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24.12.2007

Ca ne nous rajeunit pas tout ça

Samedi soir, retrouvailles avec une partie de ma promo du lycée. 4 ans déjà depuis le bac et tout le monde s'est éparpillé au gré des opportunités et des études. Certains sont restés sur Lyon, d'autres se sont installés à Paris, Nice, Nantes, Rennes, Lille, ou encore à l'étranger. Quelques uns revenaient d'échanges en Europe, aux Etats-Unis, à Hong Kong, au Japon. Un petit pincement au cœur, car même si j'aime beaucoup ma ville et que j'ai la chance de pas mal voyager, j'ai envie de partir construire ma vie ailleurs, quitte à revenir ensuite. Pas de chance, la formation que je voulais suivre est à Lyon.
 
4 ans se sont écoulés, certains ont beaucoup changé physiquement, mais finalement, les groupes et les réflexes sont restés. Des amitiés et des couples se sont déliés depuis le temps, mais des attitudes n'ont pas évolué. 4 ans, pour me dire que j'ai rencontré des personnes géniales avec qui j'espère rester en contact encore longtemps, des personnes avec qui je m'entends bien sans pour autant ressentir le besoin de cultiver une amitié, des personnes à qui je n'ai toujours rien à dire et des personnes toujours aussi déplaisantes, dont le souvenir des trahisons et des bassesses est toujours aussi décevant. 3 ans de vie classiques au lycée somme toute, même si après 4 ans reste toujours cette impression de faire partie d'une communauté particulière, comme si avoir été élève dans ce lycée spécial créait un lien indéfectible entre nous.
 
Une soirée à laquelle je ne suis pas restée jusqu'au bout, mais qui fut l'occasion de revoir rapidement certaines personnes que je n'aurais probablement pas eu l'opportunité de croiser. Une soirée un peu nostalgique d'un temps qui ne me manque pas du tout, je préfère tellement ma vie actuelle.
Soirée écourtée pour me rendre à celle de ma colocataire, qui après un an et demi de disputes, de fous rires, de discussions jusqu'au bout de la nuit, de repas improvisés avec les fonds de placards et de frigo, de soutien dans les moments difficiles, s'envole dans 2 semaines pour les Etats-Unis. Il est très probable qu'on ne se revoie pas avant un an et demi, nos deux parcours n'étant pas encore fixés. Je lui ai dit au revoir, lui ai offert un petit cadeau en souvenir de notre colocation et qui devrait lui être utile dans son nouveau chez elle, mais je ne réalise pas encore. Le retour dimanche soir, veille de la rentrée, va être dur. Heureusement, il me reste une autre colocataire et notre appartement sera de nouveau rempli en février par mon autre colocataire de l'année dernière, de retour de stage en pays nippon. 
Forcément, entre les deux soirées, je n'ai pas hésité longtemps pour fixer mes priorités. 

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