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30.10.2007

Deutsche Rockmüsik #2

Voici la suite ! Je vous ai parlé ici de quelques groupes allemands que je connaissais et qui, selon moi, méritent au moins un petit coup d'oreille. Je vous présente maintenant trois groupes que j'ai découvert pendant mon séjour à Berlin le mois dernier, grâce à une Allemande fan de rock indépendant et dont j'ai longuement jalousé la collection de vinyls et CDs...
 
Tout d'abord, un groupe majeur pour la scène indépendante allemande : Tocotronic. Jan Müller (basse), Arne Zank (batterie) et Dirk von Lowtzow (guitare et chant) nous viennent de Hambourg et ont fondé leur groupe en 1993. Plus ou moins considérés comme le "Nirvana allemand", ils ont choisi leur nom en référence à l'ancêtre de la Game Boy de Nintendo : Tricotronic, un nom qui laisse supposer que nous avons affaire à un groupe de geeks... Eh bien nous ne sommes pas loin de la réalité, puisqu'en bons indie nerds, leur premier album, de 1995, s'appelle Digital ist Besser (le digital, c'est mieux) et ils ont remis le vieux survêt' Adidas au goût du jour en Allemagne, ce qui donne à peu près ça :
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Pas évident de retrouver cette photo, puisque leur style vestimentaire s'est sensiblement amélioré depuis cette époque... 
 
En plus d'avoir inspiré de nombreux groupes actuels (comme Kettcar) et représenté l'apogée de la Hamburger Schule (littéralement Ecole de Hambourg, en référence à la Frankfurter Schule, groupe de philosophes), ils sont également connus pour leur engagement politique. Malgré les nombreuses sollicitations de majors pour les faire signer chez eux, ils ont longtemps résisté à ce système en restant sous le label hambourgeois "L'âge d'or" qui a malheureusement fait faillite récemment. Leur dernier album, Kapitulation, est ainsi sorti cette année sous le label Vertigo Be (Universal).
 
 
Freiburg - Digital ist Besser (1995)
 Un cri de haine envers les étudiants de Fribourg, trop propres sur eux et donneurs de leçons ;)
 
 
 
Jackpot - K.O.O.K. (1999)
Un live du Reeperbahnfestival de Hambourg
 
 
 
Kapitulation - Kapitulation (2007)
Leur dernier clip... relativement clair. 
 
Pour finir, un article (en français !!) un peu ancien mais complet qui vous donnera plus de précisions sur le groupe : ici. Il est particulièrement difficile de trouver des articles de qualité sur ces groupes, comme vous pouvez vous en douter.
 
Pour les suivre : leur site officiel, leur page Myspace et un article sur Wikipédia (en allemand). 
 
 
La suite va être plus difficile à vour présenter, puisque les groupes étant beaucoup moins connus, il est moins facile de trouver des sites appropriés... Et puis je les connais moi-même beaucoup moins bien.
Tchi, un groupe formé il y a une dizaine d'années par Jan Reichelt, Dennis Frank et Eike-Christian Heine et originaire de Braunschweig en Basse-Saxe (dont la capitale est Hanovre). La cambrousse allemande par rapport à Hambourg donc et comme souvent, les artistes qui s'ennuient créent des choses intéressantes (il n'y a qu'à regarder du côté des Anglais ;-)). Impossible de vous trouver des vidéos sur youtube ou dailymotion, et à vrai dire, je ne suis pas sûre qu'il en existe au milieu de toutes les versions de Tchi Cum Bah des Superbus. Cependant, leur page MySpace est active et je les ai même trouvés sur une autre plateforme que je ne connaissais pas : VIRB°, une sorte de MySpace, mais en plus classe je trouve, où l'on peut mettre tout ce qui nous chante (photos, vidéos, blogs...). Justement, en parcourant cette page je suis tombée là-dessus : Schöne Grüße - stehen stolpern
 
Vous pourrez donc trouver tout ce qui vous intéresse sur leur page MySpace et leur VIRB° (leur dernier album stehen stolpern est bien sympa et à écouter en partie sur cette page).
 
 
Enfin, probablement le groupe que je préfère des trois : le mobilé, un groupe berlinois composé de Frank Neuer (basse), Marius Beutel (guitare), Peer Göbel (chant, guitare) et Ralf Neuer (batterie). Si l'on peut percevoir, encore et toujours, l'influence de Tocotronic, je pense qu'elle réside plutôt dans le déclencheur, c'est-à-dire que ce groupe s'est lancé car d'autres l'ont fait avant eux, en allemand et avec une musique et des textes travaillés. La direction choisie ensuite est différente, même si l'on retrouve chez ces deux groupes un côté dilettante, Tocotronic a des convictions politiques et des revendications quand mobilé cultive une mélancolie touchante et varie l'utilisation de ses instruments (écouter la version acoustique de Solitär). Plus proche des groupes/artistes indépendants anglophones (je pense notamment à Mogwai), mobilé s'ancre et persiste dans vos oreilles grâce à ses mélodies et ses arrangements relativement simples et cette voie tellement particulière. Personnellement, je ne reste pas insensible à la mélancolie, pas forcément morose d'ailleurs, qui s'en dégage et même sur les morceaux plus électro.
Un petit passage par leur discographie :
Nennen wir es den Tag (2003)
Kartographie (2006) (plus rock)
Tschaikowski (2007) (plus instrumental)
 
 
 
Solitär - Kartographie
 Le single de l'album, très efficace.
 
 
 
Svont - Lieder, um sie auf das Ende eines Mixtapes zu machen
Album solo de Peer Göbel, le chanteur, composé de chansons courtes pour terminer les cassettes ^^
NB : je ne sais pas d'où lui vient cette obsession pour les dinosaures en plastique. 
 
 
Pour finir, vous pouvez les trouver sur leur site officiel et leur page MySpace. A écouter sans modération !  
 
Et pour les plus curieux, un autre groupe à découvrir intéressant également, mais dont je n'ai pas le temps de parler : die Sterne (ici et ).
Et pour rire un peu, parce que tout ceci est un peu trop sérieux, je vous présente les concurrents de Tokio Hotel : Cinema bizarre (non, tous les Allemands ne se baladent pas comme ça dans la rue, je vous assure !)... et en plus, je crains qu'ils commencent à avoir du succès en Europe eux aussi (et honnêtement, je préfère les premiers).
Voilà, j'espère que cette incursion en Allemagne vous aura plue, je vous ai proposé des alternatives à la soupe à laquelle on a ou va avoir droit sur les ondes, faites vos choix !

28.10.2007

En passant par les berges...

332ad081573f4c811a280f70f4f04a04.jpgUne note qui s'annonce décousue, dans laquelle il sera question de sacrifices de tofu, de rêveries de promeneurs solitaires (même si je ne suis pas une fan de Rousseau) et de grandes découvertes chamboulantes... Eh oui, tout un programme, il s'en passe des choses dans la capitale de la province (et des péquenots apparemment, vu que tout le monde s'aventure à Lyon dès qu'on parle de "Décentralisation"... on se souvient encore des escarpins de Mme Boutin dans les flaques de la place Bellecour, une vraie opération commando comme on n'en connaît pas au ministère rue de Varenne !).
 
Commençons par les tofus, grillés, tranchés puis sacrifiés sur l'autel de la gourmandise. Qui ferait subir un pareil sort à ces pauvres pavés de lait de soja caillé ? Un chef japonais pardis ! Un maître habile du jonglage avec salière et poivrière, de la découpe aisée et étonnamment rapide des crevettes, langoustes et filets de saumon, le tout grillé et assaisonné de sauce teriyaki. Un vrai spectacle sous les yeux des convives, émerveillés, assis autour de la plaque chauffante. Tout s'enchaîne, sans jamais avoir l'impresssion d'attendre le plat suivant car il est préparé devant vous, et honnêtement, manger avec des baguettes, je trouve ça particulièrement amusant ^^ Je remercie tout de même mon chef de service pendant mon stage de cet été, qui m'a appris à manger proprement et élégamment avec ces ustensils... Je vous recommande donc chaudement de faire un tour chez Fubuki à l'occasion, justement RPPP (Recommandé Par le Petit Paumé, le guide de Lyon créé par les étudiants de l'EM Lyon). C'est un peu cher, comme la plupart des restaurants japonais, mais la qualité a un prix et la performance culinaire vaut le coup d'œil.
 
Ensuite, une petite balade dominicale sur les berges du Rhône nouvellement aménagées fut l'occasion de constater une fois encore que les Lyonnais apprécient l'endroit. Un concert de sonneries de vélos excédés par les piétons qui empiètent sur leur piste cyclable et de sonneries de Vélo'v qu'il va bientôt falloir ramener, d'enfants bruyants et remuants, puis de parents tentant de se faire respecter par leur progéniture si bruyante et remuante, une course de joggers forcenés (honnêtement, aller courir sur les berges un dimanche après-midi quand il fait beau, c'est comme essayer de traverser la rue de la Ré en voiture pendant les soldes...), des ragots de vieilles dames fripées, des trentenaires branchés qui prennent un verre à la terrasse du Sirius... Bon, comme d'habitude, je caricature et je ne suis pas toujours très bonne langue, mais je pense que vous aurez saisi l'image : tout le monde, ou presque, vient prendre l'air sur les berges (les autres sont en général au parc de la Tête d'Or, lui-même relié aux berges).98ad4a182b9c977409b023bdf21d8601.jpg
Et sur les berges aussi il y a du spectacle : le skate bowl, au niveau du pont de la Guillotière, est propice aux démonstrations de skaters, roller-bladers et bikers. Le public est assis sur les gradins, applaudit les figures les plus impressionnantes, lance des "oh !" et des "ah !" lors d'une chute ou d'un rattrapage de justesse. Fait marquant : il est vraiment diversifié. Des jeunes et des vieux, des hommes et des femmes, des spécialistes et des néophytes, des familles, des couples, des promeneurs solitaires... Et c'est vraiment amusant de voir tous ces gens qui se retrouvent à cet endroit. La photo n'est pas très représentative (beaucoup plus de monde et les casse-cous n'étaient pas aussi jeunes) et je me suis encore mordu les doigts de ne pas avoir pris mon appareil photo.
 
Enfin, j'ai fait une découverte révolutionnaire. J'avoue que c'est un peu honteux pour une lyonnaise d'origine, mais je ne m'étais jamais posée de questions quant à la provenance des bateaux-mouches parisiens. C'est vrai après tout, on n'en trouve que là-bas il me semble et la "Compagnie des bateaux-mouches" y est bien présente, donc en toute logique, cette espèce de péniche qui trimballe des touristes, emblématique de la ville de Paris, devait bien avoir été construite là-bas. C'est vrai que le nom m'intriguait (franchement, le rapport entre ce bateau et une mouche est loin d'être évident...), mais comme cela ne m'a jamais empêchée de dormir, je ne m'en suis pas préoccupée. Comme vous pouvez vous en douter, j'ai découvert aujourd'hui, au détour d'une exposition sur ces fameuses berges du Rhône, que ces bateaux sont en fait lyonnais (et toc ! ;-)) et en plus, j'ai une explication pour leur nom ! Ces bateaux ont été créés au XIXe siècle pour exploiter une ligne entre la Mulatière et Vaise (Sud-Ouest et Ouest de Lyon, donnant sur la Saône) et la compagnie d'exploitation a ensuite gagné le concours pour desservir la ville de Paris. D'où vient donc la mouche ? Eh bien du quartier où ont été construits ces bateaux : le quartier de la Mouche, anciennement situé dans le 7e arrondissement, dans le quartier de Gerland (oui, celui du stade de foot ;-)). Et en plus de cela, Wikipédia est d'accord avec moi !
 
 
Crédits photos : le Grand Lyon 

22.10.2007

Mon week-end de bobo

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Les semaines filent à une telle vitesse, qu'il faut bien prendre le temps d'apprécier chaque minute du week-end, pour flâner, goûter de la nourriture un peu plus sophistiquée que d'habitude, se cultiver si l'envie s'en fait sentir, organiser ou profiter d'une soirée entre amis... et rester sous sa couette aussi (dans les bras de quelqu'un d'autre en option particulièrement agréable ^^).
 
Mon week-end de bobo a donc débuté par du lèche-vitrine dans le quartier d'Ainay (un quartier plus bo que bobo, je l'admets), rues de la Charité et Auguste Comte, peuplée essentiellement de galeries d'art pour la deuxième, à la recherche d'un cadeau d'anniversaire même si je ne me suis attardée devant quelques vitrines uniquement pour le plaisir des yeux (je n'offre pas encore des tableaux signés, ni des robes agnès b.)
 
Ensuite, je me suis gelée sur un Vélo'v pour rentrer du cinéma. J'ai l'habitude de me déplacer à vélo, c'est encore le moyen de transport le plus pratique et le moins cher à ma disposition pour aller en cours, mais le Vélo'v a une autre connotation. Utilisé par des personnes ivres pour rentrer de soirée une fois les transports en communs fermés, ou par des étudiants radins qui préfèrent économiser un ticket de métro, ou encore par des gens qui trouvent ça fun parce que c'est rouge, que ça ne pollue pas et que ça le fait vraiment de l'accrocher à côté de sa table à une terrasse des berges du Rhône. Bon, je fais d'horribles généralités, et je suis très reconnaissante aux Vélo'v de m'avoir ramenée tant de fois chez moi depuis 3 ans, malgré de multiples déconvenues. Mais rentrer à Vélo'v avec des talons de 6 cm (mes plus hauts !), le caban que Punky m'a poussée à acheter et mon écharpe remontée jusqu'au nez pour affronter la nuit lyonnaise à 5°C m'a paru vraiment comique (une fois arrivée...).
 
Puis le retour chez papa-maman fut l'occasion de rattraper 3 semaines de Elle où je me suis complètement identifiée à ces jeunes cadres décrits dans un article, qui souhaitent accorder une importance égale à leurs vies personnelle et professionnelle et pour qui la réussite n'est pas uniquement synonyme de salaire. Oui, je veux faire un métier qui me plaît plus tard et pas uniquement un boulot qui me permet de payer mon loyer et toutes les choses que je regarde avec envie dans les magasins ! Moi aussi je veux du sens. J'ai déjà étudié bêtement pendant 2 ans sans me poser de questions, et même si je m'en suis sortie, c'est loin d'être épanouissant... Bon, je m'étais bien sûr précipité sur Fonelle avant et avait avidement parcouru les conseils mode et maquillage que je ne pourrai pas suivre, je suis bien une fille après tout...
 
Enfin, j'ai atteint le sommet de la boboïtude en allant dévorer un brunch chez Les Enfants Gâtés, place Sathonay (la meilleure adresse à Lyon pour les glaces, les goûters et maintenant les brunches si vous voulez mon avis :)). Un brunch tellement copieux qu'il pourrait être renommé en "brunchinner" d'ailleurs, mais mon estomac affamé s'en est très bien accomodé : plusieurs variétés de pains, des brioches, des confitures à tomber, du chocolat chaud à volonté, du vrai bacon grillé aux œufs, des céréales... le tout en terrasse, parce que même si l'air était froid, il faisait vraiment bon au soleil. Je ne suis pas encore une grande testeuse de brunches, mais j'ai déjà goûté à celui du Loir dans la théière, dans le Marais à Paris, et honnêtement (sans chauvinisme aucun), celui de dimanche était vraiment le meilleur rapport qualité/prix. Oui, mon côté bobo s'affirme d'autant plus que mes deux pieds à terre dans la capitale sont à Saint Germain des Prés et à la Bastille, mais pour compenser, j'habite une ville plus coco que bobo, qui cumule un boulevard Stalingrad et un cours Tolstoï (et des rues de l'Amitié, de la Solidarité et de la Fraternité...).
 

12.10.2007

Deutsche Rockmüsik #1


04c1e1a27fd2b1e01dee1321855ba9a1.jpgComme promis, voici ma note concernant la musique allemande, et plus précisément la musique pop et/ou rock en Allemagne. Pourquoi ? Parce qu'elle est malheureusement plutôt méconnue chez nous, ou alors mal représentée... Non, le rock allemand ne se limite pas à deux groupes et une chanson : les vieux métalleux de Rammstein (un bon défouloir au second degré cela dit), les jeunes gothico-manga-glam de Tokio Hotel (qui donnent du boulot au Goethe Institut, c'est déjà ça ;-)) et 99 Luftballons. Je vais donc commencer par vous présenter trois groupes que je connaissais avant d'aller à Berlin cet été, trois groupes qui me paraissent plus représentatifs de ce que l'Allemagne a à offrir, musicalement parlant. Les découvertes viendront dans une prochaine note, comme je peux être très bavarde, je pense que c'est mieux pour éviter la dispersion ^^
 
Commençons chronologiquement. Le premier groupe n'est pas le meilleur, mais il témoigne de l'époque punk de Berlin (Ouest) dans les années 80 et je les trouve plutôt sympathiques car ils ne se prennent pas au sérieux et au moins ils ont toujours chanté en allemand. Die Ärzte, ou Les Docteurs (je n'ai pas dit que c'était toujours de bon goût ;-)), est composé de Farin Urlaub, le chanteur aux cheveux péroxydés (ou bleus ou rouges selon les époques), Bela B. à la batterie et Rod, le bassiste chilien. Ils sont populaires en Allemagne et connus pour leur militantisme politique : profondément antifascistes, beaucoup de leurs textes attaquent les néo-nazis, qu'ils jugent être des idiots en manque d'affection dans la chanson qui les a rendus célèbres, Schrei nach Liebe (littéralement : "cri après l'amour"). Plus récemment, Die klügsten Männer der Welt ("les hommes les plus intelligents du monde"), dénonce le pouvoir et l'arrogance des chefs d'Etat. Mais "Die beste Band der Welt" ("le meilleur groupe du monde"), comme ils s'amusent à se définir, possède aussi quelques ballades à son répertoire, avec les thèmes très classiques de l'amour et de la rupture : Mach die Augen zu ("ferme les yeux"), notamment.
Bien entendu, tout est en allemand, donc pas forcément très accessible pour nous pauvres Français nuls en langues étrangères, mais les clips retranscrivent assez bien l'esprit et il est toujours temps de se remettre à la langue de Goethe ;-).
 
 
Schrei Nach Liebe 
 
(regardez bien les petites têtes qui défilent au-dessus des paroles)
 
Mach Die Augen Zu (und küß mich...) 
(oui, c'est très kitsch ;-), mais cela date de 1993) 
 
  Pour les suivre : leur site officiel (intégralement en allemand) et leur page Myspace (mais elle n'est pas vraiment à jour).
 
 
Ensuite, je vous présente les Wir Sind Helden ("nous sommes des héros"), composé de Judith Holofernes (guitare, chant), Jean-Michel Tourette (claviers, guitare) et Pola Roy (batterie), qui se sont rencontrés en 2000 lors d’un séminaire sur la musique pop à Hambourg. Rejoints plus tard par Mark Tavassol (basse), ils participent au renouveau de la "NDW" ("Neue deutsche Welle" ou nouvelle vague allemande) initiée il y a quelques années de cela par la chanteuse Nena (eh oui, encore elle) et définissent leur musique comme un mélange de "28 % de sons synthétisés, 34 % de punk et 38 % de pop". Mélange qui plaît beaucoup en Allemagne, puisque le groupe se classe souvent en tête des ventes. Le groupe est d'ailleurs reconnu pour l'originalité de sa musique et de ses clips, ainsi que de ses textes, drôles et réalistes. L'exemple le plus amusant pour nous est la chanson Aurélie, qui relate les déboires d'une Française en Allemagne qui a du mal à surmonter les différences culturelles, notamment dans le domaine de la séduction...
Et bonne nouvelle, le groupe n'a pas l'intention de rester cloîtrer dans ses frontières et compte s'attaquer à la France (l'attaque a déjà débuté puisqu'ils étaient en concert à Paris fin septembre). En effet, trois des membres du groupes sont francophones, quelques chansons sont déjà sorties en version française (Von Hier an Blind, rebaptisée Le videGuten Tag et Aurélie justement) et leur dernier album Soundso sort le 22 octobre en France. Et deuxième bonne nouvelle pour les non-germanophones, le site francophone du groupe a traduit (littéralement) les paroles (ici pour Aurélie).
Pour l'appréciation personnelle, je les ai vus sur scène au Sziget Festival de Budapest et c'est extrêmement plaisant de voir un groupe généreux, qui dialogue avec son public, établit une vraie complicité et s'amuse avec ses chansons en inventant différentes versions. En clair, j'ai adoré !
 
Et maintenant quelques morceaux choisis pour vous faire une idée :
 

Nur ein Wort - Von Hier An Blind
"Juste un mot", un clip créatif et un gros tube en Allemagne en 2005
 
 
 
Aurélie - Die Reklamation
La qualité n'est pas fabuleuse, mais c'est le seul clip que j'ai trouvé.
 
 
 
Denkmal - Die Reklamation
"Hymne de la génération 2000 allemande" paraît-il, un live de "Monument". 
(j'ai privilégié la qualité sur l'ambiance...) 
 
 
Toutes les infos sur le groupe : le site officiel, le site francophone, la page Myspace et tous leurs clips ici (ne pas faire attention au reste du site...).
 
 
Le dernier groupe que je vous présente cette fois-ci s'appelle Kettcar (une marque de voitures à pédales pour enfants si certains se demandent) et est originaire de Hambourg. Il faut savoir que la plupart des (bons) groupes vient de cette ville, car la scène locale est très active (et je vous parlerai la prochaine fois de Tocotronic qui a lancé le phénomène et inspire tous les nouveaux). En général, ceux qui vont à Berlin pour réussir sont moins intéressants.
Bref, Kettcar est composé de 5 musiciens, dont Marcus Wiebusch (chant et guitare) et Reimer Bustorff (basse et chant/chœur), les fondateurs. Au départ orienté punk avec le groupe But Alive ! dans les années 90, Marcus Wiesbuch s'est tourné vers le rock à la sauce hambourgeoise (un peu pop, mais différent des groupes britanniques). Ce groupe rencontre pas mal de succès en Allemagne, mais reste confidentiel en France, car ils chantent intégralement en allemand et ne cherchent pas à s'exporter. Ils sont toutefois à signaler, car leur musique est riche et leurs textes travaillés, même si tout le monde ne peut pas l'apprécier. Voici d'ailleurs un article dithyrambique à leur sujet de Pop-Rock.com à propos de leur dernier album Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen
 
 
 
Deiche - Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen 
Une de mes préférées
 
 
 
48 Stunden - Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen 
 
 
 
Balkon gegenüber - Du und wieviel von deinen Freunden
 
 
 
Balu - Von Spatzen und Tauben, Dächern und Händen 
  

 Pour plus d'informations : leur site officiel (possibilité d'écouter leur premier album) et leur page Myspace.

06.10.2007

On y croit


 
Parce que nous, il paraît qu'on doit être fier d'avoir un joueur au look néandertalien :
 
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Edit : Wouhou ! On est les meilleurs ! Je n'y connais pas grand-chose au rugby, mais cela fait toujours plaisir de gagner. Et si ça peut nous amener 2 points de croissance en plus... ;-)

02.10.2007

Névrosée ?

Il y a certaines choses pour lesquelles je fonctionne par crise. Je n'y touche pas pendant un moment et un jour je craque et je m'y mets à fond. Cela m'arrive souvent pour tout ce qui concerne le ménage : les taches du micro-onde que soudainement je ne peux plus supporter et je me retrouve à démonter le plateau, à bien l'astiquer jusqu'à ce qu'il brille de nouveau et même à gratter tout le placard de la cuisine, parce que finalement, lui aussi en avait un peu besoin. Cela m'est arrivé récemment également, lorsque j'ai découvert que les locataires précédents nous avaient laissé du Cif dans le placard... eh bien le lavabo de la salle de bain et la baignoire y sont passés (très efficace ce produit mine de rien).
Mais alors aujourd'hui, je crois que j'ai touché le fond... ma chambre est ornée d'une vieille moquette vert pastel du plus bel effet (j'imagine que cela a été à la mode il y a une bonne vingtaine d'années) et bien entendu, je la trouve très moche, mais je n'ai pas le courage de l'arracher pour poser du parquet. J'ai surtout peur de ce que je risque de trouver dessous et puis je ne tiens pas à mettre du beurre dans les épinards de mon propriétaire qui ne manquera pas d'augmenter le loyer. Bon gré mal gré, je m'accomode de cette moquette et je finis par ne plus remarquer à quel point je la déteste. Seulement voilà... à cette époque, en plus des couleurs pastels, il était apparemment également à la mode de recouvrir ses plinthes de moquette... et ça, je n'ai jamais réussi à m'en remettre, surtout qu'elle se décollait par endroits. Les perspicaces auront remarqué l'emploi de l'imparfait, j'ai en effet craqué aujourd'hui et me suis défoulée sur cette bande de moquette. Plutôt facile à détacher car elle était posée n'importe comment (je suis tombée par endroits sur du scotch double-face et de la Patafix quand même !), elle m'a posé quelques problèmes sur un mur où le travail avait été effectué correctement. Résultat, il va falloir que j'y aille à la raclette pour enlever ce qui reste.
Le plus drôle a quand même été le moment où l'une de mes colocataires est entrée dans ma chambre et qu'elle m'a découverte, la musique à fond, à quatre pattes derrière le canapé, les cheveux en bataille, en train de me battre avec un bout de moquette... Cela me rappelle vaguement une disserte de philo dans laquelle autrui est nécessaire pour se rendre compte qu'on est ridicule...
 
C'est grave docteur ?  

01.10.2007

Apologie de l'égoïsme

07e88bb9fcf30fe324b75998d8279de7.jpgIl faut savoir faire des concessions pour sociabiliser et chacun doit y mettre du sien pour qu'une relation, quelle qu'elle soit, fonctionne. Là-dessus, je pense que tout le monde est d'accord et de toute façon, je ne vais faire la morale à personne. Seulement, il ne faut pas s'oublier dans ses compromis et je pense qu'en cas de coup dur, le moins douloureux est de faire preuve d'égoïsme.

Mon égoïsme consiste en fait à être à l'écoute de ses propres besoins et de ses propres limites. Il est aussi long et difficile d'établir une relation de confiance avec une autre personne qu'il est extrêment simple de la briser : un manque d'attention sur le long terme ou une trahison brutale, vive. En amour, la souffrance que peut générer une situation de danger, lorsque l'on entrevoit pour la première fois très clairement, très cruellement la possibilité que cette relation s'arrête demain, est accentuée par le sentiment d'injustice et l'attente, impuissante, où l'on oscille entre l'espoir et la terreur d'une rupture, avec tout ce que cela implique. Faire face est terriblement douloureux, comme lorsqu'on arrache un pansement (mais en permanence, toute la journée et même la nuit), car il est très difficile d'accepter de ne plus être aimé(e) de la personne à laquelle on tient, mais cela finit par s'estomper. La douleur est le meilleur indicateur pour savoir ce qu'on est capable de supporter, d'accepter et d'accomplir, pour ne pas y laisser trop de plumes et ne pas se renier. Et parvenir à déterminer ce dont on a besoin, jusqu'où on est prêt(e) à aller pour arranger la situation, ou au moins pour se sentir mieux, est le seul moyen que je connaisse pour relever la tête, pour passer un dernier accord ou tourner définitivement la page.

Faire le point, peser le pour, le contre, trouver les raisons de se battre ou au contraire d'abandonner car cela apporte plus de mal que de bien, poser de nouvelles conditions, s'y tenir de manière ferme et intransigeante, et claquer la porte si elles ne sont pas acceptées, même si ce n'est jamais facile de rationnaliser dans cette situation, de la même façon qu'il devient pratiquement absurde de se nourrir ou de se concentrer sur une autre chose, surtout scolaire. Tout faire pour ne pas s'en vouloir, pour avoir essayé et ne pas avoir de regrets à ruminer. Pouvoir repartir sur des bases saines, avec la même personne ou une autre, car le reste continue...

A froid, quatre mois plus tard, toujours ce petit pincement au cœur, cette blessure pas encore complétement guérie. Mais mon histoire se termine bien. Ou plutôt, a repris son cours jusqu'à la prochaine étape à surmonter (restons lucide), et c'est de cette façon qu'elle se renforce, qu'elle justifie certains sacrifices, consentis, et qu'elle existe réellement.

 

free music
 
Mes déboires technologiques continuent... coller F.E.E.L.I.N.G.C.A.L.L.E.D.L.O.V.E Pulp dans la barre de recherche de Deezer

Wooops...

Et voilà, plus d'une semaine a filé sans que je m'en rende vraiment compte, et surtout sans que je m'occupe de ce petit blog maintenant négligé et délaissé... Mon propre retour au travail, sur les bancs d'un amphi, a été plus prenant que prévu et quelqu'un d'autre avait la priorité ce week-end.
Promis, je reviens très vite (peut-être aujourd'hui) avec de vraies histoires ! 

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