29.11.2007

Humeurs

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Décidément, je n'aime pas le mois de novembre... un mois où le ciel reste blanc la plupart du temps et où il ne fait beau que lorsque l'air est glacial, où rien ne vient égayer ce mois cotonneux et brumeux...
où il faut courir après le temps sans pouvoir profiter, où les réveils sont difficiles par manque d'envie de débuter une nouvelle journée, où le tourbillon des obligations prend le pas sur le reste...
où tout me paraît médiocre, où je ne suis pas efficace, où je m'assoupis sur mon lit en pleine journée, où je suis souvent insatisfaite, où je n'arrive pas à contenter tout le monde.
 
Une boule de colère, de frustration et d'énervement qui occulte les moments agréables et gâche rapidement les relations au moindre faux pas...
L'impression de ne plus arriver à approfondir ce que je fais, de ne traiter tout cela que superficiellement, pour un résultat correct, mais loin d'être enthousiasmant...
Le découragement en pensant à tous ces mails et lettres auxquels il faudrait que je réponde, sans parvenir à réunir le temps et l'envie, ces CV et lettres de motivation qu'il faudrait que je recommence déjà à rédiger, ces personnes qu'il faudrait que je recontacte, en me demandant si c'est à moi de le faire à chaque fois... 
Et plus prosaïquement, la fin du mois et l'attente du virement du mois prochain, pour cause de dépenses imprévues et de chèques oubliés débités au mauvais moment.
 
Besoin de faire une pause à la période de l'année la plus improbable, envie de m'occuper de moi, mais pas de faire les efforts inévitables pour y arriver.
Envie de me rouler en boule dans une douceur ouatée et d'oublier le reste : les disputes, les délais incompressibles, les obligations familiales... les causes et les crises nationales qui défilent toutes les semaines, l'hyperactivité et le mécontentement ambiants...
 
Rââââh ça fait quand même du bien de se plaindre de tout ça, malgré le ton dramatique et englué de cette note. C'est dans l'air du temps et je n'avais pas encore eu mon tour (la grève contre la loi d'autonomie des universités en école d'ingénieur, haha).
Vivement décembre ! 

01.10.2007

Apologie de l'égoïsme

07e88bb9fcf30fe324b75998d8279de7.jpgIl faut savoir faire des concessions pour sociabiliser et chacun doit y mettre du sien pour qu'une relation, quelle qu'elle soit, fonctionne. Là-dessus, je pense que tout le monde est d'accord et de toute façon, je ne vais faire la morale à personne. Seulement, il ne faut pas s'oublier dans ses compromis et je pense qu'en cas de coup dur, le moins douloureux est de faire preuve d'égoïsme.

Mon égoïsme consiste en fait à être à l'écoute de ses propres besoins et de ses propres limites. Il est aussi long et difficile d'établir une relation de confiance avec une autre personne qu'il est extrêment simple de la briser : un manque d'attention sur le long terme ou une trahison brutale, vive. En amour, la souffrance que peut générer une situation de danger, lorsque l'on entrevoit pour la première fois très clairement, très cruellement la possibilité que cette relation s'arrête demain, est accentuée par le sentiment d'injustice et l'attente, impuissante, où l'on oscille entre l'espoir et la terreur d'une rupture, avec tout ce que cela implique. Faire face est terriblement douloureux, comme lorsqu'on arrache un pansement (mais en permanence, toute la journée et même la nuit), car il est très difficile d'accepter de ne plus être aimé(e) de la personne à laquelle on tient, mais cela finit par s'estomper. La douleur est le meilleur indicateur pour savoir ce qu'on est capable de supporter, d'accepter et d'accomplir, pour ne pas y laisser trop de plumes et ne pas se renier. Et parvenir à déterminer ce dont on a besoin, jusqu'où on est prêt(e) à aller pour arranger la situation, ou au moins pour se sentir mieux, est le seul moyen que je connaisse pour relever la tête, pour passer un dernier accord ou tourner définitivement la page.

Faire le point, peser le pour, le contre, trouver les raisons de se battre ou au contraire d'abandonner car cela apporte plus de mal que de bien, poser de nouvelles conditions, s'y tenir de manière ferme et intransigeante, et claquer la porte si elles ne sont pas acceptées, même si ce n'est jamais facile de rationnaliser dans cette situation, de la même façon qu'il devient pratiquement absurde de se nourrir ou de se concentrer sur une autre chose, surtout scolaire. Tout faire pour ne pas s'en vouloir, pour avoir essayé et ne pas avoir de regrets à ruminer. Pouvoir repartir sur des bases saines, avec la même personne ou une autre, car le reste continue...

A froid, quatre mois plus tard, toujours ce petit pincement au cœur, cette blessure pas encore complétement guérie. Mais mon histoire se termine bien. Ou plutôt, a repris son cours jusqu'à la prochaine étape à surmonter (restons lucide), et c'est de cette façon qu'elle se renforce, qu'elle justifie certains sacrifices, consentis, et qu'elle existe réellement.

 

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Mes déboires technologiques continuent... coller F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E Pulp dans la barre de recherche de Deezer