07.12.2007
Festivités et lumignons
Malgré les événements de cette semaine, je ne pouvais pas rater l'occasion de vous parler de la Fête des Lumières tout de même ! Pour les retardataires, une séance de rattrapage complète est disponible sur Wikipédia, où vous saurez tout ce qu'il y a à connaître sur les origines de cette fête, très religieuse à la base et maintenant laïque, sauf pour quelques irréductibles ;-)
Pour les flemmards, un petit topo tout de même. La ville de Lyon vénère la Vierge Marie depuis le Moyen-Âge et a choisi de fêter l'Immaculée Conception (un concept qui m'intrigue toujours autant) le 8 décembre en 1852. Festivités annulées pour cause d'intempéries, auxquelles les Lyonnais ont décidé de palier en décorant leur rebord de fenêtres de lumignons (bon, honnêtement, les bougies chauffe-plat sont bien plus pratiques, cela évite de grater les verres plein de cire froide le lendemain). Depuis cette date, la fête a été célébrée tous les ans et a petit à petit revêtu un côté touristique grâce aux animations proposées par la municipalité et est même passée d'une soirée à quatre jours d'illuminations (c'est toujours mieux quand il y a un week-end !).
Pour vous donner un aperçu, voici un site qui regroupe des photos des illuminations présentées ces six dernières années : http://www.lumieres.free.fr/ et un diaporama de ce qui est proposé cette année : ici. Et même les TCL s'y mettent puisque les transports en communs seront gratuits le 8, fonctionneront toute la nuit (métros) et depuis quelques années, les néons des métros sont remplacés par des néons colorés (avouons que le vert l'année dernière, ce n'était pas terrible pour le teint). Cette année, ils nous proposent de "voir la vie en rose", ce qui devient franchement risible quand les conducteurs font grève (quasi-systématique pour le 8 décembre et le 21 juin, fête de la musique...).
Et voici quelques unes des idées que j'ai bien aimées :
I LOVE LYON, la boule à neige kitschissime dont j'aime beaucoup le second degré.
Place Bellecour
(édition 2006 reconduite en 2007 car crevée l'année précédente à cause des intempéries...)
Expérimentations étudiantes à la Cour des Voraces (pentes de la Croix-Rousse)
Cette cour est vraiment chouette et les pelottes de laine (ou de soie) rappellent les Canuts, tisserands lyonnais qui peuplaient la Croix-Rousse (la colline qui travaille, en opposition à Fourvière, la colline qui prie)
J'aime beaucoup me balader dans les traboules des pentes pour le 8 décembre, il y a généralement moins de monde et les idées sont beaucoup plus originales et intimistes.
Evasion urbaine
A l'intersection du pont de la Feuillée et de la rue d'Algérie (1er), édition 2007
Une idée sympathique pour retrouver une utilité à nos cabines téléphoniques :-)
Je m'apprête donc à découvrir l'édition 2007 en partie ce soir. Il y aura moins de monde j'espère et puis il vaut mieux prévoir deux soirs pour ne rien rater d'intéressant.
Mais derrière cette présentation quelque peu touristique, le 8 décembre, ce n'est pas que cela. Chaque quartier prévoit ses propres animations, organisées le plus souvent par les commerçants et les habitants se retrouvent dans la rue pour assister au spectacle.
Le 8 décembre, c'est l'occasion quand on est au collège de s'émanciper en sortant avec ses copains, de manger des hot-dogs (ou des kébabs ;-)), de voir les statues de glace sculptées du chocolatier, de boire du vin chaud chez le boulanger et de porter fièrement des autocollants fluorescents en forme de cœur (oui, c'est kitsch). C'est l'occasion de recroiser des gens, de redécouvrir son quartier illuminé et animé de spectacles pyrotechniques, d'acrobates, de musiciens et d'artistes en tous genres. Chacun a ses petites habitudes, son pélerinage (manger une glace chez Nardone par exemple ^^). Malgré la perte du côté religieux, que personnellement je ne regrette pas, cette fête revêt toujours une importance particulière pour les Lyonnais, même s'il est un peu dommage que le 8 décembre se dilue dans quatre jours et que les gens n'illuminent plus systématiquement leurs fenêtres.
Quand j'étais petite, c'était un jour que j'attendais avec presque autant d'impatience que Noël (pas autant quand même, car je ne recevais pas de cadeaux à la fin ^^). Maintenant, comme pour Noël, j'ai un peu perdu cette excitation enfantine, mais je suis toujours autant attachée à cet événement, même si j'ai déménagé de mon ancien quartier et que je n'y retourne plus pour voir le spectacle sur la grande place. D'ailleurs, j'ai envie de voir à quoi cela ressemble maintenant, en essayant de faire la part entre mes souvenirs d'enfance idéalisés et les véritables changements qui auront inévitablement eu lieu.
Ce soir je ferai donc un tour "classique" des illuminations importantes et à voir en Presqu'île, de Bellecour aux Terreaux, en passant par St Nizier et les Célestins et en faisant un crochet par le Vieux Lyon. Demain, je me réserve mon côté préféré et plus authentique : les pentes de la Croix-Rousse, son passage Thiaffait, ses cours et traboules, sa montée de la Grande Côte et sa place du Griffon, ainsi qu'un retour aux sources dans "mon" quartier.
19:36 Publié dans Au jour le jour, Visites urbaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lyon, Fête des Lumières, 8 décembre








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