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11.06.2008

H-4

Ca y est, le compte à rebours est lancé. Je commence mes partiels aujourd'hui, cet après-midi, avec une délicieuse matière intitulée : Géotechnique 2. En gros, c'est de la mécanique du caillou, on cisaille des argiles, on tasse des sables (je serai une experte en châteaux cet été sur la plage) et pour le fun on s'amuse à simuler des glissements de terrain. Evidemment, égréner toutes ces parties du programme n'est pas super rassurant car j'ai l'impression de ne plus rien savoir... d'habitude je ne stresse pas pour les partiels, j'ai surtout hâte qu'ils se terminent, mais j'y vais assez tranquillement (inconsciemment ? comme un agneau à l'abattoir ? oui, parfois...), je sors ma copie double, ma calculatrice qui inverse des matrices et les différents documents auxquels on peut avoir droit. Je m'amuse d'en voir certains se trémousser, parler trop vite pour calmer leurs nerfs ou d'autres tenter d'ingurgiter une formule ou une démonstration dans les 5 minutes précédant le début de l'épreuve (alors que ça ne sert strictement à rien, au mieux on se souvient de l'avoir juste relu, mais on est incapable de le ressortir correctement sans avoir compris ce qu'il y avait derrière). Bref, d'habitude, je fais partie des nonchalants relatifs, peut-être que les compétitions m'ont aidée à canaliser mon stress différemment, mais j'ai le souvenir d'avoir nettement plus angoissé pour mes dictées de contrôle en CM1 avec mon instit tyrannique que pour n'importe quel examen qui a suivi (et je ne parle même pas du bac où j'étais en mode automatique, pas vraiment concernée, et suis sortie en avance de pratiquement toutes mes épreuves).
 
Mais aujourd'hui je me sens fébrile. Il ne faut pas que je rate ces examens pour pouvoir partir l'année prochaine (et ceux qui ont suivi comprendront que ce serait une catastrophe nationale et que M. le président devrait me recevoir pour consoler la nation et pour une photo dans Paris Match). Et en même temps, j'en ai tellement marre de ces révisions, auxquelles je me suis pliée à reculons, que je me sentirais prête à tout bâcler pour que tout se termine plus vite. Oui, bon, voilà, il y a des rattrapages la dernière semaine de juin, et honnêtement, si je pouvais éviter de jouer les prolongations, ça m'arrangerait bien.
 
Et dernière précision, une de mes coloc a décidé il y a 23 ans de naître le 10 juin, hier donc, et on a fêté ça dignement au Sombrero (le meilleur restaurant mexicain de la Presqu'île !), avec un serveur qui pousse à la consommation (1 litre de Margarita à trois, enfin deux et demi car on avait une petite joueuse à table, et des téq paf...). Je savais que la téquila est l'une des pires traîtresses. Une soirée riche en fous rires, surtout à propos de choses absolument insignifiantes, et où les langues se sont déliées. J'ai d'ailleurs été promue consultante en "relations qui marchent", prodiguant conseils de drague (alors que je suis le genre de fille à ne s'être jamais pris un rateau pour ne jamais avoir pris le risque de s'en ramasser un) et analyses pointues sur les évolutions de situation. Une vraie soirée de filles donc.
Mais ce matin, après une nuit un peu trop courte, je ne suis plus très sûre que cela faisait bien partie de ma préparation mentale et physique pour expédier mes partiels du premier coup.
 
Alea jacta est ! 

Commentaires

C'est peut être trop tard pour la première épreuve mais: MERDE!
C'est d'autant plus stressant de passer des exams quand il y a un Erasmus en jeu ..

Ecrit par : Cha | 16.06.2008

Merci :-)
Bon, cela n'a pas été bien brillant (cf plus haut), mais j'espère sauver les meubles, c'est l'essentiel, même si je suis certainement bonne pour un ou deux rattrapages.
Prière de croiser les doigts ;-)

Ecrit par : Lu' | 17.06.2008

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