Impression mitigée.
Des sujets plein de pièges, trop longs et avec la difficulté maximum dès le début, au lieu d'avoir un problème de base qui se complexifie au fur et à mesure.
Ecœurée et découragée après 2 épreuves, je me suis secouée pour les 2 dernières qui se sont - relativement - mieux passée.
De toute façon, depuis que je me suis attaquée aux études supérieures, j'ai changé mon échelle de valeurs pour les évaluations. Et puis, ce n'est pas si mal d'apprendre concrètement la relativité quand on fait des études scientifiques, non ? Les histoires de référentiels, de numérations en base 2, 10 ou 16, semblent d'une simplicité enfantine quand il faut apprendre que 4 peut être une très bonne note si la moyenne est à 2. Quant à discuter l'utilité des notes entre 15 et 20, c'est un débat sans fin qui ne concerne que l'excellence et la perfection, dont vous êtes a priori exlue mademoiselle. Ah bah oui, tout est plus clair maintenant.
Bref, wait and see. Je me fiche éperdument de mes notes, seul le mot "validé" accolé à toutes les matières sur mon bulletin m'importe.
Résultat, un sentiment de soulagement plutôt diffus, car je me doute que je n'en ai pas complètement terminé avec ces épreuves, parce que j'ai encore des soutenances de projet à préparer, mais en même temps, je n'ai plus de réveil le matin (et ça n'a pas de prix !), je dois commencer à déménager sans réaliser que j'ai déjà payé mon dernier loyer et dans un mois je suis dans l'avion pour Madrid (inch'direction des études) pour débusquer un logement. C'est très bizarre de se retrouver d'un seul coup sans rien à faire quand on ne savait plus où donner de la tête peu de temps auparavant. Je croyais savoir comment occuper toutes ces heures quand je me lamentais pendant mes révisions, mais en fait, j'ai surtout envie de ne rien faire : lire, des livres, des magazines, regarder la télé, de préférence des nullités sans nom (ah si, "Hellphone" a un nom et a confirmé le gros potentiel pressenti lors du visionnage de la bande-annonce... c'est d'ailleurs dingue que des gens aient accepté de payer pour produire ce film... mais je m'égare).
Samedi, je me suis quand même traînée hors de la maison en fin d'après-midi car il fallait quand même que j'achète des cadeaux pendant que les magasins étaient ouverts. Assez contente de mes trouvailles chez
BD Fugue, je me suis mise à fureter dans les boutiques de vêtements, réalisant que cela faisait bien longtemps que je n'avais plus mis les pieds
à l'intérieur d'un magasin. Je me contentais de jeter un œil distrait aux vitrines, sachant pertinemment que je devais garder mes sous, que je n'aurais pas le courage de procéder aux essayages réglementaires au cas où quelque chose me plairait (il faut bien repérer, non ?) et que l'idée d'éplucher les rayons me fatiguait d'avance. Pour vous donner une idée, la dernière fois que je suis allée à Paris, j'ai fait les boutiques... pour trouver un disque dur externe. Mais cela fera l'objet d'une prochaine note.
Bref, après ce désintérêt, j'ai repris du poil de la bête et me suis surprise à de nouveau aimer étudier les portants de plusieurs magasins : les tissus, les coupes, les couleurs,
les prix. J'ai soigneusement évité les grandes enseignes, le samedi après-midi, ce n'était juste pas possible. J'avais surtout envie de (re)découvrir calmement de jolis vêtements. Et puis j'ai été vraiment très sensible (ça fait "précieux", mais la première expression qui m'est venue est "j'ai complètement craqué pour" et c'est trop connoté blog à chiffons) à une marque dont j'avais entendu parlé, vaguement :
Sessùn. Vu le nom, je croyais que c'était espagnol (et je me réjouissais intérieurement d'avoir très bientôt l'ocassion de trouver ces vêtements moins cher et avec plus de choix), mais en fait non, c'est une marque française qui vient de Marseille. J'imaginais les vêtements du midi un peu tape à l'œil, à la limite de la vulgarité (hey ho, j'ai vécu plusieurs années à Montpellier et j'avais l'accent, donc j'ai le droit de critiquer, mais j'avoue que ce n'est qu'un sale
a priori), mais la collection est au contraire très travaillée, sobre et pleine de petits détails originaux. Ce que j'ai vu était d'ailleurs beaucoup plus coloré que les photos du site.
Mais bon, les soldes arrivent bientôt et cela restait encore un peu cher pour mes moyens du moment, donc je suis ressortie, des robes rouges et des sandales compensées plein la tête (il faut bien que je compense le fait de dimensionner des poutres en béton armé dans ma vie étudiante).
Et finalement, j'ai persévéré et suis probablement tombée sur le seul autre distributeur de la marque à Lyon : ABS, rue Ste Hélène (un magasin plein de skates et de skateurs, je me suis vachement sentie à ma place en rentrant) et coup de bol, ils font des promos tout le mois de juin. Pour la première fois de ma vie, dans un bac soldé à -50% j'ai trouvé un vêtement qui me plaisait, à ma taille (du M, la taille de base par excellence, donc introuvable) et qui m'allait. Ayant résolu une équation qui semblait impossible, j'ai sorti ma carte bleue, légèrement euphorique : un achat durable en ayant l'impression de faire une bonne affaire, cela peut faire autant de bien qu'une glace cookie dough.
Bon, maintenant, je fais la danse du soleil pour avoir l'occasion de porter cette robe en extérieur, parce que c'est un peu frustrant de la regarder sur son cintre.
Voilà, quand on fait des études de mec (et avec des mecs), pour décompresser il est parfois nécessaire de réveiller son côté girly, parce que ce n'est pas avec les eurocodes ou la théorie des poutres et des plaques que je vais pouvoir séduire (et en plus, elle est intelligente ;-)).