12.09.2009

Phoenixmania

A défaut d'un article écrit, voici une bonne dose de bonne humeur qui donne envie de chausser ses jambières fluo, son fuseau et un T-shirt large pour se trémousser en rythme.

 

06.04.2009

Girls who are boys Who like boys to be girls

Malgré mon expatriation transpyrénéenne (ça a beau être juste, ça sonne vraiment mal), je suis quand même encore les infos en France et j'étais au courant de l'événement lyonnais incontournable de cet été : blur !! Comme beaucoup j'étais agrippée à ma souris, prête à bondir au moment où l'horloge digitale allait passer de 10:59 à 11:00 et cliquer sur le lien pour réserver ma place qui allait se décider à apparaitre.

J'avais plusieurs onglets ouverts de différents sites de réservation, histoire d'en avoir au moins un qui fonctionne et apparemment il n'y avait pas de problème, j'ai commencé ma réservation tranquillement, ou plutôt sans encombre, parce qu'on ne peut pas dire que j'étais super calme. J'ai d'ailleurs traité mon panda roux de tous les noms quand il a décidé de planter en plein milieu de ma réservation (oui, firefox n'est en fait pas un renard mais un panda, j'ai fait des découvertes zoologiques). Mais contre toute attente je n'ai pas perdu mes données en le relançant et j'ai pu faire ma réservation normalement. J'ai envoyé un mail aux amis avec qui je comptais y aller et qui étaient postés devant leurs ordinateurs également pour leur dire que j'avais ma place et sur quel site ça fonctionnait mieux. J'ai un billet pour blur !! Bon, c'est cher, c'est juste pour faire plaisir aux fans car ça fait 9 ans qu'ils se sont séparés et je ne sais pas dans quelle ville je serai pour mon stage à ce moment-là, mais bon, je suis prête à prendre le TGV de 6h pour remonter à Paris et être à l'heure au boulot s'il le faut. Et puis c'est bientôt mon anniversaire.

blur.jpg

Evidemment, une demie-heure plus tard je reçois des mails amers m'annonçant que j'ai bien eu de la chance, qu'ils actualisaient depuis 10h45 pour ne pas rater le début de la mise en vente et que cela n'a pas fonctionné, tous les sites étant saturés. Peut-être que j'ai eu moins de problème en essayant d'y accéder depuis l'Espagne ou peut-être que j'ai simplement cliqué au bon moment. Le fait est que toutes les places disponibles sur internet sont parties en un quart d'heure (peut-être même moins) et que même à la Fnac il n'y en avait plus passé midi et demi. La mauvaise blague est qu'il paraît que les places ont été mises en vente plus tôt (10h45) directement à l'amphithéâtre et qu'elles n'étaient pas limitées au nombre de 2 par personne comme c'était le cas à beaucoup d'endroits. Résultat, les revendeurs s'en sont donné à coeur joie et les ont achetées par dizaines. Maintenant on peut trouver une place aux alentours de 130 € sur eBay et je me trouve bien bête de ne pas en avoir acheté au moins deux, car je n'aurais pas eu de problème à la revendre si jamais j'en avais eu une en trop.

J'ai de la chance, je vais voir blur en concert, mais je me faisais surtout une joie d'y aller avec mes amis, quel est l'intérêt sinon ?

12.07.2008

Lyon rugit la nuit

arton323.jpg
 
Finalement j'y étais. Après avoir longuement hésité, pesté contre l'état de mes finances en oubliant que certains virements (positifs) n'avaient pas été effectués, j'ai pris mon billet pour aller voir la nouvelle clique de Damon Albarn, parce que sinon j'aurais été extrêmement frustrée. Ben oui, seulement 3 concerts dans le monde, Londres, Lyon et New York, un honneur en fait. Vivent les Nuits de Fourvière ! Il faut avouer que cette année la programmation est particulièrement alléchante. L'année dernière j'étais allée applaudir Arcade Fire, mais n'avais pas pu pour The Good, The Bad and The Queen, donc je n'allais pas laisser passer Damon Albarn une 2e fois... Blur, c'est pour moi des vacances à l'île d'Oléron avec des cousins plus âgés dont j'admirais la collection de CD... Les gentils studieux de Blur qui voyagent sur des yachts en chantant nanananana naaa na na contre les bad boys d'Oasis qui photographient des gens de dos, la pochette de Radiohead (The Bends) que je trouvais particulièrement moche et qui me mettait assez mal à l'aise, les dilettantes un brin déjanté de Supergrass, des tubes sans en avoir l'air. Aaah 1995, ce n'était quand même pas si mal... Je ne peux pas dire que j'ai grandi avec Blur puisqu'à 11 ans, c'était encore un peu tôt de sauter en criant "Woohoo ouèn aïe fil ivi metaul", mais j'ai quand même vécu la fin du groupe et la formation de Gorillaz comme une trahison.
 
Depuis, j'ai pardonné à Damon et The Good, The Bad and The Queen (avec un ancien des Clash et de The Verve !) promettait un retour au pop-rock. Promesses tenues, même si ce n'était pas ce à quoi je m'attendais (il faut que j'arrête de croire que Blur va revenir uniquement parce qu'il y a le même chanteur). Donc je me suis dit qu'il pouvait bien m'entraîner dans son trip malien, me faire aimer de la soul, trémousser sur une fanfare funk, découvrir l'afro beat et me reposer sur du folk.
 
Un très beau concert, le cadre du théâtre romain aidant à la complicité, où les musiciens maliens font les percussions pour la chanteuse soul, les cuivres de la fanfare américaine accompagnent le batteur Tony Allen, M. Albarn apporte sa touche pop légèrement rétro avec son harmonium et son mélodica. Un joyeux mélange des genres et des styles.
 

Damon Albarn présente Honest Jons Revue
 
 
Mais ce qu'on ne voit pas dans la vidéo, c'est l'impro après le concert des gars pleins d'énergie du Hypnotic Brass Ensemble, à côté de la buvette. Absolument géniaux sur scène, avec leur gestuelle très marquée hip hop, alors que les fanfares, ça me rase d'habitude, ils nous ont offert une demie heure de rab, où tous ceux qui n'avaient pas filé trop vite dansaient sous la pluie autour d'eux. Il faut imaginer une sorte de slam, mais avec des trompettes, des trombones à coulisse, un tuba et une batterie. C'est au milieu de cette effervescence euphorique que Damon Albarn est arrivé et s'est joint à la foule. Je me suis retournée et il était en face de moi, bougeant en rythme comme les autres. Un vraie rêve de groupie en délire ("C'est le plus beau jour de ma vie maman, il a touché ma main" © Petit Journal). Les gens ont fini par réaliser que c'était lui, les filles lui ont demandé des autographes et les garçons l'ont pris en photo, je m'en suis bien gardée même si je ne me serais probablement plus lavée la portion de bras qu'il aurait pu signer. Mais j'ai eu droit à une bise d'un joueur de trombone à coulisse, un "high five" et même à une poignée de mains (comprendre le genre avec un code où il faut d'abord se taper les poings, puis faire glisser les mains l'une contre l'autre et serrer ensuite... je vous laisse imaginer à quel point j'ai pu être ridicule, mais rien n'était grave ce soir-là).
 
Une soirée que je ne suis pas prête d'oublier, merci M. Damon Albarn...
Pour les autres, il ne vous reste quà aller les voir à New York hin hin hin ;-) 

23.04.2008

Sheffield rocks

En 2003, les Arctic Monkeys se formaient grâce à des cadeaux de Noël bien choisis : des guitares électriques. Le groupe se fait connaître petit à petit grâce à des concerts dans des bars et surtout grâce à sa page MySpace, les premiers à avoir lancé ce phénomène il me semble (ou alors juste après Lily Allen).
En 2005, à 19 ans, ils explosent avec ça :
 
 
I bet you look good on the dancefloor - The Arctic Monkeys 
 
En live, on sent les limites de la voix du chanteur, mais un tel concentré d'énergie et d'efficacité en un seul morceau, wahou ça décoiffe (et puis alors avec l'accent cockney en plus...). Numéro 1 des charts au Royame-Uni, ils battent le record de vente de disques en une heure et en une journée avec leur 1er album Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, mieux que les Beatles. L'Angleterre a trouvé, pour la 3e fois de l'année, son nouveau groupe révélation. Je charrie, mais il faut avouer que la presse anglaise a tendance à s'enflammer un peu vite.
De notre côté de la Manche, au même âge nous avons les Naast et les BB Brunes, alors on peut pleurer.
Mieux vaut se consoler en chorégraphies hasardeuses dans sa chambre ou son salon :   
 
 
Après une tournée mitigée aux Etats-Unis, suite au mauvais accueil des critiques, ils reviennent en 2007 avec un deuxième album : Favourite Worst Nightmare. Toujours énergique, mais plus abouti que le précédent, avec des mélodies plus complexes, une voix mieux maîtrisée et un plus gros budget ;-).
Ils attaquent fort avec Brianstorm, le titre d'ouverture, avec ses riffs de guitare très reconnaissables : 
Puis calment le jeu avec le tube de l'album, Fluorescent Adolescent (gentil, mais un peu plat) : 
L'autre single, Teddy Picker, plus réussi (ici en live à Gastonbury) et enfin, 505, le dernier titre et probablement le meilleur, pour prouver qu'ils savent aussi faire des ballades :
 
 
 
 
J'ai commencé à écouter réellement ce groupe peu avant la sortie de leur 2e album, sans les prendre vraiment au sérieux. Une espèce de phénomène médiatique qui fait crier les filles, un Tokio Hotel amélioré en quelque sorte. Mais j'étais forcée de constater que j'aimais bien, que les morceaux me donnaient une furieuse envie de me trémousser et qu'il me donnaient du punch pour la journée. Bon, j'aimais bien, mais ils faisaient partie de mes passions coupables dans ma discothèque, le genre de CD qu'on ne se vante pas de posséder, pour lesquels on est toujours obligé de trouver plein de défauts pour se justifier, dire que oui, on l'a acheté, mais que c'était par curiosité, qu'il n'a pas encore assez de maturité et que le dernier Radiohead est le summum absolu de la musique anglaise (alors que je commence à trouver ça chiant ;-)).
 
Mais alors qu'est-ce qu'on fait quand on a 22 ans, qu'on a raflé toutes les récompenses possibles et imaginables dans son pays, et ce deux fois de suite ?
On fait une petite pause et on en profite pour se plonger dans des projets annexes. Ainsi, le chanteur Alex Turner a appelé son copain Miles Kane des Rascals from Liverpool pour se lancer dans l'aventure des Last Shadow Puppets. Ils ne font pas les choses à moitié, car ils se paient le London Metropolitan Orchestra avec les arrangements d'Owen Pallett, le violoniste de Final Fantasy, un copain d'Arcade Fire.
Leur album, The Age of the Understatement, est sorti il y a 2 jours et je me suis jetée dessus. Pour le moment, j'aime beaucoup, c'est plus travaillé, sans devenir pompeux (malgré l'orchestre à corde), et je trouve l'écriture plus soignée aussi. Il me faudra un peu plus de recul pour avoir un jugement plus précis, mais je vous laisse vous faire votre propre opinion avec le single :
 
 
The Age of the Understatement - The Last Shadow Puppets 
 
 
Pour ceux qui veulent voir les autres vidéos, c'est ici.

18.03.2008

Enjoy the Loir et Cher

Je m'apprête à partir pour 2 jours, mon train est dans 3/4 d'heure et mon sac n'est pas encore bouclé, non je ne suis pas à la bourre.
Mais avant de m'absenter pour des raisons sportives (dont je me vanterai si je ne suis pas ridicule), je vous laisse en compagnie de deux acolytes.
J'avais dit qu'une note musicale de qualité était en cours, mais j'ai une autre perle à vous faire partager. Une perle qui a beaucoup d'humour, contrairement à ce que je vous ai présenté la dernière fois.
 
Le nom du groupe : Delpech Mode, mi-delpech, mi-mode. Ou explicité plus clairement : les textes de Michel Delpech sur la musique de Depeche Mode... 
Cela donne donc par exemple les paroles de Loir et Cher, sur la musique d'Enjoy the Silence...
 
Je suis fan, même si je suis consciente que c'est complètement débile... j'adore le concept et l'esthétique des clips vaut le détour.
Toutes leurs chansons sont visibles ici
 
Enjoy the musique ! 

05.03.2008

Le meilleur du pire

Aujourd'hui, une note musicale où je vais pouvoir faire preuve de méchanceté et me moquer de gens qui ne m'ont rien fait, mais qui l'ont bien cherché. C'est gratuit, c'est lâche, mais qu'est-ce que c'est plaisant ! (hin hin hin)
 
Je ne vais vous proposer que du lourd, souvent déjà largement connu, une sorte de Worst of music, et qui selon moi vaut vraiment le détour. Mieux que le Space Mountain : de l'effroi, du frisson et surtout une bonne tranche de rigolade.
 
Commençons par le roi du ridicule, qui se roule nu dans des peaux de bêtes entouré de gourdasses, le sex symbol moustachu qui ne quitte jamais ses lunettes de soleil, j'ai nommé Günther accompagné des Sunshine Girls !
Je vous laisse juger sur pièce (je préviens quand même que le clip est censuré sur youtube et dailymotion).
 

Günther & The Sunshine Girls - Ding Dong Song

 
Ensuite, je vous annonce le grand retour des 2B3 ! Bon, je vous rassure quand même, ils ont réellement fini par partir un jour et espérons qu'ils ne reviennent jamais, mais leurs successeurs sont déjà là. Les Kiss Cool n'auront probablement pas le même succès que leurs aînés, mais je vous laisse apprécier la profondeur des paroles, la chorégraphie et l'accréditation "djeunes" avec les 20 secondes rapées (la musique, pas les carottes).
 

 
Kiss Kool - Parce qu'on est jeune
 
  
Dans la même veine, les filles ne sont pas non plus épargnées. Prenez le parolier d’Alain Delon (!), d’Hélène Ségara, de Sylvie Vartan, de Natasha St-Pier et de Mireille Mathieu qui s'essaie à un texte sur les chats (les tchats, on laisse les animaux tranquilles ici), et vous aurez un aperçu des dégâts. La pauvre Tessa Martin n'avait certainement pas mérité cela, car c'est terriblement efficace pour se griller (attention, cette chanson a un fort potentiel pour vous rendre dingue : la mélodie peut vous poursuivre des heures) : 
 

 
Tessa Martin - Terriblement efficace 
  
 
Pour terminer en restant chez nos amis geek, il ne faut pas rater Basshunter, un bellâtre suédois qui chante à la gloire de DotA (les fans de Warcraft seront attendris) et du robot qui modère les chats IRC. Basshunter est tout de même un précurseur car il s'essaie à la tecktonik sur un pédalo bien avant que ce ne soit à la mode et en plus il conduit des gros kart et est copain avec les videurs de boîte. Bon, par contre, il a l'air d'apprécier les blondasses décolorées, et ça ce n'est pas très innovant...
Je vous ai trouvé une vidéo avec les sous-titres pour apprécier les paroles ;-)
 

Basshunter - Boten Anna

 

04.01.2008

So lonely, so lonely, so lonely, I feel lonely, I'm so lonely

De retour de Paris, et envie d'y retourner immédiatement. Pas pour la ville, non, je la connais déjà et malgré tous ses attraits, ce n'est pas la raison pour laquelle je monte. Envie d'y retourner car j'effleure une vie à deux à laquelle je n'ai pas droit, mais qui me séduit, ce qui rend le retour d'autant plus injuste à chaque fois.
 
Heureusement, pour supporter le voyage en TGV, j'ai mes playlists de voyage qui m'accompagnent. Je me concocte ma propre musicothérapie, essentielle pour affronter les coups de blues et déprimes.
Voici donc trois listes, qu'il faut s'imaginer écouter en regardant le paysage défiler par la fenêtre, chacune représentant un remède différent.
 
La première, sorte de medley de tout ce que j'aime, même si j'en oublie certainement trop. Gros coup de cœur pour St Petersburg des Supergrass, qui s'adapte parfaitement au rythme d'un voyage, un côté un peu nostalgique dans la mélodie, mais malgré tout optimiste (et les paroles conviennent bien). 
 
free music
 
 
La deuxième, plutôt orientée ballades, ensemble de chansons plus ou moins émouvantes (selon moi) et à n'écouter que lorsque l'état d'esprit s'y prête. Pour ma part, cela me fait parfois du bien d'écouter de la musique passablement déprimante quand je ne vais pas bien, c'est ce que j'appelle ma "musicothérapie du pire". Et comme c'est mon vrai coup de cœur de ma musique à emporter pour voyager, j'y ai remis St Petersburg.
 
free music
 
 
Enfin, la troisième est au contraire idéale pour se remonter le moral. Je n'ai pas forcément choisi ces chansons pour leur qualité, mais parce qu'elles me donnent furieusement envie de fredonner les paroles, d'improviser des chorégraphies hasardeuses dans ma chambre et qu'elles me donnent la pêche. Songs to be happy en somme ^^ 
 
 
free music
 
 
Une sélection qui, je l'espère, vous plaira et qui finalement est très personnelle. J'ai l'impression de beaucoup plus me révéler en partageant mes goûts musicaux et mon rapport à la musique qu'en racontant ma vie... Donc, si cela vous plaît ou si vous avez des propositions pour enrichir ma culture musicale, dites-le moi, sinon... abstenez-vous, je ne tiens pas à perdre confiance en moi ;-)
 
Sur ce, je vais me soigner avec la #3. 

14.11.2007

Rattrapage

Retour à mon clavier pour une nouvelle note. Ma surfeuse de canapé australienne est partie vendredi soir, l'appareil photo plein de belles images, et après nous avoir fait rire pendant 3 jours. Peut-être le contrecoup de ces quelques jours un peu sportifs avec quelqu'un qui campe dans ma chambre, mais le fait est que le week-end dernier, je n'avais envie de rien. Pour une fois il faisait suffisamment moche samedi pour que j'aille faire un tour à la Biennale d'Art Contemporain, mais impossible de trouver l'envie et la motivation suffisantes pour aller jusqu'au Musée d'Art Contemporain... j'ai préféré rester tranquillement chez moi à boire du thé ou des infusions et à regarder des DVD, une vraie "couch potatoe", mais sans les chips. Je suis quand même allée manger chez des amis samedi soir, mais honnêtement, c'était bien parce que j'avais accepté l'invitation deux semaines plus tôt (soirée très sympa comme c'était prévisible, ne manquait que le déclencheur pour me faire bouger). Résultat, comme s'il fallait compenser, les deux jours suivants (lundi et mardi donc) ont été des plus chargés et j'ai passé mon temps à courir dans tous les sens : projets scolaires à mettre sur les rails, coups de fil et rendez-vous à prendre avec des intervenants, tuteurs de stage et de projet à choisir, licence universitaire à demander une fois les délais dépassés... Bref, un grand classique pour les étudiants. 
 
749a4a2301700b611d00613b29fa75e0.jpgPour me remettre de cette suractivité (qui n'a rien d'exceptionnel, mais je veux encore croire que je n'atteindrai pas les vacances de Noël sur les rotules), ce soir, je sors ! Les Parisiens ont eu le Festival des Inrocks, les Lyonnais ont la chance d'avoir la première édition du festival Just Rock? qui se déroule dans trois salles (Le Sirius, le CCO et le Transbordeur).
Une programmation très alléchante qui se produit dans des salles lyonnaises très sympathiques, forcément, je saute sur l'occasion ! Ce soir, je serai donc au Sirius, la péniche rockeuse des berges du Rhône, pour applaudir Calc et Pokett, décrits ici.
Je craque vraiment pour le dernier clip de Pokett (membre actif du forum popnews), qui a l'air d'avoir été réalisé par Gondry :
 
 
 I don't - The Peak
 
Mais au départ, j'y vais pour Calc, dont les deux chansons sur leur page MySpace sont vraiment chouettes. Une très bonne soirée en perspective donc, en attendant samedi, avec le clou du festival au Transbordeur : Andrew Bird, Rhesus, Syd Matters, Selar, The Green Olive et Loney Dear. Je vous rassure, je ne les connais pas tous non plus (je n'ai déjà vu que les deux premiers en concert, et j'aime beaucoup Loney Dear et Syd Matters), mais pour avoir un aperçu de ce que promet la soirée, il suffit de cliquer ici. La soirée rappelle la clôture des Inrocks, mais avec des groupes lyonnais en plus ^^
 
A noter que les deux autres soirs sont très attractifs également, mais le jeudi (avec BB Brunes, Fake Oddity et Stuck in the Sound) est déjà complet et le vendredi (Hey Hey My My et Amélie), je suis au Festival du Film Court de Villeurbanne, dont je parlerai peut-être par la suite. 

30.10.2007

Deutsche Rockmüsik #2

Voici la suite ! Je vous ai parlé ici de quelques groupes allemands que je connaissais et qui, selon moi, méritent au moins un petit coup d'oreille. Je vous présente maintenant trois groupes que j'ai découvert pendant mon séjour à Berlin le mois dernier, grâce à une Allemande fan de rock indépendant et dont j'ai longuement jalousé la collection de vinyls et CDs...
 
Tout d'abord, un groupe majeur pour la scène indépendante allemande : Tocotronic. Jan Müller (basse), Arne Zank (batterie) et Dirk von Lowtzow (guitare et chant) nous viennent de Hambourg et ont fondé leur groupe en 1993. Plus ou moins considérés comme le "Nirvana allemand", ils ont choisi leur nom en référence à l'ancêtre de la Game Boy de Nintendo : Tricotronic, un nom qui laisse supposer que nous avons affaire à un groupe de geeks... Eh bien nous ne sommes pas loin de la réalité, puisqu'en bons indie nerds, leur premier album, de 1995, s'appelle Digital ist Besser (le digital, c'est mieux) et ils ont remis le vieux survêt' Adidas au goût du jour en Allemagne, ce qui donne à peu près ça :
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Pas évident de retrouver cette photo, puisque leur style vestimentaire s'est sensiblement amélioré depuis cette époque... 
 
En plus d'avoir inspiré de nombreux groupes actuels (comme Kettcar) et représenté l'apogée de la Hamburger Schule (littéralement Ecole de Hambourg, en référence à la Frankfurter Schule, groupe de philosophes), ils sont également connus pour leur engagement politique. Malgré les nombreuses sollicitations de majors pour les faire signer chez eux, ils ont longtemps résisté à ce système en restant sous le label hambourgeois "L'âge d'or" qui a malheureusement fait faillite récemment. Leur dernier album, Kapitulation, est ainsi sorti cette année sous le label Vertigo Be (Universal).
 
 
Freiburg - Digital ist Besser (1995)
 Un cri de haine envers les étudiants de Fribourg, trop propres sur eux et donneurs de leçons ;)
 
 
 
Jackpot - K.O.O.K. (1999)
Un live du Reeperbahnfestival de Hambourg
 
 
 
Kapitulation - Kapitulation (2007)
Leur dernier clip... relativement clair. 
 
Pour finir, un article (en français !!) un peu ancien mais complet qui vous donnera plus de précisions sur le groupe : ici. Il est particulièrement difficile de trouver des articles de qualité sur ces groupes, comme vous pouvez vous en douter.
 
Pour les suivre : leur site officiel, leur page Myspace et un article sur Wikipédia (en allemand). 
 
 
La suite va être plus difficile à vour présenter, puisque les groupes étant beaucoup moins connus, il est moins facile de trouver des sites appropriés... Et puis je les connais moi-même beaucoup moins bien.
Tchi, un groupe formé il y a une dizaine d'années par Jan Reichelt, Dennis Frank et Eike-Christian Heine et originaire de Braunschweig en Basse-Saxe (dont la capitale est Hanovre). La cambrousse allemande par rapport à Hambourg donc et comme souvent, les artistes qui s'ennuient créent des choses intéressantes (il n'y a qu'à regarder du côté des Anglais ;-)). Impossible de vous trouver des vidéos sur youtube ou dailymotion, et à vrai dire, je ne suis pas sûre qu'il en existe au milieu de toutes les versions de Tchi Cum Bah des Superbus. Cependant, leur page MySpace est active et je les ai même trouvés sur une autre plateforme que je ne connaissais pas : VIRB°, une sorte de MySpace, mais en plus classe je trouve, où l'on peut mettre tout ce qui nous chante (photos, vidéos, blogs...). Justement, en parcourant cette page je suis tombée là-dessus : Schöne Grüße - stehen stolpern
 
Vous pourrez donc trouver tout ce qui vous intéresse sur leur page MySpace et leur VIRB° (leur dernier album stehen stolpern est bien sympa et à écouter en partie sur cette page).
 
 
Enfin, probablement le groupe que je préfère des trois : le mobilé, un groupe berlinois composé de Frank Neuer (basse), Marius Beutel (guitare), Peer Göbel (chant, guitare) et Ralf Neuer (batterie). Si l'on peut percevoir, encore et toujours, l'influence de Tocotronic, je pense qu'elle réside plutôt dans le déclencheur, c'est-à-dire que ce groupe s'est lancé car d'autres l'ont fait avant eux, en allemand et avec une musique et des textes travaillés. La direction choisie ensuite est différente, même si l'on retrouve chez ces deux groupes un côté dilettante, Tocotronic a des convictions politiques et des revendications quand mobilé cultive une mélancolie touchante et varie l'utilisation de ses instruments (écouter la version acoustique de Solitär). Plus proche des groupes/artistes indépendants anglophones (je pense notamment à Mogwai), mobilé s'ancre et persiste dans vos oreilles grâce à ses mélodies et ses arrangements relativement simples et cette voie tellement particulière. Personnellement, je ne reste pas insensible à la mélancolie, pas forcément morose d'ailleurs, qui s'en dégage et même sur les morceaux plus électro.
Un petit passage par leur discographie :
Nennen wir es den Tag (2003)
Kartographie (2006) (plus rock)
Tschaikowski (2007) (plus instrumental)
 
 
 
Solitär - Kartographie
 Le single de l'album, très efficace.
 
 
 
Svont - Lieder, um sie auf das Ende eines Mixtapes zu machen
Album solo de Peer Göbel, le chanteur, composé de chansons courtes pour terminer les cassettes ^^
NB : je ne sais pas d'où lui vient cette obsession pour les dinosaures en plastique. 
 
 
Pour finir, vous pouvez les trouver sur leur site officiel et leur page MySpace. A écouter sans modération !  
 
Et pour les plus curieux, un autre groupe à découvrir intéressant également, mais dont je n'ai pas le temps de parler : die Sterne (ici et ).
Et pour rire un peu, parce que tout ceci est un peu trop sérieux, je vous présente les concurrents de Tokio Hotel : Cinema bizarre (non, tous les Allemands ne se baladent pas comme ça dans la rue, je vous assure !)... et en plus, je crains qu'ils commencent à avoir du succès en Europe eux aussi (et honnêtement, je préfère les premiers).
Voilà, j'espère que cette incursion en Allemagne vous aura plue, je vous ai proposé des alternatives à la soupe à laquelle on a ou va avoir droit sur les ondes, faites vos choix !

12.10.2007

Deutsche Rockmüsik #1


04c1e1a27fd2b1e01dee1321855ba9a1.jpgComme promis, voici ma note concernant la musique allemande, et plus précisément la musique pop et/ou rock en Allemagne. Pourquoi ? Parce qu'elle est malheureusement plutôt méconnue chez nous, ou alors mal représentée... Non, le rock allemand ne se limite pas à deux groupes et une chanson : les vieux métalleux de Rammstein (un bon défouloir au second degré cela dit), les jeunes gothico-manga-glam de Tokio Hotel (qui donnent du boulot au Goethe Institut, c'est déjà ça ;-)) et 99 Luftballons. Je vais donc commencer par vous présenter trois groupes que je connaissais avant d'aller à Berlin cet été, trois groupes qui me paraissent plus représentatifs de ce que l'Allemagne a à offrir, musicalement parlant. Les découvertes viendront dans une prochaine note, comme je peux être très bavarde, je pense que c'est mieux pour éviter la dispersion ^^
 
Commençons chronologiquement. Le premier groupe n'est pas le meilleur, mais il témoigne de l'époque punk de Berlin (Ouest) dans les années 80 et je les trouve plutôt sympathiques car ils ne se prennent pas au sérieux et au moins ils ont toujours chanté en allemand. Die Ärzte, ou Les Docteurs (je n'ai pas dit que c'était toujours de bon goût ;-)), est composé de Farin Urlaub, le chanteur aux cheveux péroxydés (ou bleus ou rouges selon les époques), Bela B. à la batterie et Rod, le bassiste chilien. Ils sont populaires en Allemagne et connus pour leur militantisme politique : profondément antifascistes, beaucoup de leurs textes attaquent les néo-nazis, qu'ils jugent être des idiots en manque d'affection dans la chanson qui les a rendus célèbres, Schrei nach Liebe (littéralement : "cri après l'amour"). Plus récemment, Die klügsten Männer der Welt ("les hommes les plus intelligents du monde"), dénonce le pouvoir et l'arrogance des chefs d'Etat. Mais "Die beste Band der Welt" ("le meilleur groupe du monde"), comme ils s'amusent à se définir, possède aussi quelques ballades à son répertoire, avec les thèmes très classiques de l'amour et de la rupture : Mach die Augen zu ("ferme les yeux"), notamment.
Bien entendu, tout est en allemand, donc pas forcément très accessible pour nous pauvres Français nuls en langues étrangères, mais les clips retranscrivent assez bien l'esprit et il est toujours temps de se remettre à la langue de Goethe ;-).
 
 
Schrei Nach Liebe 
 
(regardez bien les petites têtes qui défilent au-dessus des paroles)
 
Mach Die Augen Zu (und küß mich...) 
(oui, c'est très kitsch ;-), mais cela date de 1993) 
 
  Pour les suivre : leur site officiel (intégralement en allemand) et leur page Myspace (mais elle n'est pas vraiment à jour).
 
 
Ensuite, je vous présente les Wir Sind Helden ("nous sommes des héros"), composé de Judith Holofernes (guitare, chant), Jean-Michel Tourette (claviers, guitare) et Pola Roy (batterie), qui se sont rencontrés en 2000 lors d’un séminaire sur la musique pop à Hambourg. Rejoints plus tard par Mark Tavassol (basse), ils participent au renouveau de la "NDW" ("Neue deutsche Welle" ou nouvelle vague allemande) initiée il y a quelques années de cela par la chanteuse Nena (eh oui, encore elle) et définissent leur musique comme un mélange de "28 % de sons synthétisés, 34 % de punk et 38 % de pop". Mélange qui plaît beaucoup en Allemagne, puisque le groupe se classe souvent en tête des ventes. Le groupe est d'ailleurs reconnu pour l'originalité de sa musique et de ses clips, ainsi que de ses textes, drôles et réalistes. L'exemple le plus amusant pour nous est la chanson Aurélie, qui relate les déboires d'une Française en Allemagne qui a du mal à surmonter les différences culturelles, notamment dans le domaine de la séduction...
Et bonne nouvelle, le groupe n'a pas l'intention de rester cloîtrer dans ses frontières et compte s'attaquer à la France (l'attaque a déjà débuté puisqu'ils étaient en concert à Paris fin septembre). En effet, trois des membres du groupes sont francophones, quelques chansons sont déjà sorties en version française (Von Hier an Blind, rebaptisée Le videGuten Tag et Aurélie justement) et leur dernier album Soundso sort le 22 octobre en France. Et deuxième bonne nouvelle pour les non-germanophones, le site francophone du groupe a traduit (littéralement) les paroles (ici pour Aurélie).
Pour l'appréciation personnelle, je les ai vus sur scène au Sziget Festival de Budapest et c'est extrêmement plaisant de voir un groupe généreux, qui dialogue avec son public, établit une vraie complicité et s'amuse avec ses chansons en inventant différentes versions. En clair, j'ai adoré !
 
Et maintenant quelques morceaux choisis pour vous faire une idée :
 

Nur ein Wort - Von Hier An Blind
"Juste un mot", un clip créatif et un gros tube en Allemagne en 2005
 
 
 
Aurélie - Die Reklamation
La qualité n'est pas fabuleuse, mais c'est le seul clip que j'ai trouvé.
 
 
 
Denkmal - Die Reklamation
"Hymne de la génération 2000 allemande" paraît-il, un live de "Monument". 
(j'ai privilégié la qualité sur l'ambiance...) 
 
 
Toutes les infos sur le groupe : le site officiel, le site francophone, la page Myspace et tous leurs clips ici (ne pas faire attention au reste du site...).
 
 
Le dernier groupe que je vous présente cette fois-ci s'appelle Kettcar (une marque de voitures à pédales pour enfants si certains se demandent) et est originaire de Hambourg. Il faut savoir que la plupart des (bons) groupes vient de cette ville, car la scène locale est très active (et je vous parlerai la prochaine fois de Tocotronic qui a lancé le phénomène et inspire tous les nouveaux). En général, ceux qui vont à Berlin pour réussir sont moins intéressants.
Bref, Kettcar est composé de 5 musiciens, dont Marcus Wiebusch (chant et guitare) et Reimer Bustorff (basse et chant/chœur), les fondateurs. Au départ orienté punk avec le groupe But Alive ! dans les années 90, Marcus Wiesbuch s'est tourné vers le rock à la sauce hambourgeoise (un peu pop, mais différent des groupes britanniques). Ce groupe rencontre pas mal de succès en Allemagne, mais reste confidentiel en France, car ils chantent intégralement en allemand et ne cherchent pas à s'exporter. Ils sont toutefois à signaler, car leur musique est riche et leurs textes travaillés, même si tout le monde ne peut pas l'apprécier. Voici d'ailleurs un article dithyrambique à leur sujet de Pop-Rock.com à propos de leur dernier album Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen
 
 
 
Deiche - Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen 
Une de mes préférées
 
 
 
48 Stunden - Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen 
 
 
 
Balkon gegenüber - Du und wieviel von deinen Freunden
 
 
 
Balu - Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen 
  

 Pour plus d'informations : leur site officiel (possibilité d'écouter leur premier album) et leur page Myspace.

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