14.09.2008
Mea Culpa
Un mot d'excuse pour avoir terriblement mal géré mon temps cette semaine et m'être retrouvée à compenser une semaine d'inactivité aujourd'hui... Il est donc 23h et je suis encore le nez dans ma valise. Vous l'aurez compris, je pars définitivement demain et j'ai encore une fois été incapable de m'y prendre en avance pour mes bagages... J'ai pourtant bien peur d'oublier des choses, mais j'ai tellement l'impression de partir en vacances (avec des médicaments, des DVD et des tas de câbles pour recharger tout mon bazar technologique) que cela n'a pas l'air si important... Ce qui est amusant, c'est que la dernière fois j'ai emmené mes affaires d'hiver alors que c'était encore l'été à Lyon et qu'aujourd'hui, je remplis ma valise de vêtements d'été qui ne m'ont été d'aucune utilité ces derniers jours...
Bref, je suis à la bourre, crevée par ma journée (mais heureuse d'avoir eu le temps de jeter un oeil au défilé de la biennale de la danse) mais chargée comme une pile électrique. Je vais essayer de ne pas faire de bêtises et de me coucher tôt (enfin, pas trop tard).
On se retrouve quand j'aurai internet !
23:05 Publié dans Au jour le jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2008
You know you're in Madrid when...
C'est la rentrée, enfin pas encore pour moi, mais passons :-p Il est tout de même grand temps que je reprenne mes activités ici...
Une sélection personnelle, probablement applicable à l'ensemble de l'Espagne dans certains cas, mais qui représente toutes les petites choses qui font que je me sens à Madrid, chez moi en fait...
Les feux pour piétons piaillent. Oui oui, c'est un phénomène biologique intéressant, ils se mettent à pousser des cui cui, ou plutôt des piou piou, dès qu'ils passent au vert. Surprenant au début, on s'y habitue, sans forcément comprendre, surtout lorsque certains ont une fréquence de piou piou plus importante, ce qui donne l'impression d'une attaque en règle dans Star Wars, notamment aux carrefours. (cela m'a rappelé Budapest, où les feux ne font pas "piou piou" mais "tacatacatacatac", imitant subtilement des tirs de kalachnikov qui ne mettent pas vraiment à l'aise)
Le métro me fait beaucoup penser à celui de Paris, en plus neuf et avec la télé ;-)
Le trajet de l'aéroport au centre ville coûte 2 euros en métro (et encore, c'est parce qu'il y a un supplément).
Le ticket ne coûte qu'un euro à l'unité et 7 euros pour 10 trajets... arf si les TCL pouvaient en prendre de la graine ! (2e réseau de transports en commun le plus cher en Europe après Londres il me semble...)
L'Espagne est dans le même fuseau horaire que la France, mais le décalage officieux est de 2h : déjeûner à 15h, dîner à 22h et entrées gratuites ou réduites en boîte jusqu'à 2-3h.
Par contre, la journée commence à la même heure, cherchez l'erreur...
En me promenant dans les rues, je suis toujours ravie par les couleurs, vives, des façades des immeubles, qui ne respectent aucun schéma imposé par la ville : rien ne semble interdit en architecture (grands immeubles rappelant les gratte-ciels des années 30 à Chicago, tours modernes, logements haussmaniens ou à 3 ou 4 étages, inspirés des collines romaines, petits, colorés et chaleureux) et c'est génial ! J'avais eu la même impression à Berlin (encore plus extrême, mais il faut avouer que les bombardements et les no man's lands sont bien pratiques pour laisser libre cours à son imagination) et c'est rafraîchissant par rapport à la France.
Je trouve aussi mes tenues un peu sages et parfois ternes par rapport à celles des Espagnoles. J'hésite encore à la jouer très française pendant l'année ou à m'adapter aux couleurs locales (dans les limites de ma penderie !), même si certaines associations me font toujours un peu peur (le orange fluo sur peau pâle et cheveux blonds ne me convainc pas vraiment), un peu d'excentricité ne me ferait pas de mal, j'ai 22 ans !
Je sais qu'il ne faut pas que j'emprunte, seule, la calle de la Montera avec une jupe courte et/ou des talons hauts (haha talons hauts... mes pieds se fichent de moi), de préférence sans prêter un regard aux vitrines (sex shops et salles de jeux de toute façon), sous peine de devoir supporter les regards insistants des hommes qui pourraient penser que j'attends. Préférer l'ours de la plaza del Sol pour se donner rendez-vous. Etrangement, la municipalité a décidé de faire des travaux dans la rue pour la repaver...
Le quartier gay est vraiment gay. Tout est branché : les bars, les meubles, les vêtements et les homosexuels s'affichent sans équivoque. Le progressisme prend un sacré coup quand on est surpris par cela en Espagne (dont je rappelle que les églises sont fermées 3 à 4 fois par jour pour les messes et dont l'hystérie des semaines saintes ferait pâlir d'envie n'importe quel pasteur pentecôtiste américain). Ne pas oublier que le mariage et l'adoption sont déjà légalisés pour tous, quand le débat est au point mort en France...
Les asiatiques parlent espagnol. C'est idiot, mais dans mon esprit, les asiatiques parlent asiatique (= chinois, vietnamien, coréen), anglais ou français. Pas espagnol. Alors que j'ai bien rencontré des Chinois qui parlaient allemand, mais ils étaient étudiants, pas commerçants. L'occasion de me trouver bête encore une fois, ou comment tester ses stéréotypes.
Londres est une ville où l'on tombe sur un parc ou un jardin à tous les coins de rue, surtout les plus inattendus, quand à Madrid on se prend les pieds dans les chaises d'une terrasse de café sans arrêt. Mon petit doigt me dit que cela a un rapport avec la météo ;-)
Evidemment, sortir manger des tapas est une institution, décrite très fidèlement ici (j'aurais bien mis les images directement, mais cela n'aurait pas été sympa pour le boulot de Mlle Gomez ;-)).
Et puis je suis à Madrid, quand je peux râler parce que je croise trop de Français !
13:57 Publié dans Au pays du gazpacho | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




