 21 juin, fête de la musique...). 
Et voici quelques unes des idées que j'ai bien aimées :
 
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I LOVE LYON, la boule à neige kitschissime dont j'aime beaucoup le second degré.
Place Bellecour
(édition 2006 reconduite en 2007 car crevée l'année précédente à cause des intempéries...) 
 
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 Expérimentations étudiantes à la Cour des Voraces (pentes de la Croix-Rousse)
 Cette cour est vraiment chouette et les pelottes de laine (ou de soie) rappellent les Canuts, tisserands lyonnais qui peuplaient la Croix-Rousse (la colline qui travaille, en opposition à Fourvière, la colline qui prie)
J'aime beaucoup me balader dans les traboules des pentes pour le 8 décembre, il y a généralement moins de monde et les idées sont beaucoup plus originales et intimistes.
 
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 Evasion urbaine
A l'intersection du pont de la Feuillée et de la rue d'Algérie (1er), édition 2007 
 Une idée sympathique pour retrouver une utilité à nos cabines téléphoniques :-) 
 
Je m'apprête donc à découvrir l'édition 2007 en partie ce soir. Il y aura moins de monde j'espère et puis il vaut mieux prévoir deux soirs pour ne rien rater d'intéressant.
 
Mais derrière cette présentation quelque peu touristique, le 8 décembre, ce n'est pas que cela. Chaque quartier prévoit ses propres animations, organisées le plus souvent par les commerçants et les habitants se retrouvent dans la rue pour assister au spectacle. 
Le 8 décembre, c'est l'occasion quand on est au collège de s'émanciper en sortant avec ses copains, de manger des hot-dogs (ou des kébabs ;-)), de voir les statues de glace sculptées du chocolatier, de boire du vin chaud chez le boulanger et de porter fièrement des autocollants fluorescents en forme de cœur (oui, c'est kitsch). C'est l'occasion de recroiser des gens, de redécouvrir son quartier illuminé et animé de spectacles pyrotechniques, d'acrobates, de musiciens et d'artistes en tous genres. Chacun a ses petites habitudes, son pélerinage (manger une glace chez Nardone par exemple ^^). Malgré la perte du côté religieux, que personnellement je ne regrette pas, cette fête revêt toujours une importance particulière pour les Lyonnais, même s'il est un peu dommage que le 8 décembre se dilue dans quatre jours et que les gens n'illuminent plus systématiquement leurs fenêtres.
Quand j'étais petite, c'était un jour que j'attendais avec presque autant d'impatience que Noël (pas autant quand même, car je ne recevais pas de cadeaux à la fin ^^). Maintenant, comme pour Noël, j'ai un peu perdu cette excitation enfantine, mais je suis toujours autant attachée à cet événement, même si j'ai déménagé de mon ancien quartier et que je n'y retourne plus pour voir le spectacle sur la grande place. D'ailleurs, j'ai envie de voir à quoi cela ressemble maintenant, en essayant de faire la part entre mes souvenirs d'enfance idéalisés et les véritables changements qui auront inévitablement eu lieu. 
 
Ce soir je ferai donc un tour "classique" des illuminations importantes et à voir en Presqu'île, de Bellecour aux Terreaux, en passant par St Nizier et les Célestins et en faisant un crochet par le Vieux Lyon. Demain, je me réserve mon côté préféré et plus authentique : les pentes de la Croix-Rousse, son passage Thiaffait, ses cours et traboules, sa montée de la Grande Côte et sa place du Griffon, ainsi qu'un retour aux sources dans "mon" quartier.
 

30.11.2007

Couleurs d'automne

Après ma diatribe anti-novembre, je me devais tout de même de terminer ce mois de façon plus positive... Bien que la fin du mois soit un peu tristounette, il faut quand même reconnaître que les couleurs d'automne peuvent être vraiment superbes. Les feuilles flamboyantes égaient le ciel délavé, qui même s'il fait beau est toujours plus pâle qu'en été (une histoire de diffraction et d'humidité probablement, mais ne rentrons pas dans les détails) et la lumière des couchers de soleil est toujours impressionnante parmi ces tons mordorés, pourpres et dorés (tout ça pour dire brun, rouge et jaune, je sais, mais cela ajoute au côté poétique ;-)).
Voici donc une sélection de photos prises au cours du mois et qui me plaisent bien.
 
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Un peu sombre, mais je me devais de présenter ma bannière (Flower Tree) dans son environnement. 
Place Antonin Poncet, quai du Rhône, Lyon 2e.
 
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 L'Institut Lumière, ancienne demeure des frères Lumière, inventeurs du cinématographe.
Monplaisir, Lyon 8e.
 
 
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Bassin de l'Arsenal près de la place de la Bastille, Paris.
 
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Le jardin de l'Arsenal, en face.
 
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Mes arbres d'automne préférés :-)
 
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Quai de Saône, Lyon.
 
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 Eglise Saint George, Lyon 2e.
 
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Toujours quai de Saône, dans le 2e. 
 
 
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 En haut de la montée de la Grande Côte, Lyon 1er.
 
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En montant à Saint Just, Lyon 5e.
 
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 Passerelle du Palais de Justice et colline de Fourvière, Lyon.
 

22.11.2007

Revue de semaine

e720dfa534c9383af350476aa550a25e.jpgOui, c'est la course !

Je suis prise pratiquement tous les soirs pour cause de participation au Festival du Film Court de Villeurbanne (le 10e arrondissement de Lyon, mais chut ! les Villeurbannais sont très fiers et il ne faut pas le crier trop fort), très intéressant et pour le fun j'ai un joli badge plastifié à mon nom qui fait très VIP. Mon implication n'a rien d'extraordinaire puisque je ne suis que spectatrice, mais cela prend tout de même pas mal de temps et va probablement me coûter une bonne partie de ma nuit demain.

Mais revenons en arrière... quand il était question d'un autre festival, de rock cette fois-ci (mais pas que). Mercredi soir, je me suis donc rendue au Sirius pour voir deux groupes français franchement méconnus : Calc et Pokett. Oui, je rabâche, mais je n'ai pas la prétention de croire que tous ceux qui tombent sur cette page soient au courant de mes activités (soigneusement sélectionnées, cela va de soi). Pour résumer : super concert. Tout d'abord, il faut imaginer le cadre : une péniche sur le Rhône, d'un côté une grande baie vitrée donnant sur l'Hôtel Dieu et le pont Wilson éclairés se reflétant dans l'eau, de l'autre côté, une petite scène décorée d'une jolie guirlande électrique emmélée comme du lierre sur les murs et le plafond. Un petit côté magique pour un concert très intimiste donc. D'après le Petit Bulletin, deux groupes qui mériteraient d'être un peu plus connus et je suis tout à fait d'accord. Quoique... une fois qu'on a découvert un groupe et qu'on s'y est attaché, on se retrouve confronté à un terrible dilemme... en parler autour de soi pour le faire connaître et se féliciter d'avoir répandu la bonne parole ou alors le garder pour soi, pour qu'il ne change pas et qu'on fasse toujours partie du cercle de ceux-qui-ont-eu-la-bonne-oreille. Cette fois-ci, je choisis l'altruisme, car ces deux groupes en ont besoin. Un concert parfois maladroit, du fait de l'accoustique et du manque d'expérience, mais d'autant plus attachant, dont je suis ressortie le sourire aux lèvres, un CD dans les mains et un badge à mon col. Une ambiance agréable, où la promiscuité est inévitable mais grâce à laquelle on peut côtoyer les musiciens une fois qu'ils ont terminé leur prestation. Bref, une soirée qui a tenu ses promesses et je vous invite fortement à écouter ces deux groupes.

Vendredi soir, première soirée du deuxième festival et c'est un peu la panique à la maison, car submergées de demandes d'hébergement via Couchsurfing pour le week-end, mes colocataires et moi nous sommes retrouvées à accueillir deux personnes plutôt imprévues au planning. Mais vu le froid qu'il faisait, il était hors de question de les mettre à la porte. Résultat, nous nous sommes retrouvés à six au lieu de trois habituellement et nous avons éprouvé notre capacité d'adaptation et notre ouverture internationale en hébergeant une Chinoise et un Israélien. Ambiance quelque peu surréaliste, mais franchement marrante, où deux personnes se croisent dans le couloir, l'une en pyjama et l'autre sa valise à la main, sans s'être jamais vues auparavant. Je ne le ferai pas tous les week-ends, mais de temps en temps, mettre un peu d'imprévu dans ses plans est une bonne chose. Bref, tout se passe bien et la cohabitation est plutôt sympa. 

Samedi soir, soirée de clôture du festival just rock ?. J'ai raté sans regret les petits frères des Naast (oui, ça fait jeune ;-)) équipés de slims stérilisants (crédit Petit Bulletin) le jeudi soir, mais si mon budget me l'avait permis, j'aurais bien aimé voir Fake Oddity. Par contre, c'est avec empressement que je suis allée voir la programmation du samedi. Le concert d'Andrew Bird (MySpace) était vraiment génial. Je l'avais déjà vu il y a 2 ans à Lyon, un peu coincé, ne sachant pas trop quoi faire de ses bras quand il ne jouait pas (ce qui n'arrive pas souvent certes...), un peu embrouillé avec toutes ses pédales, et c'est un plaisir de voir un artiste évoluer de la sorte, gagner en assurance et maîtriser sa musique, pourtant si difficile à reproduire sur scène. En bonus, une vidéo youtube :


 
Plasticities - Armchair Apocrypha
Live au Letterman Show 
 
Syd Matters également bien sympa, mais je trouve leur dernier album un peu trop répétitif. Et sinon, la bonne surprise de la soirée est Selar, un groupe lyonnais qui mélange rock, folk et pop plutôt harmonieusement et qui dégage une bonne énergie. J'ai malheureusement raté Loney Dear, mais j'ai pu discuter avec le chanteur du groupe qui faisait la promo de son CD au stand ^^. Par contre, Rhesus, je suis partie avant la fin... pas beaucoup d'originalité et surtout un batteur sourd qui tape comme une brute sur mes tympans. Une bonne soirée donc, et un résumé du festival ici.
 
Maintenant, place au film court ! Soirée de palmarès samedi soir, donc je m'entraîne à marcher avec mes chaussures depuis le début de la semaine (en pyjama, cela donne un look d'enfer...).  

14.11.2007

Rattrapage

Retour à mon clavier pour une nouvelle note. Ma surfeuse de canapé australienne est partie vendredi soir, l'appareil photo plein de belles images, et après nous avoir fait rire pendant 3 jours. Peut-être le contrecoup de ces quelques jours un peu sportifs avec quelqu'un qui campe dans ma chambre, mais le fait est que le week-end dernier, je n'avais envie de rien. Pour une fois il faisait suffisamment moche samedi pour que j'aille faire un tour à la Biennale d'Art Contemporain, mais impossible de trouver l'envie et la motivation suffisantes pour aller jusqu'au Musée d'Art Contemporain... j'ai préféré rester tranquillement chez moi à boire du thé ou des infusions et à regarder des DVD, une vraie "couch potatoe", mais sans les chips. Je suis quand même allée manger chez des amis samedi soir, mais honnêtement, c'était bien parce que j'avais accepté l'invitation deux semaines plus tôt (soirée très sympa comme c'était prévisible, ne manquait que le déclencheur pour me faire bouger). Résultat, comme s'il fallait compenser, les deux jours suivants (lundi et mardi donc) ont été des plus chargés et j'ai passé mon temps à courir dans tous les sens : projets scolaires à mettre sur les rails, coups de fil et rendez-vous à prendre avec des intervenants, tuteurs de stage et de projet à choisir, licence universitaire à demander une fois les délais dépassés... Bref, un grand classique pour les étudiants. 
 
749a4a2301700b611d00613b29fa75e0.jpgPour me remettre de cette suractivité (qui n'a rien d'exceptionnel, mais je veux encore croire que je n'atteindrai pas les vacances de Noël sur les rotules), ce soir, je sors ! Les Parisiens ont eu le Festival des Inrocks, les Lyonnais ont la chance d'avoir la première édition du festival Just Rock? qui se déroule dans trois salles (Le Sirius, le CCO et le Transbordeur).
Une programmation très alléchante qui se produit dans des salles lyonnaises très sympathiques, forcément, je saute sur l'occasion ! Ce soir, je serai donc au Sirius, la péniche rockeuse des berges du Rhône, pour applaudir Calc et Pokett, décrits ici.
Je craque vraiment pour le dernier clip de Pokett (membre actif du forum popnews), qui a l'air d'avoir été réalisé par Gondry :
 
 
 I don't - The Peak
 
Mais au départ, j'y vais pour Calc, dont les deux chansons sur leur page MySpace sont vraiment chouettes. Une très bonne soirée en perspective donc, en attendant samedi, avec le clou du festival au Transbordeur : Andrew Bird, Rhesus, Syd Matters, Selar, The Green Olive et Loney Dear. Je vous rassure, je ne les connais pas tous non plus (je n'ai déjà vu que les deux premiers en concert, et j'aime beaucoup Loney Dear et Syd Matters), mais pour avoir un aperçu de ce que promet la soirée, il suffit de cliquer ici. La soirée rappelle la clôture des Inrocks, mais avec des groupes lyonnais en plus ^^
 
A noter que les deux autres soirs sont très attractifs également, mais le jeudi (avec BB Brunes, Fake Oddity et Stuck in the Sound) est déjà complet et le vendredi (Hey Hey My My et Amélie), je suis au Festival du Film Court de Villeurbanne, dont je parlerai peut-être par la suite. 

28.10.2007

En passant par les berges...

332ad081573f4c811a280f70f4f04a04.jpgUne note qui s'annonce décousue, dans laquelle il sera question de sacrifices de tofu, de rêveries de promeneurs solitaires (même si je ne suis pas une fan de Rousseau) et de grandes découvertes chamboulantes... Eh oui, tout un programme, il s'en passe des choses dans la capitale de la province (et des péquenots apparemment, vu que tout le monde s'aventure à Lyon dès qu'on parle de "Décentralisation"... on se souvient encore des escarpins de Mme Boutin dans les flaques de la place Bellecour, une vraie opération commando comme on n'en connaît pas au ministère rue de Varenne !).
 
Commençons par les tofus, grillés, tranchés puis sacrifiés sur l'autel de la gourmandise. Qui ferait subir un pareil sort à ces pauvres pavés de lait de soja caillé ? Un chef japonais pardis ! Un maître habile du jonglage avec salière et poivrière, de la découpe aisée et étonnamment rapide des crevettes, langoustes et filets de saumon, le tout grillé et assaisonné de sauce teriyaki. Un vrai spectacle sous les yeux des convives, émerveillés, assis autour de la plaque chauffante. Tout s'enchaîne, sans jamais avoir l'impresssion d'attendre le plat suivant car il est préparé devant vous, et honnêtement, manger avec des baguettes, je trouve ça particulièrement amusant ^^ Je remercie tout de même mon chef de service pendant mon stage de cet été, qui m'a appris à manger proprement et élégamment avec ces ustensils... Je vous recommande donc chaudement de faire un tour chez Fubuki à l'occasion, justement RPPP (Recommandé Par le Petit Paumé, le guide de Lyon créé par les étudiants de l'EM Lyon). C'est un peu cher, comme la plupart des restaurants japonais, mais la qualité a un prix et la performance culinaire vaut le coup d'œil.
 
Ensuite, une petite balade dominicale sur les berges du Rhône nouvellement aménagées fut l'occasion de constater une fois encore que les Lyonnais apprécient l'endroit. Un concert de sonneries de vélos excédés par les piétons qui empiètent sur leur piste cyclable et de sonneries de Vélo'v qu'il va bientôt falloir ramener, d'enfants bruyants et remuants, puis de parents tentant de se faire respecter par leur progéniture si bruyante et remuante, une course de joggers forcenés (honnêtement, aller courir sur les berges un dimanche après-midi quand il fait beau, c'est comme essayer de traverser la rue de la Ré en voiture pendant les soldes...), des ragots de vieilles dames fripées, des trentenaires branchés qui prennent un verre à la terrasse du Sirius... Bon, comme d'habitude, je caricature et je ne suis pas toujours très bonne langue, mais je pense que vous aurez saisi l'image : tout le monde, ou presque, vient prendre l'air sur les berges (les autres sont en général au parc de la Tête d'Or, lui-même relié aux berges).98ad4a182b9c977409b023bdf21d8601.jpg
Et sur les berges aussi il y a du spectacle : le skate bowl, au niveau du pont de la Guillotière, est propice aux démonstrations de skaters, roller-bladers et bikers. Le public est assis sur les gradins, applaudit les figures les plus impressionnantes, lance des "oh !" et des "ah !" lors d'une chute ou d'un rattrapage de justesse. Fait marquant : il est vraiment diversifié. Des jeunes et des vieux, des hommes et des femmes, des spécialistes et des néophytes, des familles, des couples, des promeneurs solitaires... Et c'est vraiment amusant de voir tous ces gens qui se retrouvent à cet endroit. La photo n'est pas très représentative (beaucoup plus de monde et les casse-cous n'étaient pas aussi jeunes) et je me suis encore mordu les doigts de ne pas avoir pris mon appareil photo.
 
Enfin, j'ai fait une découverte révolutionnaire. J'avoue que c'est un peu honteux pour une lyonnaise d'origine, mais je ne m'étais jamais posée de questions quant à la provenance des bateaux-mouches parisiens. C'est vrai après tout, on n'en trouve que là-bas il me semble et la "Compagnie des bateaux-mouches" y est bien présente, donc en toute logique, cette espèce de péniche qui trimballe des touristes, emblématique de la ville de Paris, devait bien avoir été construite là-bas. C'est vrai que le nom m'intriguait (franchement, le rapport entre ce bateau et une mouche est loin d'être évident...), mais comme cela ne m'a jamais empêchée de dormir, je ne m'en suis pas préoccupée. Comme vous pouvez vous en douter, j'ai découvert aujourd'hui, au détour d'une exposition sur ces fameuses berges du Rhône, que ces bateaux sont en fait lyonnais (et toc ! ;-)) et en plus, j'ai une explication pour leur nom ! Ces bateaux ont été créés au XIXe siècle pour exploiter une ligne entre la Mulatière et Vaise (Sud-Ouest et Ouest de Lyon, donnant sur la Saône) et la compagnie d'exploitation a ensuite gagné le concours pour desservir la ville de Paris. D'où vient donc la mouche ? Eh bien du quartier où ont été construits ces bateaux : le quartier de la Mouche, anciennement situé dans le 7e arrondissement, dans le quartier de Gerland (oui, celui du stade de foot ;-)). Et en plus de cela, Wikipédia est d'accord avec moi !
 
 
Crédits photos : le Grand Lyon 

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