17.04.2008

Bye Bye Peter Pan

 
 
 
 
 
Voilà, une année de plus, j'ai 22 ans aujourd'hui et je me paie le luxe de traîner devant mon ordinateur alors que je suis à Paris et, comble de chance, qu'il fait beau. J'ai toujours un bon feeling avec la météo parisienne.
Bon, j'exagère, je suis quand même sortie aujourd'hui pour déjeûner avec une amie que je vois environ 2 fois par an (mais c'est une vraie amie, on a juste du mal à coordonner nos emplois du temps de ministres), j'ai déjà bien crapahuté dans Paris, à tel point que je connais des quartiers comme ma poche, et mine de rien, j'avais quand même prévu d'être capable d'avancer un peu dans mon boulot (la mission est un échec total jusqu'à présent, je compte sur l'heure qui me reste avant le retour de mon hôte pour me donner bonne conscience). 
 
Et puis aujourd'hui c'est l'occasion de mesurer ma popularité au nombre de textos, appels, mails et messages sur Facebook que je vais recevoir. Comme d'habitude, j'ai oublié d'emporter mon chargeur de téléphone, donc j'hésite à décrocher de peur qu'il ne rende l'âme sur le champ (sa dernière perfusion remonte à bientôt une semaine : vivent les téléphones antiques sans appareil photo qui ont une super autonomie !). Et si c'est agréable de se rendre compte que toutes ces personnes ont pensé à moi au moins le temps de m'écrire quelques mots, c'est vraiment barbant de devoir leur répondre pour leur dire merci (qui a dit que je n'étais qu'une sale égoïste ?). 
 
22 ans... je suis définitivement rentrée dans la vingtaine, plus de doute possible, mais je ne fais pas partie de ces gens qui font la grimace en disant qu'ils sont vieux à chaque anniversaire alors qu'ils vivent encore "leurs plus belles années" selon les sages de la famille (même si au bout d'un moment, je vais avoir envie que mes études se terminent quand même). Non, 22 ans est plutôt un joli nombre d'ailleurs. Pour une raison que je n'explique pas vraiment, je trouve 23 assez moche, mais j'ai encore un an pour changer d'avis. J'aime la symétrie, c'est mon petit côté maniaque et c'est pour ça que je préfère 25 (même si cela correspond à la fin de toutes les réductions...). 22 ans et j'ai déjà l'impression d'avoir vécu une petite éternité, probablement parce que les années qui se sont écoulées jusqu'à présent seront parmi les plus intenses. Le temps passe vite, mais j'imagine que lorsque je me serai posée, tout ira encore plus vite. Ce n'est pas vraiment déprimant, je suppose qu'à un moment donné j'aurai envie de ça (un boulot stable, un appartement, une ville,... une famille ? glups... non, ça je ne peux tout simplement pas l'envisager pour le moment même si je veux bien croire que je finirai peut-être par en avoir envie), et puis finalement, pratiquement tout reste à faire :-)
 
Je n'ai pas choisi la chanson d'anniversaire la plus joyeuse pour illustrer cette note, mais c'est l'une de mes préférées.
 
sing me Happy Birthday
sing it like it's going to be your last day
like it's halleujah
don't just let it pass on through ya
it's a giant among cliches
and thats why I want you to sing it anyway

22.11.2007

Revue de semaine

e720dfa534c9383af350476aa550a25e.jpgOui, c'est la course !

Je suis prise pratiquement tous les soirs pour cause de participation au Festival du Film Court de Villeurbanne (le 10e arrondissement de Lyon, mais chut ! les Villeurbannais sont très fiers et il ne faut pas le crier trop fort), très intéressant et pour le fun j'ai un joli badge plastifié à mon nom qui fait très VIP. Mon implication n'a rien d'extraordinaire puisque je ne suis que spectatrice, mais cela prend tout de même pas mal de temps et va probablement me coûter une bonne partie de ma nuit demain.

Mais revenons en arrière... quand il était question d'un autre festival, de rock cette fois-ci (mais pas que). Mercredi soir, je me suis donc rendue au Sirius pour voir deux groupes français franchement méconnus : Calc et Pokett. Oui, je rabâche, mais je n'ai pas la prétention de croire que tous ceux qui tombent sur cette page soient au courant de mes activités (soigneusement sélectionnées, cela va de soi). Pour résumer : super concert. Tout d'abord, il faut imaginer le cadre : une péniche sur le Rhône, d'un côté une grande baie vitrée donnant sur l'Hôtel Dieu et le pont Wilson éclairés se reflétant dans l'eau, de l'autre côté, une petite scène décorée d'une jolie guirlande électrique emmélée comme du lierre sur les murs et le plafond. Un petit côté magique pour un concert très intimiste donc. D'après le Petit Bulletin, deux groupes qui mériteraient d'être un peu plus connus et je suis tout à fait d'accord. Quoique... une fois qu'on a découvert un groupe et qu'on s'y est attaché, on se retrouve confronté à un terrible dilemme... en parler autour de soi pour le faire connaître et se féliciter d'avoir répandu la bonne parole ou alors le garder pour soi, pour qu'il ne change pas et qu'on fasse toujours partie du cercle de ceux-qui-ont-eu-la-bonne-oreille. Cette fois-ci, je choisis l'altruisme, car ces deux groupes en ont besoin. Un concert parfois maladroit, du fait de l'accoustique et du manque d'expérience, mais d'autant plus attachant, dont je suis ressortie le sourire aux lèvres, un CD dans les mains et un badge à mon col. Une ambiance agréable, où la promiscuité est inévitable mais grâce à laquelle on peut côtoyer les musiciens une fois qu'ils ont terminé leur prestation. Bref, une soirée qui a tenu ses promesses et je vous invite fortement à écouter ces deux groupes.

Vendredi soir, première soirée du deuxième festival et c'est un peu la panique à la maison, car submergées de demandes d'hébergement via Couchsurfing pour le week-end, mes colocataires et moi nous sommes retrouvées à accueillir deux personnes plutôt imprévues au planning. Mais vu le froid qu'il faisait, il était hors de question de les mettre à la porte. Résultat, nous nous sommes retrouvés à six au lieu de trois habituellement et nous avons éprouvé notre capacité d'adaptation et notre ouverture internationale en hébergeant une Chinoise et un Israélien. Ambiance quelque peu surréaliste, mais franchement marrante, où deux personnes se croisent dans le couloir, l'une en pyjama et l'autre sa valise à la main, sans s'être jamais vues auparavant. Je ne le ferai pas tous les week-ends, mais de temps en temps, mettre un peu d'imprévu dans ses plans est une bonne chose. Bref, tout se passe bien et la cohabitation est plutôt sympa. 

Samedi soir, soirée de clôture du festival just rock ?. J'ai raté sans regret les petits frères des Naast (oui, ça fait jeune ;-)) équipés de slims stérilisants (crédit Petit Bulletin) le jeudi soir, mais si mon budget me l'avait permis, j'aurais bien aimé voir Fake Oddity. Par contre, c'est avec empressement que je suis allée voir la programmation du samedi. Le concert d'Andrew Bird (MySpace) était vraiment génial. Je l'avais déjà vu il y a 2 ans à Lyon, un peu coincé, ne sachant pas trop quoi faire de ses bras quand il ne jouait pas (ce qui n'arrive pas souvent certes...), un peu embrouillé avec toutes ses pédales, et c'est un plaisir de voir un artiste évoluer de la sorte, gagner en assurance et maîtriser sa musique, pourtant si difficile à reproduire sur scène. En bonus, une vidéo youtube :


 
Plasticities - Armchair Apocrypha
Live au Letterman Show 
 
Syd Matters également bien sympa, mais je trouve leur dernier album un peu trop répétitif. Et sinon, la bonne surprise de la soirée est Selar, un groupe lyonnais qui mélange rock, folk et pop plutôt harmonieusement et qui dégage une bonne énergie. J'ai malheureusement raté Loney Dear, mais j'ai pu discuter avec le chanteur du groupe qui faisait la promo de son CD au stand ^^. Par contre, Rhesus, je suis partie avant la fin... pas beaucoup d'originalité et surtout un batteur sourd qui tape comme une brute sur mes tympans. Une bonne soirée donc, et un résumé du festival ici.
 
Maintenant, place au film court ! Soirée de palmarès samedi soir, donc je m'entraîne à marcher avec mes chaussures depuis le début de la semaine (en pyjama, cela donne un look d'enfer...).  

14.11.2007

Rattrapage

Retour à mon clavier pour une nouvelle note. Ma surfeuse de canapé australienne est partie vendredi soir, l'appareil photo plein de belles images, et après nous avoir fait rire pendant 3 jours. Peut-être le contrecoup de ces quelques jours un peu sportifs avec quelqu'un qui campe dans ma chambre, mais le fait est que le week-end dernier, je n'avais envie de rien. Pour une fois il faisait suffisamment moche samedi pour que j'aille faire un tour à la Biennale d'Art Contemporain, mais impossible de trouver l'envie et la motivation suffisantes pour aller jusqu'au Musée d'Art Contemporain... j'ai préféré rester tranquillement chez moi à boire du thé ou des infusions et à regarder des DVD, une vraie "couch potatoe", mais sans les chips. Je suis quand même allée manger chez des amis samedi soir, mais honnêtement, c'était bien parce que j'avais accepté l'invitation deux semaines plus tôt (soirée très sympa comme c'était prévisible, ne manquait que le déclencheur pour me faire bouger). Résultat, comme s'il fallait compenser, les deux jours suivants (lundi et mardi donc) ont été des plus chargés et j'ai passé mon temps à courir dans tous les sens : projets scolaires à mettre sur les rails, coups de fil et rendez-vous à prendre avec des intervenants, tuteurs de stage et de projet à choisir, licence universitaire à demander une fois les délais dépassés... Bref, un grand classique pour les étudiants. 
 
749a4a2301700b611d00613b29fa75e0.jpgPour me remettre de cette suractivité (qui n'a rien d'exceptionnel, mais je veux encore croire que je n'atteindrai pas les vacances de Noël sur les rotules), ce soir, je sors ! Les Parisiens ont eu le Festival des Inrocks, les Lyonnais ont la chance d'avoir la première édition du festival Just Rock? qui se déroule dans trois salles (Le Sirius, le CCO et le Transbordeur).
Une programmation très alléchante qui se produit dans des salles lyonnaises très sympathiques, forcément, je saute sur l'occasion ! Ce soir, je serai donc au Sirius, la péniche rockeuse des berges du Rhône, pour applaudir Calc et Pokett, décrits ici.
Je craque vraiment pour le dernier clip de Pokett (membre actif du forum popnews), qui a l'air d'avoir été réalisé par Gondry :
 
 
 I don't - The Peak
 
Mais au départ, j'y vais pour Calc, dont les deux chansons sur leur page MySpace sont vraiment chouettes. Une très bonne soirée en perspective donc, en attendant samedi, avec le clou du festival au Transbordeur : Andrew Bird, Rhesus, Syd Matters, Selar, The Green Olive et Loney Dear. Je vous rassure, je ne les connais pas tous non plus (je n'ai déjà vu que les deux premiers en concert, et j'aime beaucoup Loney Dear et Syd Matters), mais pour avoir un aperçu de ce que promet la soirée, il suffit de cliquer ici. La soirée rappelle la clôture des Inrocks, mais avec des groupes lyonnais en plus ^^
 
A noter que les deux autres soirs sont très attractifs également, mais le jeudi (avec BB Brunes, Fake Oddity et Stuck in the Sound) est déjà complet et le vendredi (Hey Hey My My et Amélie), je suis au Festival du Film Court de Villeurbanne, dont je parlerai peut-être par la suite.