15.05.2008

A la recherche du nouveau titre

Jamais je n'ai autant galéré qu'aujourd'hui pour trouver un titre... pas que mes titres précédents soient particulièrement inspirés, mais au moins ils me venaient plus naturellement. En général, en cas de panne d'inspiration, j'essaie de me rabattre sur une chanson qui résumerait bien la situation ou que j'écoute en boucle, ça donne un côté mélomane et ça sauve la mise, mais là rien. Pourtant ce n'est pas la musique qui manque autour de moi, mais les noms s'évaporent au fur et à mesure que je les cherche. Dans ces cas-là, je tourne frénétiquement la molette de mon Ipod (pas nano et encore moins touch) pour retrouver la mémoire, mais cela n'a pas suffi.
 
Trève de blabla. Je reviens pour mettre fin à ce long silence. J'ai toujours des choses à dire, mais moins envie de les écrire et surtout beaucoup moins de temps pour le faire. Je crois que c'est la saison, le pollen, les moucherons, la baisse de motivation, tout ça. Et puis j'ai l'impression de faire mon semestre en un mois. Les amphis sont bouclés, remplacés par des cargaisons de TD et TP, donc tourner à 8h par jour (sauf aujourd'hui, vive le jeudi) avec 6 matières, c'est dur. J'ai l'impression de calculer toute la journée : des tassements de sol par-ci, des débits de fuite par-là, du dimensionnement de poutres et des moments de torsion pour agrémenter le tout (et là, je sens que mes études vous font rêver). 8h de TD par jour, deux jours de suite, il n'y a pas mieux pour opérer une lobotomie rapide et efficace. 
Résultat, quand je rentre le soir, j'ai surtout envie de me défouler et de vidanger mon pauvre cerveau, afin de pouvoir oublier que je n'ai pas envie de me replonger dans les projets à rendre trop tôt. Je me suis donc remise au footing il y a quelques temps. Avec un grand parc à côté de chez moi, je n'ai pas vraiment d'excuses. En fait, je n'aime pas du tout courir pour travailler mon endurance. J'aime courir après un ballon (ou un bus, mais ce n'est plus un choix) parce qu'il y a un objectif : attraper le ballon et le garder. C'est simple, clair et je ne me rends pas compte que je fournis un effort. Quand je cours, je m'ennuie, alors je suis obligée d'avoir de la musique avec moi pour ne pas m'arrêter.
 
Bon, quand je dis que je vais courir, je ne suis pas la pro avec tenue moulante en climalite, baskets estampillées running et souffle calibré (1 inspiration, 2 expirations), avec la couleur du teint et du t-shirt intacte. Non, je suis la coureuse lambda, qui se force comme beaucoup d'autres, échevelée et rouge tomate, mais si je n'aime pas courir, j'aime comment je me sens une fois mon tour terminé (le cap psychologique...). Bref, je suis allée courir hier soir car je ne tenais pas en place après avoir fait chauffer Excel et ma TI-89 toute la journée. Il faisait plus frais, c'était donc plus agréable, je lance Queen parce qu'il me faut du dynamique pour garder le rythme et je me lance, moi. Mais la fonction aléatoire n'était pas avec moi, la chanson suivante était de Sufjan Stevens, très belle, mais vraiment pas appropriée, alors je m'énerve avec ma molette pour changer avant de me rendre compte que je l'avais bloquée. Je perds mon rythme, gobe des moucherons et me retrouve avec un point de côté digne d'une péritonite. Au bout de cinq minutes, ce n'était pas glorieux. Je marche pour récupérer calmement et j'arrive à repartir. Finalement, j'ai fait mon tour de 4-4,5 km en 25 minutes, comme d'habitude (soit une vitesse d'environ 10 km/h, je convertis plus vite que mon ombre ces temps-ci). Rien d'extraordinaire, surtout pour une personne qui se dit sportive, mais c'est respectable. Et au moins, faire des étirements et prendre une douche après est une vraie récompense :-)
 
Sinon, aujourd'hui je devais être l'une des seules personnes à me réjouir de voir la pluie tomber ce matin (pluie qui s'est gentillement arrêtée depuis), car pluie à vélo, ce n'est pas confortable, mais pollen c'est encore pire. Je ne suis pas allergique, mais comme il n'avait pas plu à Lyon depuis pratiquement un mois, la concentration dans l'air était telle que cela en devenait insupportable.
Maintenant il faut qu'il fasse beau, c'est important ce week-end (et pas à Cannes, je m'en fiche, ça fera les pieds aux mises en plis des gens qui n'ont rien à faire sur les marches, na). 

Commentaires

Je me disais sportive, mais j'ai arrêté de le dire et de le penser en voyant ma baisse de motivation pour aller courir.
Il est 11h30, je devais y aller à 9h ... (j'ai trop bu hier soir, mais chut!)

ps: j'ai la super tenue en matières respirantes ;) , pas pour me la pêter mais parce que c'est désagréable de courir avec du coton, et que le choix des chaussures est primordial.

Ecrit par : Cha | 18.05.2008

La moindre des choses est de répondre aux commentaires de ses lecteurs adorés et je suis en dessous de tout. Je ne suis même pas retournée courir depuis cette fois, il faut que je me bouge...
Résultat, pour les chaussures et la tenue respirante, je ne sais pas si l'investissement vaut le coût.

Ecrit par : Lu' | 04.06.2008

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