09.05.2008

58 ans

1278135920.jpg
Le 9 mai 1950, Robert Schuman, aidé de Jean Monnet, discourait au Quai d'Orsay pour appeler la France, l'Allemagne et d'autres pays européens à mettre en commun leur production de charbon et d'acier, prétexte pour créer une première organisation de l'Europe.
 
58 ans plus tard, le 9 mai est la journée de l'Europe, 27 pays appartiennent à l'Union Européenne, avec un drapeau, un hymne et une devise.
Malgré les crises, les intérêts contradictoires et les guerres des nerfs, c'est encore debout, mais tout le monde s'en fout.
 
Pour moi, cela compte beaucoup et j'ai encore envie de croire qu'on peut aller plus loin. 

23.04.2008

Sheffield rocks

En 2003, les Arctic Monkeys se formaient grâce à des cadeaux de Noël bien choisis : des guitares électriques. Le groupe se fait connaître petit à petit grâce à des concerts dans des bars et surtout grâce à sa page MySpace, les premiers à avoir lancé ce phénomène il me semble (ou alors juste après Lily Allen).
En 2005, à 19 ans, ils explosent avec ça :
 
 
I bet you look good on the dancefloor - The Arctic Monkeys 
 
En live, on sent les limites de la voix du chanteur, mais un tel concentré d'énergie et d'efficacité en un seul morceau, wahou ça décoiffe (et puis alors avec l'accent cockney en plus...). Numéro 1 des charts au Royame-Uni, ils battent le record de vente de disques en une heure et en une journée avec leur 1er album Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, mieux que les Beatles. L'Angleterre a trouvé, pour la 3e fois de l'année, son nouveau groupe révélation. Je charrie, mais il faut avouer que la presse anglaise a tendance à s'enflammer un peu vite.
De notre côté de la Manche, au même âge nous avons les Naast et les BB Brunes, alors on peut pleurer.
Mieux vaut se consoler en chorégraphies hasardeuses dans sa chambre ou son salon :   
 
 
Après une tournée mitigée aux Etats-Unis, suite au mauvais accueil des critiques, ils reviennent en 2007 avec un deuxième album : Favourite Worst Nightmare. Toujours énergique, mais plus abouti que le précédent, avec des mélodies plus complexes, une voix mieux maîtrisée et un plus gros budget ;-).
Ils attaquent fort avec Brianstorm, le titre d'ouverture, avec ses riffs de guitare très reconnaissables : 
Puis calment le jeu avec le tube de l'album, Fluorescent Adolescent (gentil, mais un peu plat) : 
L'autre single, Teddy Picker, plus réussi (ici en live à Gastonbury) et enfin, 505, le dernier titre et probablement le meilleur, pour prouver qu'ils savent aussi faire des ballades :
 
 
 
 
J'ai commencé à écouter réellement ce groupe peu avant la sortie de leur 2e album, sans les prendre vraiment au sérieux. Une espèce de phénomène médiatique qui fait crier les filles, un Tokio Hotel amélioré en quelque sorte. Mais j'étais forcée de constater que j'aimais bien, que les morceaux me donnaient une furieuse envie de me trémousser et qu'il me donnaient du punch pour la journée. Bon, j'aimais bien, mais ils faisaient partie de mes passions coupables dans ma discothèque, le genre de CD qu'on ne se vante pas de posséder, pour lesquels on est toujours obligé de trouver plein de défauts pour se justifier, dire que oui, on l'a acheté, mais que c'était par curiosité, qu'il n'a pas encore assez de maturité et que le dernier Radiohead est le summum absolu de la musique anglaise (alors que je commence à trouver ça chiant ;-)).
 
Mais alors qu'est-ce qu'on fait quand on a 22 ans, qu'on a raflé toutes les récompenses possibles et imaginables dans son pays, et ce deux fois de suite ?
On fait une petite pause et on en profite pour se plonger dans des projets annexes. Ainsi, le chanteur Alex Turner a appelé son copain Miles Kane des Rascals from Liverpool pour se lancer dans l'aventure des Last Shadow Puppets. Ils ne font pas les choses à moitié, car ils se paient le London Metropolitan Orchestra avec les arrangements d'Owen Pallett, le violoniste de Final Fantasy, un copain d'Arcade Fire.
Leur album, The Age of the Understatement, est sorti il y a 2 jours et je me suis jetée dessus. Pour le moment, j'aime beaucoup, c'est plus travaillé, sans devenir pompeux (malgré l'orchestre à corde), et je trouve l'écriture plus soignée aussi. Il me faudra un peu plus de recul pour avoir un jugement plus précis, mais je vous laisse vous faire votre propre opinion avec le single :
 
 
The Age of the Understatement - The Last Shadow Puppets 
 
 
Pour ceux qui veulent voir les autres vidéos, c'est ici.

21.04.2008

Thank you life ! Thank you love !

 
 
 
 
Pas d'oscar à l'heure du bilan, mais si la popularité se mesure au nombre de textos & co reçus pour son anniversaire, alors je peux concourir pour une petite statuette. 12 textos, 10 mails, 7 messages sur Facebook, 9 sur un forum (on est geek où on ne l'est pas) et 4 appels. Peut-être que certains ne sont pas impressionnés, mais cela ne m'était jamais arrivé, alors je ne m'y attendais pas, surtout pour des 22 ans. En plus j'ai eu droit à un serveur très affectueux au Loup Blanc, une bougie sur mon gâteau et un restaurant qui chante pour l'occasion (ou comment devenir rouge écrevisse en 20 secondes).
Le secret ? Envoyer un mail à une vingtaine de personnes quelques jours avant pour leur faire remplir un sondage Doodle afin de connaître leurs disponibilités pour fêter cela dignement, c'est très efficace. Et puis compter sur ceux qui sont loin et qui habituellement s'en souviennent.
Pour le restaurant, il suffit de glisser l'air de rien que le jour est important pour se faire offrir les digestifs ;-) 
 
Bon, par contre ici ce n'est pas la gloire, mais après tout, je préfère que les vrais gens qui me connaissent dans la vraie vie pensent à me souhaiter mon anniversaire, ce serait un peu triste que des personnes que je n'ai jamais vues pensent à le faire à leur place. 
 
Pour la suite, comme le cinéma est plutôt déprimant en ce moment, je vais me rabattre sur la musique. D'ailleurs, plusieurs groupes sortent un album aujourd'hui, et notamment celui qui chante sur la note du jour :-) 

17.04.2008

Bye Bye Peter Pan

 
 
 
 
 
Voilà, une année de plus, j'ai 22 ans aujourd'hui et je me paie le luxe de traîner devant mon ordinateur alors que je suis à Paris et, comble de chance, qu'il fait beau. J'ai toujours un bon feeling avec la météo parisienne.
Bon, j'exagère, je suis quand même sortie aujourd'hui pour déjeûner avec une amie que je vois environ 2 fois par an (mais c'est une vraie amie, on a juste du mal à coordonner nos emplois du temps de ministres), j'ai déjà bien crapahuté dans Paris, à tel point que je connais des quartiers comme ma poche, et mine de rien, j'avais quand même prévu d'être capable d'avancer un peu dans mon boulot (la mission est un échec total jusqu'à présent, je compte sur l'heure qui me reste avant le retour de mon hôte pour me donner bonne conscience). 
 
Et puis aujourd'hui c'est l'occasion de mesurer ma popularité au nombre de textos, appels, mails et messages sur Facebook que je vais recevoir. Comme d'habitude, j'ai oublié d'emporter mon chargeur de téléphone, donc j'hésite à décrocher de peur qu'il ne rende l'âme sur le champ (sa dernière perfusion remonte à bientôt une semaine : vivent les téléphones antiques sans appareil photo qui ont une super autonomie !). Et si c'est agréable de se rendre compte que toutes ces personnes ont pensé à moi au moins le temps de m'écrire quelques mots, c'est vraiment barbant de devoir leur répondre pour leur dire merci (qui a dit que je n'étais qu'une sale égoïste ?). 
 
22 ans... je suis définitivement rentrée dans la vingtaine, plus de doute possible, mais je ne fais pas partie de ces gens qui font la grimace en disant qu'ils sont vieux à chaque anniversaire alors qu'ils vivent encore "leurs plus belles années" selon les sages de la famille (même si au bout d'un moment, je vais avoir envie que mes études se terminent quand même). Non, 22 ans est plutôt un joli nombre d'ailleurs. Pour une raison que je n'explique pas vraiment, je trouve 23 assez moche, mais j'ai encore un an pour changer d'avis. J'aime la symétrie, c'est mon petit côté maniaque et c'est pour ça que je préfère 25 (même si cela correspond à la fin de toutes les réductions...). 22 ans et j'ai déjà l'impression d'avoir vécu une petite éternité, probablement parce que les années qui se sont écoulées jusqu'à présent seront parmi les plus intenses. Le temps passe vite, mais j'imagine que lorsque je me serai posée, tout ira encore plus vite. Ce n'est pas vraiment déprimant, je suppose qu'à un moment donné j'aurai envie de ça (un boulot stable, un appartement, une ville,... une famille ? glups... non, ça je ne peux tout simplement pas l'envisager pour le moment même si je veux bien croire que je finirai peut-être par en avoir envie), et puis finalement, pratiquement tout reste à faire :-)
 
Je n'ai pas choisi la chanson d'anniversaire la plus joyeuse pour illustrer cette note, mais c'est l'une de mes préférées.
 
sing me Happy Birthday
sing it like it's going to be your last day
like it's halleujah
don't just let it pass on through ya
it's a giant among cliches
and thats why I want you to sing it anyway

11.04.2008

Vive la Suède et à bas la routine

Une absence longue et plus ou moins justifiée... pas beaucoup de temps et surtout pas très envie d'écrire. Des idées sympas, mais pas le courage de m'armer de mon clavier pour les mettre en forme, pas vraiment de plaisir à le faire. 
Une grosse lassitude par rapport à beaucoup de choses : les cours, me lever le matin, me coucher trop tard le soir sans raison, la météo qui joue avec mes nerfs (je n'aime pas les giboulées et les grandes amplitudes thermiques, pour le coup je ne sais vraiment pas quoi me mettre sur le dos). Et des souvenirs pas très joyeux de la même époque l'année dernière. Ils sont loins, beaucoup de choses ont changé en très positif depuis, mais cela ne fait pas du bien de s'en rappeler. Bref, l'accumulation de ces détails désagréables ne m'a pas mise dans de bonnes dispositions pour me consacrer à ce blog et dans ces moments-là, je préfère me taire plutôt que de bâcler.
 
Aujourd'hui, c'est le début des vacances et même si la journée a très mal commencé (je hais les TCL), c'est un grand soulagement. Je prends le train pour Paris dans moins d'une heure et ça me fera le plus grand bien de changer d'air.
Mais la semaine précédente a quand même été égayée par de petites vidéos dénichées sur Internet. J'ai déjà déclaré mon admiration pour Gondry il y a quelques temps et je suis bien entendu allée voir Be Kind Rewind à sa sortie. J'en étais sortie avec l'envie de faire mon propre film avec deux morceaux de carton et trois bouts de ficelle, mais bien sûr, je me suis contentée d'en avoir envie et je ne suis pas passée à l'acte.
D'autres ont eu plus d'audace que moi et se sont lancés. Il y a d'ailleurs un concours de films suédés et c'est l'occasion d'éprouver la créativité des internautes cinéphiles. Voici quelques uns de mes préférés :
 

Tron
Parce que ça me rappelle mes premières cassettes vidéos ^^
 
 

Fight Club
Parce que même si je n'ai pas aimé ce film, la reconstitution est fidèle.
 
 

Wallace et Gromit
Parce que je suis fan de lapins en pate à modeler.
 
 

Twins Peak - Fire Walk With Me
Parce que je suis soufflée par le travail de reconstitution.
Attention : déconseillé à tous ceux qui pensent que Bob est encore une éponge ;-)
(la blague est de mon tonton, mais je ne résiste pas à la resortir) 

03.04.2008

Une fille bien sous tous rapports

Parfois, je peux être une vraie caricature. Et ça me donne un côté lisse et prévisible pratiquement risible.
Je m'explique.
Je suis une fille qu'on peut classer du côté des "gentils" : je ne fume pas, je ne bois pas, je trie mes déchets, je me déplace à vélo, je me préoccupe du handicap, bref, je fais les choses "comme il faut" et heureusement que j'ai plein de défauts, sinon je serais carrément invivable.
 
Mais là, j'ai fait une grave rechute de bonne conduite. 
Cette semaine est la semaine du Développement Durable, soit l'occasion de confronter des opinions différentes sur le sujet, de réfléchir sur ce qu'il reste à faire et de rappeler que le DD (pour les intimes) ne se limite pas à l'écologie, puisqu'il comprend également l'économie et le social. J'ai donc assisté à des conférences/débats pendant une demie-journée, le tout animé par des étudiants et des professionnels (le terme consacré pour parler de ceux qui sont passés de l'autre côté, celui de l'entreprise). Très intéressant, même si je trouve un peu facile de parler de ces choses-là avec des étudiants des grandes écoles (commerce et ingénieur), qui sont déjà relativement sensibilisés à ces questions. Une bonne opération quand même pour se remonter le moral, car parmi les discours catastrophistes ambiants, cela fait du bien d'entendre des gens sur le terrain qui, confrontés à la réalité, restent profondément optimistes.
 
Après cet engagement citoyen plein de bonnes intentions, je suis allée donner mon sang le lendemain. C'est vrai. Le Rotary a organisé un événement avec l'EFS pour inciter les gens à être généreux : les dons se déroulent dans le palais de la Bourse, que je n'avais jamais eu l'occasion de voir à l'intérieur et qui vaut le coup d'œil, et se terminent par une collation en association avec les Toques Blanches Lyonnaises, qui proposent des crèpes (mention pour la crèpe salée). D'habitude je donne sur mon campus, mais là il faut avouer que c'était plutôt chouette. J'ai donc profité de la vue et du repas en faisant une bonne action. Pour les Lyonnais que cela intéresse, c'est jusqu'au vendredi 4 avril (demain).
 
En sortant, j'ai failli aller sauver des pingouins chez Monoprix, mais finalement je me suis contentée d'acheter de l'alcool, il faut bien compenser un peu. Mais parce que je suis une gentille étudiante fauchée (surtout depuis que les TCL ont encore augmenté le prix des tickets), je suis rentrée à vélo, zéro émission de CO2.
 
Et pour me remercier, la vie a placé un bus sur mon chemin. 
Non, ce n'est pas une blague.
J'ai été renversée par un bus en rentrant de mon don du sang. 
Heureusement, je m'en tire avec de beaux hématomes et une grosse frayeur... la pédale de mon vélo n'a pas eu autant de chance, et c'est assez flippant de réaliser à quel point ma jambe n'est pas passée loin. 
Bilan : déclaration d'accident (mes frais engagés devraient être couverts par les TCL), 4 heures perdues aux urgences pour un bandage, une attestation d'accident et une ordonnance. D'ailleurs, mention glauque ++ pour la salle d'attente des urgences : 2h de Derrick c'est très dur... ou alors c'est pour effectuer une sélection naturelle. Heureusement, je pouvais marcher, donc j'étais repassée chez moi prendre un bouquin et mes TD de méca (!!).
 
Cela m'apprendra à trop en faire.
Pour éviter une catastrophe aujourd'hui, je crois que je vais commencer à fumer et acheter du steack de cheval.

22.03.2008

Backlash

Oui, backlash est bien le mot le plus approprié, mieux que le contrecoup français. Dans backlash on sent qu'il s'est passé quelque chose de positif avant de se prendre la réalité en pleine figure... un peu comme un élastique qu'on tendrait pour s'amuser avant de laisser échapper un cri quand il frappe le pouce... un effet boomerang en quelque sorte.
 
Je suis bien rentrée jeudi en fin de journée de mon intermède sportif, mais il m'a fallu pratiquement 2 jours pour m'en remettre.
Replongée de 2 jours dans l'univers de la compétition, qui comptait tellement pour moi avant que les études ne reprennent le dessus. Retour dans un univers où je me sens maintenant complètement étrangère et où je retrouve toujours les mêmes personnes, uniquement à cette occasion. Sauf que moi j'ai l'impression d'avoir plein d'autres vies à côté de celle-là. J'existe pour d'autres projets, d'autres gens.
Une bonne coupure de deux jours, faite de retrouvailles et d'un peu de nostalgie. Les déplacements, les nuits dans les hôtels Formule 1, le retard systématique pris par l'organisation de la compétition, les barres de céréales et les litres d'eau bus pendant l'épreuve. La tension, l'excitation, la fatigue et les cris. Et toujours beaucoup d'attente. Voilà, ma vie en compétition était faite d'un peu tout cela et c'est très étrange de la retrouver de façon aussi brève qu'intense, même si c'est juste dans le cadre universitaire.
 
Je n'avais jamais été aussi mal préparée que pour cette compétition (c'est ce que je dis à chaque fois, mais c'est vrai à chaque fois) et c'était pourtant la plus importante : les championnats de France (universitaires). Mon dernier vrai entraînement remonte à pratiquement 1 mois et demi, alors que je ne m'entraîne plus qu'une fois par semaine, et je n'avais pas fait de sport depuis plus de 3 semaines, car mon genou faisait des siennes et je craignais d'aggraver son cas. Bref, pour atteindre le summum de la non-préparation, j'aurais pu manger des frites et du gâteau au chocolat bien gras la veille et sortir jusqu'au bout de la nuit.
Mais j'ai toujours bien aimé l'ambiance des compétitions et finalement le temps de réadaptation est relativement court : je retrouve mes sensations, mon envie de gagner, même si je n'ai plus la condition physique et que j'ai perdu en technique. J'aime que les gens m'encouragent et j'aime affronter une autre personne. Les sports de duel me conviennent bien.
J'atteins la finale, alors que je n'ai pas de classement national, pas mon nom floqué dans le dos et encore moins de bandes bleu-blanc-rouge sur ma tenue.
Ma première finale importante, le public crie, m'encourage finalement car je ne suis pas la favorite et que je remonte au score. C'est tellement gratifiant, je profite, mais cela passe trop vite... la hiérarchie est respectée en fin de compte, je ne gagne pas, mais sur le podium, c'est moi qui souris le plus : je suis vice-championne de France universitaire, ma plus grande victoire.
 
Puis suit la soirée... un résultat fêté dignement, le vin était très (trop) bon, euphorisant, la musique un peu forte mais la piste de danse se transforme en grande piste de jeu, je m'amuse, je suis bien.
Je me couche très tard.
Heureusement que je ne participe pas aux épreuves par équipe du lendemain... la fatigue, le sport et l'alcool ne font vraiment pas bon ménage. Je suis ruinée physiquement, je me découvre des muscles dans tout le dos et j'ai même des courbatures aux jambes alors que cela ne m'arrive pratiquement jamais. Une vraie mamie, je me traîne tout le jeudi pour encourager les autres.
 
Aujourd'hui, mon corps n'est plus endolori, je monte les escaliers avec beaucoup plus de facilité.
De chouettes championnats de France, mais maintenant, je me dis que j'aurais quand même pu la gagner cette finale, j'en veux encore. 
 

18.03.2008

Enjoy the Loir et Cher

Je m'apprête à partir pour 2 jours, mon train est dans 3/4 d'heure et mon sac n'est pas encore bouclé, non je ne suis pas à la bourre.
Mais avant de m'absenter pour des raisons sportives (dont je me vanterai si je ne suis pas ridicule), je vous laisse en compagnie de deux acolytes.
J'avais dit qu'une note musicale de qualité était en cours, mais j'ai une autre perle à vous faire partager. Une perle qui a beaucoup d'humour, contrairement à ce que je vous ai présenté la dernière fois.
 
Le nom du groupe : Delpech Mode, mi-delpech, mi-mode. Ou explicité plus clairement : les textes de Michel Delpech sur la musique de Depeche Mode... 
Cela donne donc par exemple les paroles de Loir et Cher, sur la musique d'Enjoy the Silence...
 
Je suis fan, même si je suis consciente que c'est complètement débile... j'adore le concept et l'esthétique des clips vaut le détour.
Toutes leurs chansons sont visibles ici
 
Enjoy the musique ! 

15.03.2008

Back in the 80's

Lyly June m'a tager...
Au départ, je pensais ne jamais mettre de photo de moi, mais je trouve quand même l'idée amusante et puis si quelqu'un arrive à me reconnaître avec des photos aussi vieilles, c'est que mon blog a été découvert par une personne de ma famille...
 
Voici donc les aventures de Petit Lu' dans les années 80.
 

 
Les chevaliers du zodiaque

 
Mon dessin animé préféré, je n'ai probablement pas raté un épisode entre 2 et 3 ans, jusqu'à ce que mes parents réalisent que c'était violent, mais au moins, j'étais incollable en astrologie.
Une éducation à la dure donc, ce qui fit de moi un vrai garçon manqué. D'autant plus qu'étant née sans un poil sur le caillou, en été 1987, j'avais une coupe de cheveux de garçon également (sauf qu'on ne m'avait encore jamais coupé les cheveux). Les gens s'exclamaient "Oh le joli petit garçon !" à mon passage, au grand dam de ma mère qui ne me faisait porter que des robes.
 
1530156678.JPG
 
Mais mon look androgyne plaisait. Si bien qu'un jour, j'ai été contactée par la PETA pour une campagne en faveur de la défense des animaux (mais j'ai refusé de poser nue, quand même).
 
744437561.JPG
 
 
J'ai même lancé la mode du manteau d'été, qui permet en plus de se protéger des coups de soleil à la plage.
 
440907738.JPG
 
 
Mais arriva ce qui devait arriver, la nature reprit le dessus. Mes cheveux finirent par pousser, ne laissant plus aucun doute sur ma féminité. Je tentais bien encore quelques photos pour des magazines.
 
1225360440.JPG
 
 
Mais le créneau fille blond platine était déjà bien occupé par les filles de l'Est, qui avaient des cachets bien moins exigeants. C'est ainsi que je finis par poser pour un obscur catalogue allemand, mes soquettes dans les sandales.
 
819831507.JPG
 
Devant cette chute spectaculaire et refusant de devenir une has been à 4 ans, je décidai de mettre un terme à ma carrière et de me concentrer sur mes études. Mais Agyness Deyn, ç'aurait dû être moi ! (en plus, mon nom est plus facile à prononcer)
 
 
 
Maintenant je suis censée passer le relais... mais je suis consciente que ce n'est pas forcément évident, donc je tag tous ceux que cela amuse de se lancer (l'idée est juste de mettre des photos de soi enfant, pas d'écrire un roman-photo). 

 

13.03.2008

Un repas dans le noir

Dans le cadre des actions Handimanagement, une association de mon école propose des repas dans le noir, dont le but est de nous sensibiliser au quotidien des aveugles et malvoyants. Hier, j'ai donc tenté l'expérience avec deux amies. Les yeux bandés, nous avons passé une heure et demie à table, avec trois autres personnes que nous ne connaissions pas.  
 
Au début, c'est très perturbant, car il faut essayer de se repérer aux sons et nous n'y sommes pas du tout habitués. Une personne doit nous conduire à notre place, nous indiquer où se trouvent nos couverts, le pain, l'eau et le vin et il faut appeler quelqu'un pour se rendre aux toilettes. Petit à petit, on s'habitue, les conversations démarrent et on se rend compte qu'on ne sait pas forcément adapter notre volume sonore à nos interlocuteurs, car nous ne les voyons pas tendre l'oreille et on ne sait pas bien interpréter les silences : indifférence ou simplement pas entendu ? Sans parler de faire de l'humour, car il faut arriver à tout faire passer par les intonations de la voix, sans pouvoir nuancer par l'attitude. Pas évident, mais cela nous force à porter plus d'attention à ces petites choses.
Ensuite arrive l'entrée. Une simple salade de tomates avec un demi-avocat. Eh bien il nous a fallu un temps fou (difficile à estimer, car je ne pouvais pas voir ma montre) pour en venir à bout. Je m'en sortais plutôt bien jusqu'à ce que j'attrape mon avocat à la fourchette en pensant avoir affaire à une tranche de tomate... autant dire que je m'en suis mis plein la figure, surtout après m'être plantée en dosant la vinaigrette qui avait fini dans mon avocat et non sur la salade. Elégant donc, mais heureusement, je savais où j'avais mis ma serviette.
Deuxième épreuve : se servir de l'eau. Tout d'abord, mettre la main sur son verre, puis sur la bouteille d'eau et demander à la cantonade si la dernière personne à s'être servie se souvient où elle a posé la bouteille. Espérer que le bouchon soit revissé. Se demander comment verser l'eau sans en mettre partout, puis se dire qu'après tout, les personnes autour de nous ne nous voient pas et mettre franchement son doigt dans son verre pour juger le niveau. Cela ne fonctionne pas trop mal, donc en tirer une grande satisfaction. Puis se demander ensuite comment on fait pour se servir du thé bouillant...
C'est maintenant au tour du plat principal. On nous propose de nous indiquer ce qu'il y a dans notre assiette mais on préfère essayer de deviner. Je tombe d'abord sur des haricots verts, ouf, il semblerait que ce ne soit pas un plat en sauce. A côté, des coquillettes et même de la ratatouille. Enfin, je trouve le poisson pané. Je le trouve plutôt bon, avant de me rendre compte qu'il s'agit du même poisson qu'on nous sert au self et dont on se plaint généralement. C'est dingue comme les a priori dénaturent le goût d'un aliment... et il faut avouer que le fait de ne pas voir ce qu'on mange nous oblige à faire beaucoup plus attention à ce que l'on met dans sa bouche et finalement à apprécier plus finement les différentes saveurs. Par contre, c'est la vraie galère pour attraper toutes les coquillettes et chacun teste une technique pour y parvenir. En fait, comme on ne sait pas quelle quantité de nourriture il reste dans l'assiette, on se retrouve souvent avec des fourchettes vides, car on ne fait pas attention à son poids. Et puis il faut placer stratégiquement son poisson pour pouvoir le couper tranquillement, sans risquer de s'envoyer les coquillettes et la ratatouille sur les genoux. 
Nous sommes un peu plus habiles pour le fromage et le dessert (un Paris-Brest... pas si évident avec la crème et une fois un morceau coupé, il faut le retrouver et l'attraper), mais c'est probablement parce que nous nous sommes encore plus servis de nos mains, en plus de l'habitude.
 
Le dessert terminé, on nous autorise à retirer nos bandeaux et bien que l'intensité lumineuse soit faible, c'est très douloureux pour les yeux. Tout le monde voit flou pendant un moment, mais comme je suis myope, cela ne me change pas trop. Je découvre que la table est beaucoup plus petite que ce que je coyais et que je ne l'ai finalement pas trop salie et met un visage sur les voix de mes voisins. C'est marrant de se rendre compte de l'écart entre la réalité et ce qu'on s'était imaginé... non, une voix énergique et puissante ne va pas forcément avec un corps du même type.
Une personne aveugle était invitée au repas et nous a donné les astuces auxquelles ils ont recours pour s'en sortir. Comme on s'en doutait, il faut développer tous les autres sens, mais à un point que nous ne soupçonnions pas. En fait, je crois qu'on sous-utilise complètement l'ouïe, car c'est le sens le plus utilisé pour se servir un verre par exemple : l'écouter se remplir, en faisant attention au jet d'eau, et le faire en plusieurs étapes quand on ne s'est jamais servi du verre, en le soupesant. Nous avions tendance à mettre nos doigts dans la nourriture très souvent, car c'est ce qui nous paraissait le plus fiable et effectivement, je pense que je n'aurais pas été capable d'écouter mon verre.
 
Une expérience très intéressante, plutôt sympa à faire avec des amis, et qui nous fait prendre conscience de nos autres sens et voir les choses sous un autre angle. Ces repas sont proposés dans plusieurs villes par des associations (pas uniquement étudiantes), donc ceux que cela tente d'essayer devraient en avoir la possibilité.

10.03.2008

Tengo un sueño

Ojalá se realize...
 
Les aventures d'étudiants d'échange sont toujours longues et pleines de rebondissements, en témoignent les amis qui ont réussi à partir et les étrangers que je croise en TD, leurs galères pour déjouer les pièges du système scolaire et pour joindre les 2 bouts des crédits ECTS, leurs incompréhensions face à une autre langue et à tout le système administratif d'un nouveau pays. Mais toutes leurs découvertes compensent très largement ces tracas et leur enthousiasme, malgré quelques coups de blues, donne envie de voyager et de partir, loin.
 
C'est en octobre qu'a eu lieu la journée internationale, pour présenter les universités et les pays, quand l'école ou l'université se transforme en véritable agence de voyage, quand on se voit, des étoiles plein les yeux, passer un an en Australie, en Inde ou au Chili. Ensuite, viennent les choses sérieuses, le retour sur terre, quand on réalise que le nombre de places est limité, qu'il va falloir se battre à coups de notes et de classements et que certaines destinations sont inaccessibles. Le petit carnet répertoriant tous les documents à fournir, les démarches à effectuer et les délais à respecter en main, on réfléchit, on cherche le compromis entre le rêve auquel on s'accroche et les opportunités. Enfin, on se lance, les délais sont serrés et le dossier est toujours à remettre au moment le plus chargé de l'année, quand les basses considérations scolaires prennent le dessus. Certains se découragent et on espère secrètement qu'il n'y aura pas trop de candidats pour l'université qu'on aura finalement choisie. Puis vient l'attente, quand on se dit qu'on aurait pu être plus convaincant(e) à l'entretien de motivation, parce qu'on a oublié la petite phrase qu'on avait préparée et qui aurait pu faire mouche, et quand on trépigne d'impatience de connaître la réponse.
 
Pour ma part, je suis restée assez lucide. Bien sûr, j'aurais bien aimé partir en échange à Singapour ou à Toronto, mais l'un des objectifs de l'échange était au moins d'essayer de partir dans la même ville que mon copain. Cela me paraît franchement niais à écrire, mais cela fait déjà un an et demi qu'il est parti faire ses études à Paris, donc c'est une occasion de se retrouver dans une ville neutre, suffisamment longtemps pour savoir si l'on est capable de vivre ensemble. Bien entendu, il fallait trouver une destination qui nous convienne pour d'autres raisons, car mettre d'accord les administrations de 2 écoles différentes pour nous laisser partir au même endroit est assez tendu.
Notre choix s'est arrêté sur Madrid, une ville que nous ne connaissons ni l'un ni l'autre, une langue que nous ne maîtrisons pas vraiment (ma vraie LV2 est l'allemand) et pas d'attirance particulière avérée pour l'Espagne et sa culture. Un choix pragmatique car il s'agissait probablement de la destination la plus facile à obtenir dans notre cas (la concurrence pour les pays anglophones est rude et j'ai déjà donné en Angleterre) et finalement un bon choix car nous partirions à égalité, aussi ignorant l'un que l'autre.
 
Je sais depuis fin janvier que je suis autorisée à partir, ce qui a ensuite été confirmé par mes résultats de partiels. Cela fait donc depuis un mois et demi que je sais que je vais partir (sous réserve de réussir le 2e semestre bla bla bla), mais pas si je pars seule ou accompagnée. Je me suis donc bien gardée d'imaginer ce que pourrait être ma vie là-bas, où je pourrais habiter, ce que je pourrais visiter, ce qui est d'autant plus facile que je ne sais pas à quoi la ville ressemble, et j'ai mis ce projet sagement en veilleuse, en profitant calmement du présent. 
C'est pour cette raison que lorsqu'il m'a dit vendredi soir : "J'ai reçu un mail, j'ai une bonne nouvelle pour Madrid, j'ai mon échange et je peux partir dès le mois de septembre.", je n'ai pas vraiment pris la mesure de l'annonce. J'ai bien sûr répondu que c'était super, demandé des précisions et des confirmations, mais le message ne s'est pas imprimé dans mes certitudes, n'a pas brisé la coquille de protection que j'ai érigée pour ne pas être déçue. Parce qu'il y a toujours une chance que cela ne fonctionne pas et que je ne voudrais pas m'emballer trop vite.
 
Petit à petit, l'idée a fait son chemin pourtant. Quand ce week-end je l'ai vu chercher sur une carte où se situent nos 2 universités respectives, quand il m'a dit qu'il vaudrait mieux partir fin août ou début septembre pour trouver un logement, qu'il faudra choisir entre une colocation ou un appartement à deux... Ce glissement du conditionnel au futur et le voir planifier, alors que c'est toujours moi qui le fais d'habitude, ont ébranlé ma retenue. 
Mais je me suis autorisée à y croire vraiment lorsqu'il est parti hier soir, et que sur le quai de la gare, je me suis dit qu'à la fin de l'année scolaire, il était possible que cette scène ne se répète plus pendant plusieurs mois.
 
Depuis l'excitation du départ monte et je savoure.
 
748306479.jpg
 L'ours et l'arbousier

08.03.2008

On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui.

Le Télérama de cette semaine consacre sa une à un hommage à Pierre Desproges, décédé il y a bientôt 20 ans, mais dont l'humour grinçant et l'aisance littéraire font toujours mouche. Il aurait été intéressant d'avoir son avis sur les événements marquants de la fin du XXe siècle, mais ce qu'il nous a laissé vaut déjà son pesant de cacahuètes.
 
Mieux vaut rire d'Auschwitz avec un juif que jouer au Scrabble avec Klaus Barbie.
 
A Lyon, cette phrase a encore plus de sens.

 

Et Dieudonné peut aller se rhabiller avec ses blagues douteuses face à ça : 

 

Desproges - On me dit que des juifs...