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22.03.2008

Backlash

Oui, backlash est bien le mot le plus approprié, mieux que le contrecoup français. Dans backlash on sent qu'il s'est passé quelque chose de positif avant de se prendre la réalité en pleine figure... un peu comme un élastique qu'on tendrait pour s'amuser avant de laisser échapper un cri quand il frappe le pouce... un effet boomerang en quelque sorte.
 
Je suis bien rentrée jeudi en fin de journée de mon intermède sportif, mais il m'a fallu pratiquement 2 jours pour m'en remettre.
Replongée de 2 jours dans l'univers de la compétition, qui comptait tellement pour moi avant que les études ne reprennent le dessus. Retour dans un univers où je me sens maintenant complètement étrangère et où je retrouve toujours les mêmes personnes, uniquement à cette occasion. Sauf que moi j'ai l'impression d'avoir plein d'autres vies à côté de celle-là. J'existe pour d'autres projets, d'autres gens.
Une bonne coupure de deux jours, faite de retrouvailles et d'un peu de nostalgie. Les déplacements, les nuits dans les hôtels Formule 1, le retard systématique pris par l'organisation de la compétition, les barres de céréales et les litres d'eau bus pendant l'épreuve. La tension, l'excitation, la fatigue et les cris. Et toujours beaucoup d'attente. Voilà, ma vie en compétition était faite d'un peu tout cela et c'est très étrange de la retrouver de façon aussi brève qu'intense, même si c'est juste dans le cadre universitaire.
 
Je n'avais jamais été aussi mal préparée que pour cette compétition (c'est ce que je dis à chaque fois, mais c'est vrai à chaque fois) et c'était pourtant la plus importante : les championnats de France (universitaires). Mon dernier vrai entraînement remonte à pratiquement 1 mois et demi, alors que je ne m'entraîne plus qu'une fois par semaine, et je n'avais pas fait de sport depuis plus de 3 semaines, car mon genou faisait des siennes et je craignais d'aggraver son cas. Bref, pour atteindre le summum de la non-préparation, j'aurais pu manger des frites et du gâteau au chocolat bien gras la veille et sortir jusqu'au bout de la nuit.
Mais j'ai toujours bien aimé l'ambiance des compétitions et finalement le temps de réadaptation est relativement court : je retrouve mes sensations, mon envie de gagner, même si je n'ai plus la condition physique et que j'ai perdu en technique. J'aime que les gens m'encouragent et j'aime affronter une autre personne. Les sports de duel me conviennent bien.
J'atteins la finale, alors que je n'ai pas de classement national, pas mon nom floqué dans le dos et encore moins de bandes bleu-blanc-rouge sur ma tenue.
Ma première finale importante, le public crie, m'encourage finalement car je ne suis pas la favorite et que je remonte au score. C'est tellement gratifiant, je profite, mais cela passe trop vite... la hiérarchie est respectée en fin de compte, je ne gagne pas, mais sur le podium, c'est moi qui souris le plus : je suis vice-championne de France universitaire, ma plus grande victoire.
 
Puis suit la soirée... un résultat fêté dignement, le vin était très (trop) bon, euphorisant, la musique un peu forte mais la piste de danse se transforme en grande piste de jeu, je m'amuse, je suis bien.
Je me couche très tard.
Heureusement que je ne participe pas aux épreuves par équipe du lendemain... la fatigue, le sport et l'alcool ne font vraiment pas bon ménage. Je suis ruinée physiquement, je me découvre des muscles dans tout le dos et j'ai même des courbatures aux jambes alors que cela ne m'arrive pratiquement jamais. Une vraie mamie, je me traîne tout le jeudi pour encourager les autres.
 
Aujourd'hui, mon corps n'est plus endolori, je monte les escaliers avec beaucoup plus de facilité.
De chouettes championnats de France, mais maintenant, je me dis que j'aurais quand même pu la gagner cette finale, j'en veux encore. 
 

Commentaires

Félicitations! Je suis sportive en dilettante, donc je n'ai jamais participé à des compét (et par conséquent, rien gagné). T'as raison d'être fière ;)

Ecrit par : Cha | 25.03.2008

Ben j'ai toujours pas trouvé quelle sport tu fais :o)

Ecrit par : Cisco | 26.03.2008

@ Cha : Merci :-) C'est d'autant plus gratifiant que cela fait bien longtemps que j'ai arrêté la compétition sérieuse. Et ne t'en fais pas, ma médaille est fièrement posée sur mon bureau, pour que les gens tombent dessus "par hasard" ;-)

@ Cisco : un sport de duel avec un score à atteindre et une tenue réglementaire (blanche) ? En plus, la France ramène toujours plein de médailles des JO.

Ecrit par : Lu' | 26.03.2008

J'ai fait aussi bcp de compet quand j'étais jeune et ce mélange d'excitation et de peur je ne l'oublierai jamais. Au fait quel sport pratiques tu ?

Ecrit par : Suffragettes | 30.03.2008

Je crois que j'ai trouvé :o)

Ecrit par : Cisco | 01.04.2008

Aaah mes petits indices ont porté leurs fruits :-)

Pour les retardataires, je fais de l'escrime.

Ecrit par : Lu' | 01.04.2008

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