17.06.2008

Sur le fil

 
 
Impression mitigée.
Des sujets plein de pièges, trop longs et avec la difficulté maximum dès le début, au lieu d'avoir un problème de base qui se complexifie au fur et à mesure. 
Ecœurée et découragée après 2 épreuves, je me suis secouée pour les 2 dernières qui se sont - relativement - mieux passée. 
De toute façon, depuis que je me suis attaquée aux études supérieures, j'ai changé mon échelle de valeurs pour les évaluations. Et puis, ce n'est pas si mal d'apprendre concrètement la relativité quand on fait des études scientifiques, non ? Les histoires de référentiels, de numérations en base 2, 10 ou 16, semblent d'une simplicité enfantine quand il faut apprendre que 4 peut être une très bonne note si la moyenne est à 2. Quant à discuter l'utilité des notes entre 15 et 20, c'est un débat sans fin qui ne concerne que l'excellence et la perfection, dont vous êtes a priori exlue mademoiselle. Ah bah oui, tout est plus clair maintenant.
Bref, wait and see. Je me fiche éperdument de mes notes, seul le mot "validé" accolé à toutes les matières sur mon bulletin m'importe. 
 
Résultat, un sentiment de soulagement plutôt diffus, car je me doute que je n'en ai pas complètement terminé avec ces épreuves, parce que j'ai encore des soutenances de projet à préparer, mais en même temps, je n'ai plus de réveil le matin (et ça n'a pas de prix !), je dois commencer à déménager sans réaliser que j'ai déjà payé mon dernier loyer et dans un mois je suis dans l'avion pour Madrid (inch'direction des études) pour débusquer un logement. C'est très bizarre de se retrouver d'un seul coup sans rien à faire quand on ne savait plus où donner de la tête peu de temps auparavant. Je croyais savoir comment occuper toutes ces heures quand je me lamentais pendant mes révisions, mais en fait, j'ai surtout envie de ne rien faire : lire, des livres, des magazines, regarder la télé, de préférence des nullités sans nom (ah si, "Hellphone" a un nom et a confirmé le gros potentiel pressenti lors du visionnage de la bande-annonce... c'est d'ailleurs dingue que des gens aient accepté de payer pour produire ce film... mais je m'égare).
 
Samedi, je me suis quand même traînée hors de la maison en fin d'après-midi car il fallait quand même que j'achète des cadeaux pendant que les magasins étaient ouverts. Assez contente de mes trouvailles chez BD Fugue, je me suis mise à fureter dans les boutiques de vêtements, réalisant que cela faisait bien longtemps que je n'avais plus mis les pieds à l'intérieur d'un magasin. Je me contentais de jeter un œil distrait aux vitrines, sachant pertinemment que je devais garder mes sous, que je n'aurais pas le courage de procéder aux essayages réglementaires au cas où quelque chose me plairait (il faut bien repérer, non ?) et que l'idée d'éplucher les rayons me fatiguait d'avance. Pour vous donner une idée, la dernière fois que je suis allée à Paris, j'ai fait les boutiques... pour trouver un disque dur externe. Mais cela fera l'objet d'une prochaine note.
Bref, après ce désintérêt, j'ai repris du poil de la bête et me suis surprise à de nouveau aimer étudier les portants de plusieurs magasins : les tissus, les coupes, les couleurs, les prix. J'ai soigneusement évité les grandes enseignes, le samedi après-midi, ce n'était juste pas possible. J'avais surtout envie de (re)découvrir calmement de jolis vêtements. Et puis j'ai été vraiment très sensible (ça fait "précieux", mais la première expression qui m'est venue est "j'ai complètement craqué pour" et c'est trop connoté blog à chiffons) à une marque dont j'avais entendu parlé, vaguement : Sessùn. Vu le nom, je croyais que c'était espagnol (et je me réjouissais intérieurement d'avoir très bientôt l'ocassion de trouver ces vêtements moins cher et avec plus de choix), mais en fait non, c'est une marque française qui vient de Marseille. J'imaginais les vêtements du midi un peu tape à l'œil, à la limite de la vulgarité (hey ho, j'ai vécu plusieurs années à Montpellier et j'avais l'accent, donc j'ai le droit de critiquer, mais j'avoue que ce n'est qu'un sale a priori), mais la collection est au contraire très travaillée, sobre et pleine de petits détails originaux. Ce que j'ai vu était d'ailleurs beaucoup plus coloré que les photos du site.
Mais bon, les soldes arrivent bientôt et cela restait encore un peu cher pour mes moyens du moment, donc je suis ressortie, des robes rouges et des sandales compensées plein la tête (il faut bien que je compense le fait de dimensionner des poutres en béton armé dans ma vie étudiante).
Et finalement, j'ai persévéré et suis probablement tombée sur le seul autre distributeur de la marque à Lyon : ABS, rue Ste Hélène (un magasin plein de skates et de skateurs, je me suis vachement sentie à ma place en rentrant) et coup de bol, ils font des promos tout le mois de juin. Pour la première fois de ma vie, dans un bac soldé à -50% j'ai trouvé un vêtement qui me plaisait, à ma taille (du M, la taille de base par excellence, donc introuvable) et qui m'allait. Ayant résolu une équation qui semblait impossible, j'ai sorti ma carte bleue, légèrement euphorique : un achat durable en ayant l'impression de faire une bonne affaire, cela peut faire autant de bien qu'une glace cookie dough.
Bon, maintenant, je fais la danse du soleil pour avoir l'occasion de porter cette robe en extérieur, parce que c'est un peu frustrant de la regarder sur son cintre.
 
Voilà, quand on fait des études de mec (et avec des mecs), pour décompresser il est parfois nécessaire de réveiller son côté girly, parce que ce n'est pas avec les eurocodes ou la théorie des poutres et des plaques que je vais pouvoir séduire (et en plus, elle est intelligente ;-)).

11.06.2008

H-4

Ca y est, le compte à rebours est lancé. Je commence mes partiels aujourd'hui, cet après-midi, avec une délicieuse matière intitulée : Géotechnique 2. En gros, c'est de la mécanique du caillou, on cisaille des argiles, on tasse des sables (je serai une experte en châteaux cet été sur la plage) et pour le fun on s'amuse à simuler des glissements de terrain. Evidemment, égréner toutes ces parties du programme n'est pas super rassurant car j'ai l'impression de ne plus rien savoir... d'habitude je ne stresse pas pour les partiels, j'ai surtout hâte qu'ils se terminent, mais j'y vais assez tranquillement (inconsciemment ? comme un agneau à l'abattoir ? oui, parfois...), je sors ma copie double, ma calculatrice qui inverse des matrices et les différents documents auxquels on peut avoir droit. Je m'amuse d'en voir certains se trémousser, parler trop vite pour calmer leurs nerfs ou d'autres tenter d'ingurgiter une formule ou une démonstration dans les 5 minutes précédant le début de l'épreuve (alors que ça ne sert strictement à rien, au mieux on se souvient de l'avoir juste relu, mais on est incapable de le ressortir correctement sans avoir compris ce qu'il y avait derrière). Bref, d'habitude, je fais partie des nonchalants relatifs, peut-être que les compétitions m'ont aidée à canaliser mon stress différemment, mais j'ai le souvenir d'avoir nettement plus angoissé pour mes dictées de contrôle en CM1 avec mon instit tyrannique que pour n'importe quel examen qui a suivi (et je ne parle même pas du bac où j'étais en mode automatique, pas vraiment concernée, et suis sortie en avance de pratiquement toutes mes épreuves).
 
Mais aujourd'hui je me sens fébrile. Il ne faut pas que je rate ces examens pour pouvoir partir l'année prochaine (et ceux qui ont suivi comprendront que ce serait une catastrophe nationale et que M. le président devrait me recevoir pour consoler la nation et pour une photo dans Paris Match). Et en même temps, j'en ai tellement marre de ces révisions, auxquelles je me suis pliée à reculons, que je me sentirais prête à tout bâcler pour que tout se termine plus vite. Oui, bon, voilà, il y a des rattrapages la dernière semaine de juin, et honnêtement, si je pouvais éviter de jouer les prolongations, ça m'arrangerait bien.
 
Et dernière précision, une de mes coloc a décidé il y a 23 ans de naître le 10 juin, hier donc, et on a fêté ça dignement au Sombrero (le meilleur restaurant mexicain de la Presqu'île !), avec un serveur qui pousse à la consommation (1 litre de Margarita à trois, enfin deux et demi car on avait une petite joueuse à table, et des téq paf...). Je savais que la téquila est l'une des pires traîtresses. Une soirée riche en fous rires, surtout à propos de choses absolument insignifiantes, et où les langues se sont déliées. J'ai d'ailleurs été promue consultante en "relations qui marchent", prodiguant conseils de drague (alors que je suis le genre de fille à ne s'être jamais pris un rateau pour ne jamais avoir pris le risque de s'en ramasser un) et analyses pointues sur les évolutions de situation. Une vraie soirée de filles donc.
Mais ce matin, après une nuit un peu trop courte, je ne suis plus très sûre que cela faisait bien partie de ma préparation mentale et physique pour expédier mes partiels du premier coup.
 
Alea jacta est ! 

04.06.2008

En vrac

Carnet de notes...
Assiduité : 0
Créativité : 0
Activité : 0 + 0 
                =
(la tête à toto qui fait la moue)
 
Je n'ai pas été une blogueuse exemplaire ces derniers temps, la faute à un autre carnet de notes à soigner et au besoin d'écrire qui se fait moins ressentir. Je n'abandonne pas, même si c'est un peu à la mode en ce moment, je m'offre une parenthèse qui se refermera bientôt.
Mes partiels sont la semaine prochaine et je viens tout juste de finir les cours (plusieurs jours de révisions, c'est une première !). Je vais en profiter pour souffler, boucler mes paperasseries administratives pour l'année prochaine (après plusieurs remaniements, mon contrat d'études est enfin validé... pour être encore modifié une fois sur place, je le sais bien), me décider pour m'offrir un nouveau téléphone grâce à mes 2400 points Orange en récompense de mes longues années de fidélité, décider également si je vais à Madrid dès le mois de juillet pour trouver un logement (ça a l'air d'être une belle galère), m'inscire dans une agence d'intérim pour gagner des sous, et puis... me préparer pour les réjouissances qui s'annoncent. 
 
Mais pour garder la pêche, en plus des deux rigolos du dimanche, il y a aussi un de mes groupes préféré (dont il faudrait que je parle ici un jour...).
 
 
Death Cab For Cutie - We Looked Like Giants
 
Pourquoi je n étais pas à San Francisco ?! 
Bon, bien sûr, les membres du groupe ne sont pas super sexys, ou alors dans le genre gentils geeks, mais c'est tellement bien qu'on s'en fiche totalement ! 
 
Et puis en conseil du weekend (oui je suis en weekend moi ;)), allez voir Un Conte de Noël, probablement le meilleur film français depuis très très longtemps ! 

A bientôt.

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