19.06.2009

En ébullition

Je n'arrête pas de dire que je reviens et je n'y arrive pas. Ce n'est pourtant pas par manque de choses à raconter, mais je n'arrive pas à suivre le rythme et c'est plus facile de laisser les choses traîner...

C'est bientôt fini, 10 mois ici et je ne réalise toujours pas. Ce n'est pas faute de me forcer et de tenter de me préparer pourtant. J'ai des amis d'école en échange dans d'autres pays et qui sont déjà rentrés... et qui dépriment, mais je n'arrive toujours pas à croire que cela va m'arriver aussi. Le problème, c'est que je suis la seule à être en vacances, la plupart de mes amis erasmus ou espagnols ayant encore des "examenes finales" à passer (dans le pire des cas, l'examen porte sur le programme de toute l'année et dure pratiquement 5h, pour repasser les 2 partiels). D'ailleurs, je m'en vais avant que certains en aient terminé avec ces réjouissances scolaires de fin d'année... j'ai l'impression de me faire voler mes derniers jours ici et de ne pas pouvoir en profiter comme il le faudrait puisque tous mes amis ont d'autres choses à faire et que je ne vais pas les obliger à sortir alors qu'ils doivent valider les matières qu'il leur reste. Oui, finalement, même si je suis soulagée d'avoir validé tous mes partiels du premier coup (o/), je suis à contre-courant.

Malgré tous les reproches qu'on peut faire aux études supérieures françaises, mine de rien, elles m'ont préparée à pratiquement n'importe quoi puisque je n'ai eu aucun problème à m'adapter à un nouveau système, de nouvelles notations et même à avoir de bonnes notes. Les particularités du système français sont également la raison de mon départ anticipé puisque nous sommes les seuls à avoir un stage obligatoire. Obligation donc de rentrer suffisamment tôt pour avoir le temps de rapatrier toutes mes affaires (je ne sais toujours pas comment je vais faire en étant limitée à 20 kg de bagages...), de faire un peu de rangement et de repartir. Oui, pour éviter le blues post-erasmus j'ai préféré choisir un stage en dehors de Lyon, parce que je ne pense pas que je serai capable de vivre de nouveau plusieurs mois avec mes parents. Et parce que c'est hyper original, je serai à Paris et j'espère que ce sera bien car je ne sais pas à quoi m'attendre. C'est pratique d'être prise sur entretien téléphonique, mais finalement je n'ai vu personne de l'équipe. D'ailleurs je songe à demander à Caroline D comment il faut que je m'habille pour aller en stage, car ce ne sont pas mes précédentes expériences qui m'y ont préparée.

Mais il n'est pas encore temps de parler de stage, je suis toujours à Madrid, pour une dernière semaine, et j'ai encore l'occasion d'y découvrir des choses. Il y a quelques mois, j'ai décidé de pousser la porte d'un magasin qui m'intimidait un peu et j'y suis restée finalement 1h à m'extasier sur le nombre de foulards et d'écharpes de toutes les couleurs, sur la quantité et la variété des ceintures et les chaussures... Je n'ai rien pris, ni rien essayé ce jour-là, j'étais juste contente d'avoir découvert quelque chose qui en valait la peine, parce que les 3 Zara par rue, c'est pratique et moins cher qu'en France, mais ce n'est pas très rafraîchissant. J'y suis retournée plusieurs fois, ai découvert que c'était une marque espagnole en train de s'implanter dans la capitale et que tous leurs vêtements et accessoires sont fabriqués en Europe (tout le cuir en Espagne évidemment). J'ai commencé par en ramener un sac, puis ensuite un bijou et enfin un cardigan. Hier, après être allée chez le médecin (plus de 9 mois sur place et j'ai besoin d'y aller une semaine et demi avant de partir !) et m'être fait prescrire une crème et une paire d'espadrilles, j'y suis retournée. Comme à chaque fois, j'ai étudié minutieusement chaque modèle, différentes hauteurs de talons, couleurs, coupes, formes. J'ai à chaque fois l'impression d'y faire un achat définitif, donc je fais attention à tous les petits détails. Me voici donc chaussée d'espadrilles, les chaussures les plus confortables du monde (même devant les Birkenstock quand il fait chaud) et en plus elles sont jolies. La boutique s'appelle Hakei (prononcé à l'espagnole "Rakei"). Ce que je préfère n'est pas présenté sur le site, mais cela donne une idée de ce qu'ils font.

Et au moment où je commençais à désespérer de la musique espagnole, j'ai découvert Russian Red, une madilène de 23 ans qui chante en anglais, mais avec une voix qui ressemble à Feist. Elle se fait connaître en Espagne et son joli minois y aide bien il faut avouer. Elle est passée l'année dernière à la Casa Encendida, un centre culturel à 2 pas de chez moi.

 

Et en furetant sur sa page Myspace, j'ai découvert qu'elle passait également pas loin de chez moi pour la fête de la musique, en compagnie des Sunday Drivers (un groupe de Tolède qui chante aussi en anglais). Je les avais déjà entendus en France avec On my mind. Une bonne surprise donc, les Espagnols ne sont pas cantonnés aux choregraphies bizarres à la Aserejé :-)

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