03.04.2009

Tadaam !

Oui bon, je sais. Je suis partie longtemps. Enfin non, pas vraiment, disons que j'ai gelé mon blog quelques temps et l'ai converti en page netvibes. Même pas en fait, simplement en liste de liens pour aller voir les blogs que je regarde régulièrement.
Pourquoi si longtemps ? En fait, j'ai pensé revenir plein de fois, mais plus on s'absente longtemps, plus il est difficile de trouver les mots et quelque chose qui justifie le fait de se remettre à écrire. Je n'ai pas la prétention d'avoir un blog intéressant, enfin pas intéressant dans l'absolu, mais à chaque fois que j'avais une idée pour me remettre en selle, elle me semblait toujours tomber comme un cheveu sur la soupe après tant d'absence. Et puis il y a les excuses faciles : vacances de Noël en décembre et retour à Lyon, examens en janvier et février (oui, c'était très looooong cette année), recherches de stage un brin déprimantes (fichue crise), manque de temps...
Et puis je ne pouvais pas reprendre le 1er avril, on aurait pu croire que c'était une blague.

Mais sinon où j'en suis. Toujours à Madrid, un 2e semestre bien entamé qui va se terminer très (trop) vite, un petit passage à vide car j'ai toujours cru depuis que je suis arrivée ici que j'avais le temps et qu'en fait je risque de ne pas pouvoir faire certaines choses que j'avais prévues avant de partir. C'est normal, c'est classique, mais c'est toujours étrange d'en prendre conscience. Résultat j'enchaîne les voyages, au diable la crise, la bourse Erasmus a considérablement augmenté mon pouvoir d'achat ! Après les plages valenciennes, la Mancha et la Sierra madrilène, je m'envole bientôt pour l'Italie avec des copines. J'aime ma vie en Espagne, mais j'ai besoin de changer un peu d'air et d'arrêter d'avoir peur de ne pas assez profiter. Je ne sais pas comment j'aurais pu trouver le temps en France de sortir moitié moins que cette année, mais je sais déjà que le retour va être difficile et j'ai trop peur de regretter ces moments.

L'après est d'ailleurs encore flou. Je sais que je serai de retour en novembre à Lyon pour terminer mes études, sans savoir si je poursuivrai encore un peu. Je ne me vois pas encore travailler, j'ai déjà fait plusieurs stages et même si la petite paie à la fin du mois et les soirées et week-ends libres sont confortables, je ne suis pas encore prête à lâcher les avantages étudiants. Peut-être que je changerai d'avis en voyant toute ma promo chercher du boulot, mais honnêtement un VIE pour aller construire des barrages au Brésil ou des ponts au Viet Nam me fait étonnamment plus rêver. Bref, entre juin et novembre il faut que je fasse un stage, le stage de fin d'études. De 4 mois. Partir en échange n'a pas que des avantages, dans mon cas cela réduit la durée maximale de mon stage et c'est bien la galère, car un stage de fin d'études de moins de 6 mois est hyper difficile à trouver. D'autant plus quand les entreprises ont maintenant plus de demandes que d'offres.
La quête du stage avait pourtant bien commencé. Un ami en stage à New York pouvait me recommander pour que je prenne sa suite dans un bureau d'études situé à 3 blocks de Time Square, qui en plus payait vraiment bien ses stagiaires. Je me voyais déjà habiter Manhattan ou Brooklyn pendant 4 mois, travailler au 35e étage d'un building vitré et prendre un air blasé en voyant les touristes s'extasier devant l'Empire State Building. Mais voilà, la crise est passée par là et le stagiaire rémunéré est le premier à sauter dans ces cas-là, donc pas de stagiaire cette année et finis mes débuts de New Yorkaise.
Finis aussi les rêves de stage à l'étranger, car c'est trop compliqué quand on n'est pas sur place et qu'on ne sait pas par où commencer à chercher.
Résultat j'ai recentré mes recherches sur Paris. C'est bien aussi, même si moins excitant, je pensais avoir le temps d'y habiter et d'y travailler. Mais l'avantage des difficultés et des désillusions, c'est que cela m'a obligée à me poser la question de ce que je voulais vraiment faire "plus tard". Le stage à New York aurait été génial, mais malheureusement pas dans le domaine où je me voyais travailler. Cela aurait peut-être été l'occasion de changer d'avis ou simplement de confirmer mon opinion, j'avais quand même envie d'essayer, mais les mots New York occultaient un peu trop rapidement ce qui ne me convenait qu'à moitié. Maintenant je ne sais toujours pas exactement ce que je veux faire, en fait il y a heureusement beaucoup de choses qui m'intéressent, mais je me suis enfin fixée sur un secteur qui a priori me fait très envie et cela simplifie déjà beaucoup les recherches et les lettres de motivation !
Maintenant il faut attendre les réponses, relancer régulièrement... c'est pénible et fatigant. Et pourtant ce secteur recrute, donc j'imagine que je ne suis pas la plus mal lotie.

Sinon mes 2 retours à Lyon ont été assez étranges. J'aime ma ville, mais elle ne me manque pas vraiment quand je n'y suis pas, j'ai l'impression d'être à la maison à Madrid aussi. Par contre j'ai à chaque fois eu beaucoup de mal à la quitter. C'est bizarre car je n'ai pas l'impression d'être partie quand j'arrive, j'oublie presque que j'habite ailleurs et je m'y réhabitue instantanément (même si le rythme espagnol se prête peu à la vie française). C'est peut-être dû à la rapidité du trajet, moins de 5h porte à porte. Puis je mesure mon absence en nombre d'étages de Tour Oxygène construits à la Part-Dieu, en nombre de centimètres pris par mon petit frère également (ça y est, il m'a dépassée...), mais aussi par les histoires que me racontent mes amis restés sur place et dont j'ai l'impression de découvrir douloureusement qu'ils continuent à vivre leur vie sans moi. Et le pire, c'est qu'ils ont l'air d'y arriver ! Je ne dois pas être la seule à avoir cette impression très nombriliste que la vie s'est arrêtée dans la ville qu'on a quittée et qui découvre, étonnée, que tout continue à s'y dérouler normalement, sans sa petite personne. Et de la même façon, j'ai un pincement au coeur jusqu'au moment de monter dans l'avion de retour, et dès qu'il atterrit j'oublie de nouveau. Au final, je n'y retournerai que fin mai pour une réunion de famille avant le retour définitif.

Finalement ce retour est un bilan, j'ai l'impression qu'on est un peu tous en train d'en faire en ce moment, ça doit être la saison.
Maintenant je suis dans la phase des préparatifs de voyage, beaucoup plus fun. Je pars mardi pour Venise, puis Florence et enfin Rome (retour le 15 avril vers 13h, juste à temps pour mon interro de structures à 18h ahah) et j'espère bien me gaver de gelati !

Commentaires

Très bon choix l'Italie pour changer d'air, j'y vais d'ailleurs ce weekend !
Bon voyage et bon courage pour tes exams :)

Ecrit par : Cha | 10.04.2009

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