29.11.2007
Humeurs

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01.10.2007
Apologie de l'égoïsme
Il faut savoir faire des concessions pour sociabiliser et chacun doit y mettre du sien pour qu'une relation, quelle qu'elle soit, fonctionne. Là-dessus, je pense que tout le monde est d'accord et de toute façon, je ne vais faire la morale à personne. Seulement, il ne faut pas s'oublier dans ses compromis et je pense qu'en cas de coup dur, le moins douloureux est de faire preuve d'égoïsme.
Mon égoïsme consiste en fait à être à l'écoute de ses propres besoins et de ses propres limites. Il est aussi long et difficile d'établir une relation de confiance avec une autre personne qu'il est extrêment simple de la briser : un manque d'attention sur le long terme ou une trahison brutale, vive. En amour, la souffrance que peut générer une situation de danger, lorsque l'on entrevoit pour la première fois très clairement, très cruellement la possibilité que cette relation s'arrête demain, est accentuée par le sentiment d'injustice et l'attente, impuissante, où l'on oscille entre l'espoir et la terreur d'une rupture, avec tout ce que cela implique. Faire face est terriblement douloureux, comme lorsqu'on arrache un pansement (mais en permanence, toute la journée et même la nuit), car il est très difficile d'accepter de ne plus être aimé(e) de la personne à laquelle on tient, mais cela finit par s'estomper. La douleur est le meilleur indicateur pour savoir ce qu'on est capable de supporter, d'accepter et d'accomplir, pour ne pas y laisser trop de plumes et ne pas se renier. Et parvenir à déterminer ce dont on a besoin, jusqu'où on est prêt(e) à aller pour arranger la situation, ou au moins pour se sentir mieux, est le seul moyen que je connaisse pour relever la tête, pour passer un dernier accord ou tourner définitivement la page.
Faire le point, peser le pour, le contre, trouver les raisons de se battre ou au contraire d'abandonner car cela apporte plus de mal que de bien, poser de nouvelles conditions, s'y tenir de manière ferme et intransigeante, et claquer la porte si elles ne sont pas acceptées, même si ce n'est jamais facile de rationnaliser dans cette situation, de la même façon qu'il devient pratiquement absurde de se nourrir ou de se concentrer sur une autre chose, surtout scolaire. Tout faire pour ne pas s'en vouloir, pour avoir essayé et ne pas avoir de regrets à ruminer. Pouvoir repartir sur des bases saines, avec la même personne ou une autre, car le reste continue...
A froid, quatre mois plus tard, toujours ce petit pincement au cœur, cette blessure pas encore complétement guérie. Mais mon histoire se termine bien. Ou plutôt, a repris son cours jusqu'à la prochaine étape à surmonter (restons lucide), et c'est de cette façon qu'elle se renforce, qu'elle justifie certains sacrifices, consentis, et qu'elle existe réellement.
23:25 Publié dans Plus personnel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Blabla de fille, journal intime, rupture, égoïsme





