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28.12.2007

Actualité

D'habitude, je ne commente pas trop les actualités, parce que mon blog n'a pas de vocation politique et puis les nouvelles "politiques" françaises de ces derniers jours ont été suffisamment relayées pour que je n'en rajoute pas une couche. Oui, moi aussi je me suis étranglée avec mes tartines en apprenant la sortie présidentielle à Disneyland Paris, sortie hautement culturelle, avec Carla Bruni, et moi aussi je me suis principalement demandée en voyant les images du nouveau couple à Louxor, quel subterfuge avait été employé pour qu'ils soient à la même taille (Carla en ballerines et Nicolas en talonnettes ?).
 
Mais la nouvelle aujourd'hui, c'est l'assassinat de Benazir Bhutto. Il est d'ailleurs assez impressionnant de voir à quelle vitesse l'information a été mise à jour sur Wikipédia. Moi, ça me met un peu mal à l'aise. Je ne vais pas faire un cours d'histoire sur cette femme, parce que je ne vais pas faire semblant d'avoir suivi sa vie et de connaître tout un tas d'anecdotes que j'aurais soigneusement reprises dans les journaux ce matin. Non, tout ce que je savais, c'est que cette personne avait eu des responsabilités au Pakistan et avait dû partir en exil à cause d'une décision de justice plus ou moins juste. Je découvre aujourd'hui son combat contre les islamistes radicaux et je ne peux que regretter de n'avoir pas su tout cela de son vivant. Je dois avouer que je n'étais même pas sûre qu'il s'agissait d'une femme... Et maintenant tout le monde se fend de condoléances et de déclarations en l'honneur de cette grande femme et commence à s'inquiéter encore plus sérieusement pour le Pakistan et toute cette région fragile.
 
Hier nous étions solidaires de l'Asie du Sud Est, toujours pas remise des ravages du tsunami, aujourd'hui nous compatissons avec les proches et les partisans d'une femme politique pakistanaise... et demain ? On pleure la Tchétchénie ou le Darfour ?
Je ne remets pas en cause l'émotion justifiée suscitée par ces événements, je regrette simplement la médiatisation à outrance de ces catastrophes et le manque de suivi une fois l'information retombée. Ce ne serait pourtant que plus sincère et plus honnête envers la mémoire des victimes.
 
Voilà, j'ai quand même du stock plus joyeux après ces fêtes de Noël, il m'en reste d'ailleurs encore un à fêter. Celui pour lequel je me suis le plus cassée la tête pour trouver les cadeaux pour qu'ils tombent juste. Mon TGV pour Paris est dans une demie heure, je crois qu'il est donc temps que je mette les voiles...

24.12.2007

Deck the halls with boughs of holly

... falalalala lalalala

Parce qu'il fallait bien rattraper ma note précédente, je viens de terminer de dresser la table pour ce soir, couverts alignés, verres à pied soigneusement disposés, assiettes de fête sorties pour l'occasion, décorations dorées savamment agencées. Je me suis enfin décidée à emballer mes cadeaux avec toute la méticulosité dont je suis capable (c'est-à-dire pas beaucoup, mais je ne me débrouille pas trop mal pour que mes paquets cadeaux soient toujours présentables) et je vais bientôt troquer mon pull et mon jean confortables pour une tenue plus appropriée, que je n'ai d'ailleurs pas encore déterminée, la fin d'après-midi promet d'être longue ;-)

Et cerise sur le gâteau, Andrew Bird m'accompagnait dans ces occupations.

 

Joyeuses fêtes à tous, quelles qu'elles soient !

   

free music

Ca ne nous rajeunit pas tout ça

Samedi soir, retrouvailles avec une partie de ma promo du lycée. 4 ans déjà depuis le bac et tout le monde s'est éparpillé au gré des opportunités et des études. Certains sont restés sur Lyon, d'autres se sont installés à Paris, Nice, Nantes, Rennes, Lille, ou encore à l'étranger. Quelques uns revenaient d'échanges en Europe, aux Etats-Unis, à Hong Kong, au Japon. Un petit pincement au cœur, car même si j'aime beaucoup ma ville et que j'ai la chance de pas mal voyager, j'ai envie de partir construire ma vie ailleurs, quitte à revenir ensuite. Pas de chance, la formation que je voulais suivre est à Lyon.
 
4 ans se sont écoulés, certains ont beaucoup changé physiquement, mais finalement, les groupes et les réflexes sont restés. Des amitiés et des couples se sont déliés depuis le temps, mais des attitudes n'ont pas évolué. 4 ans, pour me dire que j'ai rencontré des personnes géniales avec qui j'espère rester en contact encore longtemps, des personnes avec qui je m'entends bien sans pour autant ressentir le besoin de cultiver une amitié, des personnes à qui je n'ai toujours rien à dire et des personnes toujours aussi déplaisantes, dont le souvenir des trahisons et des bassesses est toujours aussi décevant. 3 ans de vie classiques au lycée somme toute, même si après 4 ans reste toujours cette impression de faire partie d'une communauté particulière, comme si avoir été élève dans ce lycée spécial créait un lien indéfectible entre nous.
 
Une soirée à laquelle je ne suis pas restée jusqu'au bout, mais qui fut l'occasion de revoir rapidement certaines personnes que je n'aurais probablement pas eu l'opportunité de croiser. Une soirée un peu nostalgique d'un temps qui ne me manque pas du tout, je préfère tellement ma vie actuelle.
Soirée écourtée pour me rendre à celle de ma colocataire, qui après un an et demi de disputes, de fous rires, de discussions jusqu'au bout de la nuit, de repas improvisés avec les fonds de placards et de frigo, de soutien dans les moments difficiles, s'envole dans 2 semaines pour les Etats-Unis. Il est très probable qu'on ne se revoie pas avant un an et demi, nos deux parcours n'étant pas encore fixés. Je lui ai dit au revoir, lui ai offert un petit cadeau en souvenir de notre colocation et qui devrait lui être utile dans son nouveau chez elle, mais je ne réalise pas encore. Le retour dimanche soir, veille de la rentrée, va être dur. Heureusement, il me reste une autre colocataire et notre appartement sera de nouveau rempli en février par mon autre colocataire de l'année dernière, de retour de stage en pays nippon. 
Forcément, entre les deux soirées, je n'ai pas hésité longtemps pour fixer mes priorités. 

20.12.2007

J'ai testé pour vous...

... le sac vintage.

Replaçons les choses dans leur contexte. Tout d'abord, la seule chose vintage que je possède (mis à part les vieux vêtements de mon adolescence dans mon placard, qui reviendront peut-être à la mode dans 5 ou 10 ans) est mon vélo : un beau ginet d'une trentaine d'années probablement, que je suis sûre de ne pas me faire piquer sur le campus.

Ensuite, j'aime bien la mode, dans le sens où j'aime bien m'habiller, choisir des couleurs, des coupes et des matières dans mon armoire et essayer d'obtenir un résultat qui me plaît. La mode des grands couturiers ne me parle pas vraiment, car elle est inaccessible en terme de coût d'une part et en terme de "portabilité dans la rue" d'autre part. J'ai souvent l'impression de me trouver face à une œuvre d'art qui m'échappe à tel point que je me repose des questions existentielles du type : "qu'est-ce que l'Art ? quelles sont ses limites ? et à quoi sert ce machin là sur le côté qui pendouille ?" Bref, cette mode-là ne semble destinée qu'à un cercle d'initié(e)s, qui en connaît les codes et qui s'émerveille de certaines trouvailles qui me laissent sceptique la plupart du temps. Ensuite, vient la mode de la rue, qui découle souvent des tendances lancées par les Créateurs et à laquelle je reste parfois complètement hermétique également. Je ne suis pas à l'affût des modes, ni à l'avant-garde des tendances, mais je me tiens informée. Il me faut souvent du temps pour accepter une nouvelle forme, avant de pouvoir l'apprivoiser avec ma garde-robe et... ma morphologie. Je m'entends pas trop mal avec mon corps et j'arrive à voir à peu près ce qui me va ou non, même s'il m'arrive de me planter. Je cherche des vêtements dans lesquels je me sens bien et qui me correspondent (ou en tout cas qui correspondent à l'idée que je me fais de moi), donc je peux être très vieux jeu. Je n'ai pas cédé à l'appel du slim, qui me va tellement moins bien qu'un bon jean droit, même si le look slim-ballerines ou slim-bottes est tentant. Je ne comprends toujours pas l'engouement actuel pour les low boots, qui me paraissent franchement dangereuses pour les chevilles et tellement moins désirables qu'une bonne paire de bottes cavalières (que je cherche toujours soit dit en passant). Je suis contente d'être une vieille de 21 ans pour avoir échappé à la mode fluo et à la tecktonik (le revival 80's n'est pas forcément une bonne idée). Et alors la chapka russe... Géraldine de Café Mode semble avoir enfin compris, mais moi, je suis toujours à la traîne. Bon, finalement, ce n'est pas un mal car je résisterai probablement suffisamment longtemps à ces lubies pour qu'elles ne soient plus au goût du jour.

Tout ça pour dire que dans ma quête de renseignements sur la mode et dans l'espoir de me trouver un style cohérent, je me retrouve un jour sur le blog de Caroline Daily, où je remarque de jolis sacs en vente sur eBay. Curieuse, je clique sur le lien et aperçois les mots dans le moteur de recherche : sac vintage, sorte de sésame pour trouver des perles. Je me mets donc à fureter, à sélectionner, à comparer et à fantasmer sur quelques pièces. Je renouvelle l'opération plusieurs fois, sentant l'affaire possible car l'offre est relativement importante, même si je ne suis vraiment pas la seule sur le coup. Je finis par en trouver un qui me plaît beaucoup et aux bonnes dimensions (il faut se méfier et vérifier pour se faire une idée, les sacs sont toujours plus petits qu'ils n'en ont l'air sur la photo...), dont la vente se termine en plus un lundi à 19h, quand peu de personnes sont disponibles pour se battre à coup d'enchères.

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Je tente ma chance et gagne sans trop de difficultés, à un prix très raisonnables par rapport à certains sacs que j'ai vus partir. Très excitée par ma victoire, je me calme en me disant qu'il faut pas s'enflammer trop vite et attendre d'avoir l'objet sous les yeux pour juger.

Et un jour, il arrive chez moi, comme un cadeau, au point d'oublier qu'on a été débité une semaine auparavant. Première impression : un peu déçue. Il n'est pas aussi grand ce que j'imaginais, le cuir est en très bon état à l'extérieur mais un peu craquelé à l'intérieur, et il a l'odeur d'un vieux sac. Je crois que c'est ce qui m'a le plus marquée. Mais après y avoir réfléchi, le temps de laisser l'idée faire son chemin, après tout, c'est un sac vintage, donc il y a effectivement une grande probabilité qu'il soit vieux (je suis très blonde parfois). Et puis l'idée de posséder un article unique me plaisait, le système de fermeture m'amusait et la couleur du cuir, relevée par les surpiqûres, m'emballait. J'ai donc décidé que j'aimais mon nouveau sac autant que lorsque j'avais craqué dessus sur la photo, et je l'ai promené. Il est super pratique, la contenance est pratiquement idéale et il va avec tout, tout en étant relativement sophistiqué et dans l'air du temps.

Par contre, je n'arrive toujours pas à me faire à l'odeur... quelqu'un aurait une astuce pour que ce sac devienne tout à fait mon nouveau meilleur ami ?  

 

14.12.2007

La ville des lumières

Comme promis, un petit compte-rendu de l'édition 2007 de la Fête des Lumières.

J'avais détaillé mon programme ici, et l'ai plus ou moins suivi. Je me suis bien rendue en centre ville le vendredi soir et me suis fait la réflexion qu'il y avait quand même beaucoup de monde, plus que ce à quoi je m'attendais en tout cas. J'en ai tout de même profité pour faire un bon tour.

Première surprise : la plupart des animations a été délocalisée. J'ai lu ensuite qu'il avait été prévu qu'elles soient beaucoup plus courtes pour que les gens ne restent pas trop longtemps au même endroit et que cela ne gêne pas trop la circulation (je me souviens d'une année où le spectacle de la place des Terreaux était vraiment impressionnant, avec des flammes, des acrobates etc... et résultat il était très difficile de partir de la place, qui est pourtant grande). Rien de transcendant la plupart du temps, et il fallait même éviter certains pièges. L'église St Nizier par exemple était éclairée côté rue Edouard Herriot et non côté quai comme c'était le cas habituellement. 

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St Nizier fleurie 

Mais la bonne idée de sortir vendredi soir est que la fameuse cabine téléphonique-aquarium était accessible (le samedi, impossible d'en approcher à cause de la foule). Voici le concept :

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Deuxième surprise de la soirée : les poissons étaient vivants ! Je m'imaginais naïvement que tout était figé et qu'il s'agissait de poissons en plastique flottant.

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L'intérieur de la cabine téléphonique.  
 
Une animation plutôt sympa donc, même si elle n'avait pas grand chose à voir avec le 8 décembre, mais il m'a semblé que le thème de la mer était assez récurrent.
Un petit crochet par le Vieux Lyon pour la Gare Saint Paul qui propose toujours des concepts sympas. Je n'ai pas de photos à vous montrer car mon appareil n'est pas très doué, même en mode nuit (prendre des points lumineux en mouvement dans l'obscurité n'est pas évident). L'hôtel du Collège, juste à côté, avait un petit côté Shining avec ses fenêtres clignotantes de toutes les couleurs, et c'était plutôt sympa. 
Et on continue jusqu'à la cathédrale Saint Jean :
 
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De là, la vue sur Fourvière est plutôt pas mal. D'habitude, elle a toujours l'air (trop) flamboyante, donc l'idée était d'éclairer la face invisible depuis la place Bellecour et de donner l'impression d'un contre-jour. Le problème évidemment est qu'il fallait bien être orienté pour que l'effet soit réussi.
 
Enfin, les quais du Rhône, éclairés de cubes lumineux :
 
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Depuis le pont de la Guillotière
 
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Depuis le quai
 
Mes illuminations préférées sont les plus simples et celle-ci était bien pensée. Le quai changeait de couleur et se reflétait dans le Rhône.
 
Le samedi, le tour croix-roussien, mais je n'ose pas vous montrer mes photos, elles ne ressemblent à rien et j'ai surtout discuté avec des amis du lycée retrouvés pour l'occasion.
Pour les images, je vous envoie donc sur ce blog : http://www.b-rob.com/
 
Le retour dans mon quartier a été un peu gâché par une pluie fine et glaciale tombée pendant une heure, mais le spectacle était vraiment chouette. Des chars avec des musiciens, des acrobates sur échasses, des cracheurs de feu... du grand classique mais toujours auss efficace. Le clou du spectacle : 8 percussionistes suspendus à un mobile, accroché à une grue. Ils se sont baladés dans les airs en jouant et voici vaguement ce à quoi cela ressemblait, dans un flou artistique étudié :
 
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Du côté des déceptions : pas assez de lumignons aux fenêtres, le passage à 4 jours a certainement dilué cette tradition, et impossible de retrouver mes autocollants fluorescents en forme de cœur.
 
 
PS : une note un peu baclée, mais je suis en révisions...

12.12.2007

Dans la famille les Egoïstes, je demande la fille !

Prise une deuxième fois en flagrant délit de procrastination (promis, vous la verrez un jour cette note sur le 8 décembre, peut-être même aujourd'hui si je suis efficace dans mes révisions) et également... d'égoïsme, où comment je m'achète des cadeaux alors que j'en cherche pour ma famille...
 
Récapitulons mes aventures... hier j'ai rôdé autour de Bellecour (et ai regardé piteusement mon sac en toile en croisant un groupe de lycéennes, voire de collégiennes, de Chevreul, affublées de sacs griffés que jamais je ne me risquerais à abîmer en leur faisant subir le traitement classeurs pointus et poussière de salles de cours) (en supposant que je possède au moins un de ces sacs), ai failli être vaincue par la Fnac mais me suis battue jusqu'au bout et ai ramené de précieux trésors de ma chasse de Noël (sans m'oublier dans cette quête du cadeau).
Aujourd'hui, comme je devais faire un saut à la bibliothèque de la Part-Dieu pour faire des recherches pour un de mes dossiers, j'en ai profité pour voir ce que le centre commercial d'à côté avait dans le ventre. Par le plus grand des hasards, je me suis retrouvée à fureter chez Comptoir des Cotonniers en ronronnant (Oh ! les jolis pulls ! oh les belles robes ! oh il me faut un manteau rouge !), mais me suis arrêtée net en contemplant l'étiquette d'un bonnet-juste-comme-je-cherchais (simple, mais tricoté en laine avec un revers et gris perle pour aller avec tout). 45 euros le bonnet en laine... Dans ces cas-là, je convertis en francs et je me fiche la trouille en me rendant compte que j'ai failli envisager de passer 300 francs dans un bonnet. Enfin, à la limite, les prix ont augmenté et j'aurais fini par pouvoir me l'offrir ce bonnet une fois que j'aurais trouvé les cadeaux que je cherchais et que j'aurais vérifié où en était mon compte en banque, mais le problème, c'est que le bonnet tout seul il me chuchotait : "Regarde, à côté il y a ma copine l'écharpe et on s'entend vachement bien tous les deux, il ne faudrait pas nous séparer, tu sais." Et là, je regarde l'écharpe, j'évalue rapidement la quantité de laine, effectue une petite règle de trois... et gloups ! Je ne calcule pas si mal malheureusement. Alors le bonnet, désolé mon coco, mais ce sera pour une prochaine fois, genre en janvier, si tu es moins cher (et si je n'ai pas perdu une oreille d'ici là à cause du froid). Bref, je résiste aux sirènes des cotonniers et essaie de me consoler chez H&M, mais après la veste que je me suis prise à cause d'un bonnet, le cœur n'y était plus.
Un petit tour par les Galeries Lafayette, au cas où j'aie la révélation et sache quoi offrir à mes parents, mais rien de bien inspirant.
Finalement, je me retrouve chez Gap, ma valeur sûre, où je me tiens toujours informée de ce qu'ils ont en rayon, notamment pour les soldes, car autant cela reste excessivement cher en temps normal, autant pour les soldes ils y vont franco avec les -50 % dès le début. Et là, alors que toute fille normale aurait inspecté leurs jolis sacs en cuir sous toutes les coutures, ou alors profité des réductions sur leurs manteaux (rouges qui plus est !), moi je craque sur... leurs pyjamas !
Bon, il faut quand même que je replace les choses dans leur contexte et que j'avoue que je pars avec un sérieux handicap : j'ai une collection de pyjamas et chemises de nuit ridicules (vous savez, ceux avec les nounours, les chatons, les petits nœuds et qui en général sont informes et délavés). Ma mère a dû avoir peur que je me dévergonde quand j'ai quitté la maison et que je fasse des folies en arrivant dans une résidence étudiante (d'école d'ingénieurs... il y a effectivement plus de risques qu'en fac de lettres). Et c'est vrai qu'être surprise dans les couloirs avec une chemise de nuit avec des chatons (vous voyez, celle que vous aviez à 7 ans) à 20 ans, c'est un peu la honte. Cela reste quand même amusant la plupart du temps et puis à la limite, je préfère être bien habillée la journée plutôt que pour dormir. 
Mais là j'ai cédé aux bases les plus élémentaires du marketing du vêtement : des articles soigneusement achalandés et décorés d'un petit nœud, disposés sur une table à côté de laquelle on est obligé de passer et portant l'inscription "un Noël magique" ou quelque chose du même acabit. Et voilà comment je me suis retrouvée à passer à la caisse avec un pyjama, certes de bonne qualité car le coton est tout doux et le pantalon amusant avec ses grosses rayures verticales colorées (un pyjama du style, "tiens, j'ai pris un débardeur et un pantalon d'intérieur en coton qui traînaient par là, et j'ai une classe folle", alors qu'en fait c'est très étudié et beaucoup trop cher pour ce que c'est).
Voilà, j'avais résisté au bonnet, alors qu'à la limite, c'est quelque chose dont j'avais besoin, pour repartir avec un pyjama dont j'aurais pu me passer. C'est mon côté "pigeon compulsif", que tous les publicitaires et vendeurs essaient de faire ressortir. Et en plus, j'avais secrètement imaginé que le ruban à nœud décorant mon auto-cadeau aurait pu être recyclé en bandeau à cheveux (bandeau blanc à gros pois bleus et verts, ça pouvait le faire), mais à part me déguiser en Rambo-girl, je n'en ai pas tiré grand-chose.
Je devrais avoir au moins un peu honte, mais en fait, je suis super contente avec mon nouveau pyjama, à tel point que j'ai envie de prendre ma douche maintenant pour le mettre. 
 
Malgré toutes ces péripéties et preuves de mon égoïsme avéré, j'annonce quand même que j'ai trouvé l'intégralité du cadeau pour mon copain et que maintenant je vais pouvoir lui mettre la pression, car je sais que de son côté il a fait chou blanc (hin hin hin ! qui a dit que Paris c'était mieux pour le shopping ?).

11.12.2007

Contretemps

J'avais prévu une note sur les illuminations du week-end (celles de la ville hein, moi je n'ai pas franchement brillé), mais ce sera pour demain parce qu'aujourd'hui vous aurez droit à mon excuse pour cette crise de procrastination, une tendance qui va finir par me jouer des tours bientôt. 
 
Mon excuse est très simple. Je suis partie à la chasse aux cadeaux de Noël, bien décidée à profiter d'un peu de temps libre en plein après-midi pour éviter la foule et faire tranquillement mes choix, et surtout, déterminée à ne pas rentrer bredouille, parce que Noël, mine de rien, c'est dans deux semaines. Je me suis donc attaquée au temple de la consommation culturelle, mon fournisseur officiel de cadeaux quand je manque d'idées : la Fnac. Evidemment, plus la date fatidique se rapproche, moins il est envisageable de passer plus de cinq minutes au milieu de personnes hystériques et stressées. Je suis donc entrée, guillerette, arpentant les rayons pratiquement désertés (bon, tout reste relatif, mais c'était tout à fait vivable), papillonnant des CD aux DVD, feuilletant des livres et des BD. Bien entendu, au bout d'une heure et demie, j'avais 5 DVD, 2 CD et 3 livres dans les bras (oui, parce que je me suis trouvée des cadeaux pour moi aussi). Un rapide calcul pour me rappeler que mon pouvoir d'achat avait très peu de chance d'augmenter ce mois-ci et qu'il valait donc mieux être raisonnable. Le choix cornélien s'impose : qui devais-je abandonner derrière moi ? J'ai commencé par reposer les CD qui m'étaient destinés car j'en ai fait une consommation suffisante le mois précédent et je pouvais bien attendre les chèques de Noël. Ensuite, il était clair que les DVD étaient en surnombre, donc la mort dans l'âme j'en ai reposé deux. Et puis pour me venger sur les livres, je les ai tous sagement rangés sur leurs étagères, après tout, il valait mieux que je les achète en librairie, où le choix serait encore plus intéressant. 
 
Mes trois DVD élus en main, je me dirige donc vers la caisse et attend patiemment mon tour en contemplant leurs boîtes. Hmmm... Al Pacino dans Carlito's Way en ancien mafieux qui veut se ranger et vendre des voitures aux Bahamas avec la femme qu'il aime (je ne suis pas une fan des films de mafieux, mais celui-ci est vraiment génial)... et puis une belle histoire d'amour toute simple et pas mièvre pour un sou avec Eternal Sunshine of the Spotless Mind... et enfin, pour la touche intello, Metropolis de Fritz Lang, que j'ai très envie de voir depuis longtemps. Bon, dans les trois, le dernier est bien pour moi et pour me faire plaisir, mais après tout, il faut aussi s'occuper de soi pour les fêtes. 
La caissière me sourit et me fait signe d'avancer pour régler mes beaux achats. Et là... grand moment de solitude. Pas la peine de mettre la main à mon sac, je vois ma carte bancaire sagement posée sur mon bureau, que j'ai oubliée de prendre en partant. Je plante donc là ma caissière sympa, me traite d'andouille et vais reposer rageusement mes DVD si soigneusement sélectionnés. 
 
Tellement frustrée car privée de mon achat boulimique, bien que raisonné, de DVD, j'ai décidé de faire l'aller-retour pour satisfaire ma faim cinématographique (qui s'est finalement suivie de l'aquisition de deux livres chez Decitre... dont un cadeau tout de même) et même si j'ai battu un nouveau record de vitesse, le temps imparti à la note du 8 décembre y est largement passé...
 
Mais comme je suis sympa, je vous offre une bonne tranche de rigolade ici (pour celles et ceux qui ne sauraient pas quoi offrir à leur moitié adorée). 

07.12.2007

Festivités et lumignons

Malgré les événements de cette semaine, je ne pouvais pas rater l'occasion de vous parler de la Fête des Lumières tout de même ! Pour les retardataires, une séance de rattrapage complète est disponible sur Wikipédia, où vous saurez tout ce qu'il y a à connaître sur les origines de cette fête, très religieuse à la base et maintenant laïque, sauf pour quelques irréductibles ;-)
Pour les flemmards, un petit topo tout de même. La ville de Lyon vénère la Vierge Marie depuis le Moyen-Âge et a choisi de fêter l'Immaculée Conception (un concept qui m'intrigue toujours autant) le 8 décembre en 1852. Festivités annulées pour cause d'intempéries, auxquelles les Lyonnais ont décidé de palier en décorant leur rebord de fenêtres de lumignons (bon, honnêtement, les bougies chauffe-plat sont bien plus pratiques, cela évite de grater les verres plein de cire froide le lendemain). Depuis cette date, la fête a été célébrée tous les ans et a petit à petit revêtu un côté touristique grâce aux animations proposées par la municipalité et est même passée d'une soirée à quatre jours d'illuminations (c'est toujours mieux quand il y a un week-end !).
 
Pour vous donner un aperçu, voici un site qui regroupe des photos des illuminations présentées ces six dernières années : http://www.lumieres.free.fr/ et un diaporama de ce qui est proposé cette année : ici. Et même les TCL s'y mettent puisque les transports en communs seront gratuits le 8, fonctionneront toute la nuit (métros) et depuis quelques années, les néons des métros sont remplacés par des néons colorés (avouons que le vert l'année dernière, ce n'était pas terrible pour le teint). Cette année, ils nous proposent de "voir la vie en rose", ce qui devient franchement risible quand les conducteurs font grève (quasi-systématique pour le 8 décembre et le 21 juin, fête de la musique...). 
Et voici quelques unes des idées que j'ai bien aimées :
 
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I LOVE LYON, la boule à neige kitschissime dont j'aime beaucoup le second degré.
Place Bellecour
(édition 2006 reconduite en 2007 car crevée l'année précédente à cause des intempéries...) 
 
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 Expérimentations étudiantes à la Cour des Voraces (pentes de la Croix-Rousse)
 Cette cour est vraiment chouette et les pelottes de laine (ou de soie) rappellent les Canuts, tisserands lyonnais qui peuplaient la Croix-Rousse (la colline qui travaille, en opposition à Fourvière, la colline qui prie)
J'aime beaucoup me balader dans les traboules des pentes pour le 8 décembre, il y a généralement moins de monde et les idées sont beaucoup plus originales et intimistes.
 
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 Evasion urbaine
A l'intersection du pont de la Feuillée et de la rue d'Algérie (1er), édition 2007 
 Une idée sympathique pour retrouver une utilité à nos cabines téléphoniques :-) 
 
Je m'apprête donc à découvrir l'édition 2007 en partie ce soir. Il y aura moins de monde j'espère et puis il vaut mieux prévoir deux soirs pour ne rien rater d'intéressant.
 
Mais derrière cette présentation quelque peu touristique, le 8 décembre, ce n'est pas que cela. Chaque quartier prévoit ses propres animations, organisées le plus souvent par les commerçants et les habitants se retrouvent dans la rue pour assister au spectacle. 
Le 8 décembre, c'est l'occasion quand on est au collège de s'émanciper en sortant avec ses copains, de manger des hot-dogs (ou des kébabs ;-)), de voir les statues de glace sculptées du chocolatier, de boire du vin chaud chez le boulanger et de porter fièrement des autocollants fluorescents en forme de cœur (oui, c'est kitsch). C'est l'occasion de recroiser des gens, de redécouvrir son quartier illuminé et animé de spectacles pyrotechniques, d'acrobates, de musiciens et d'artistes en tous genres. Chacun a ses petites habitudes, son pélerinage (manger une glace chez Nardone par exemple ^^). Malgré la perte du côté religieux, que personnellement je ne regrette pas, cette fête revêt toujours une importance particulière pour les Lyonnais, même s'il est un peu dommage que le 8 décembre se dilue dans quatre jours et que les gens n'illuminent plus systématiquement leurs fenêtres.
Quand j'étais petite, c'était un jour que j'attendais avec presque autant d'impatience que Noël (pas autant quand même, car je ne recevais pas de cadeaux à la fin ^^). Maintenant, comme pour Noël, j'ai un peu perdu cette excitation enfantine, mais je suis toujours autant attachée à cet événement, même si j'ai déménagé de mon ancien quartier et que je n'y retourne plus pour voir le spectacle sur la grande place. D'ailleurs, j'ai envie de voir à quoi cela ressemble maintenant, en essayant de faire la part entre mes souvenirs d'enfance idéalisés et les véritables changements qui auront inévitablement eu lieu. 
 
Ce soir je ferai donc un tour "classique" des illuminations importantes et à voir en Presqu'île, de Bellecour aux Terreaux, en passant par St Nizier et les Célestins et en faisant un crochet par le Vieux Lyon. Demain, je me réserve mon côté préféré et plus authentique : les pentes de la Croix-Rousse, son passage Thiaffait, ses cours et traboules, sa montée de la Grande Côte et sa place du Griffon, ainsi qu'un retour aux sources dans "mon" quartier.
 

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