22.10.2007
Mon week-end de bobo

Mon week-end de bobo a donc débuté par du lèche-vitrine dans le quartier d'Ainay (un quartier plus bo que bobo, je l'admets), rues de la Charité et Auguste Comte, peuplée essentiellement de galeries d'art pour la deuxième, à la recherche d'un cadeau d'anniversaire même si je ne me suis attardée devant quelques vitrines uniquement pour le plaisir des yeux (je n'offre pas encore des tableaux signés, ni des robes agnès b.)
Ensuite, je me suis gelée sur un Vélo'v pour rentrer du cinéma. J'ai l'habitude de me déplacer à vélo, c'est encore le moyen de transport le plus pratique et le moins cher à ma disposition pour aller en cours, mais le Vélo'v a une autre connotation. Utilisé par des personnes ivres pour rentrer de soirée une fois les transports en communs fermés, ou par des étudiants radins qui préfèrent économiser un ticket de métro, ou encore par des gens qui trouvent ça fun parce que c'est rouge, que ça ne pollue pas et que ça le fait vraiment de l'accrocher à côté de sa table à une terrasse des berges du Rhône. Bon, je fais d'horribles généralités, et je suis très reconnaissante aux Vélo'v de m'avoir ramenée tant de fois chez moi depuis 3 ans, malgré de multiples déconvenues. Mais rentrer à Vélo'v avec des talons de 6 cm (mes plus hauts !), le caban que Punky m'a poussée à acheter et mon écharpe remontée jusqu'au nez pour affronter la nuit lyonnaise à 5°C m'a paru vraiment comique (une fois arrivée...).
Puis le retour chez papa-maman fut l'occasion de rattraper 3 semaines de Elle où je me suis complètement identifiée à ces jeunes cadres décrits dans un article, qui souhaitent accorder une importance égale à leurs vies personnelle et professionnelle et pour qui la réussite n'est pas uniquement synonyme de salaire. Oui, je veux faire un métier qui me plaît plus tard et pas uniquement un boulot qui me permet de payer mon loyer et toutes les choses que je regarde avec envie dans les magasins ! Moi aussi je veux du sens. J'ai déjà étudié bêtement pendant 2 ans sans me poser de questions, et même si je m'en suis sortie, c'est loin d'être épanouissant... Bon, je m'étais bien sûr précipité sur Fonelle avant et avait avidement parcouru les conseils mode et maquillage que je ne pourrai pas suivre, je suis bien une fille après tout...
Enfin, j'ai atteint le sommet de la boboïtude en allant dévorer un brunch chez Les Enfants Gâtés, place Sathonay (la meilleure adresse à Lyon pour les glaces, les goûters et maintenant les brunches si vous voulez mon avis :)). Un brunch tellement copieux qu'il pourrait être renommé en "brunchinner" d'ailleurs, mais mon estomac affamé s'en est très bien accomodé : plusieurs variétés de pains, des brioches, des confitures à tomber, du chocolat chaud à volonté, du vrai bacon grillé aux œufs, des céréales... le tout en terrasse, parce que même si l'air était froid, il faisait vraiment bon au soleil. Je ne suis pas encore une grande testeuse de brunches, mais j'ai déjà goûté à celui du Loir dans la théière, dans le Marais à Paris, et honnêtement (sans chauvinisme aucun), celui de dimanche était vraiment le meilleur rapport qualité/prix. Oui, mon côté bobo s'affirme d'autant plus que mes deux pieds à terre dans la capitale sont à Saint Germain des Prés et à la Bastille, mais pour compenser, j'habite une ville plus coco que bobo, qui cumule un boulevard Stalingrad et un cours Tolstoï (et des rues de l'Amitié, de la Solidarité et de la Fraternité...).
21:55 Publié dans Lyonnaiseries | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lyon, bobo




